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Anjou
(Ville)
Il est à noter que cette ville n'existe plus depuis le 1er janvier 2002. En effet, à cette date, les villes d'Anjou, de Baie-d'Urfé, de Beaconsfield, de Dollard-des-Ormeaux, de Hampstead, de Kirkland, de Lachine, de LaSalle, de L'Île-Bizard, de L'Île-Dorval, de Montréal, de Montréal-Est, de Montréal-Nord, de Montréal-Ouest, de Mont-Royal, d'Outremont, de Pierrefonds, de Pointe-Claire, de Roxboro, de Sainte-Anne-de-Bellevue, de Sainte-Geneviève, de Saint-Laurent, de Saint-Léonard, de Verdun et de Westmount, les cités de Côte-Saint-Luc et de Dorval ainsi que la municipalité du village de Senneville se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Montréal. L'appellation Anjou a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un arrondissement correspondant au territoire de l'ancienne ville du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville d'Anjou.
Souvent désignée sous le vocable Ville d'Anjou, cette entité municipale se situe au carrefour de l'autoroute Métropolitaine et de l'autoroute 25 dans le secteur nord-est de l'île de Montréal, entre Saint-Léonard et Montréal-Est. La ville est relativement récente puisqu'elle a été créée en 1956, par suite du changement de statut de la municipalité de la paroisse de Saint-Léonard-de-Port-Maurice, établie en 1916, mais dont l'origine paroissiale remonte à la fin du XIXe siècle. Anjou est caractérisée par l'omniprésence des espaces verts : parcs, arbres, promenades, haltes. On y trouve un important parc industriel dont les activités portent en particulier sur l'alimentation, le matériel de transport, les meubles, le textile.
Le toponyme Anjou fait allusion à une ancienne province de France, ayant Angers pour capitale, et qui s'est distinguée par le nombre important de pionniers de la Nouvelle-France qui en sont issus. Incidemment, tant les habitants de l'Anjou français que ceux de la ville québécoise sont identifiés collectivement par le gentilé Angevins, Angevines. Anjou est jumelée au Perreux-sur-Marne en France et à Sidi-Kacem au Maroc.
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Lachine
(Ville)
Il est à noter que cette ville n'existe plus depuis le 1er janvier 2002. En effet, à cette date, les villes de Lachine, d'Anjou, de Baie-d'Urfé, de Beaconsfield, de Dollard-des-Ormeaux, de Hampstead, de Kirkland, de LaSalle, de L'Île-Bizard, de L'Île-Dorval, de Montréal, de Montréal-Est, de Montréal-Nord, de Montréal-Ouest, de Mont-Royal, d'Outremont, de Pierrefonds, de Pointe-Claire, de Roxboro, de Sainte-Anne-de-Bellevue, de Sainte-Geneviève, de Saint-Laurent, de Saint-Léonard, de Verdun et de Westmount, les cités de Côte-Saint-Luc et de Dorval ainsi que la municipalité du village de Senneville se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Montréal.
L'appellation Lachine a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne ville du même nom.
Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Lachine.
À quelques kilomètres au sud-ouest de Montréal sur l'île du même nom, jouxtant les villes de Dorval, Saint-Laurent, Côte-Saint-Luc, Montréal-Ouest et LaSalle, dans la communauté urbaine de Montréal, sur le bord du lac Saint-Louis, on retrouve la ville ancienne de Lachine, dont les origines remontent aux débuts de la colonie. La notoriété lachinoise a été assurée dès 1669 alors que l'explorateur René-Robert Cavelier de La Salle, à la tête d'une expédition, part de cet endroit, alors dénommé « le fief de la côte Saint-Sulpice », territoire qui lui avait été concédé en 1667, pour aller aux nations sauvages et, surtout, pour découvrir le passage vers la mer du Sud et ultimement la Chine, au-delà du Saint-Laurent supérieur, de l'Outaouais et des Grands Lacs, compte tenu de la fascination qu'exerçait alors le Céleste Empire.
Lorsque l'expédition tourne court et qu'ils reviennent bredouilles, Cavelier de La Salle et ses compagnons sont affublés, par dérision, du nom de Chinois et l'on identifie l'endroit, à cette époque les terres comprises entre la côte des Argoulets et la pointe Claire, comme étant la Chine. Cette appellation sera adoptée lors de l'érection canonique de la paroisse des Saints-Anges-de-la-Chine en 1678 et, sous la forme agglutinée de Lachine, pour identifier le bureau de poste ouvert à cet endroit en 1829. Établie en 1848, la municipalité du village de Lachine obtient le statut de ville en 1872, modifié en celui de cité en 1909, pour redevenir une ville en 1980, non sans avoir entre-temps annexé la municipalité de la paroisse de Saint-Michel-de-Lachine (1845), la ville de Summerlea (1895), dont le nom provient de la traduction en anglais de l'expression pré d'été, en 1912, et la ville de Saint-Pierre, plus récemment, en 1999.
Le territoire lachinois, en raison de sa valeur stratégique, a été le site de plusieurs fortifications successives : fort Rémy, fort Rolland, fort de la Présentation (situé à Dorval actuellement) notamment. En outre, comme Lachine s'est établie à la hauteur des rapides du sault Saint-Louis, désignés ultérieurement comme étant les rapides de Lachine, son site constituait un important lieu pour la traite, en raison du transbordement obligatoire. Il en subsiste quelques vestiges patrimoniaux.
Un événement et une construction majeurs ont marqué l'histoire lachinoise : le fameux massacre de Lachine en 1689, alors que plus de 1 500 guerriers amérindiens, des Iroquois pour la plupart, tuent et martyrisent, selon la tradition, 200 colons et en capturent une centaine – en réalité, autour de 25 morts et 67 prisonniers –, ainsi que la construction du canal de Lachine, voie maritime reliant Montréal au lac Saint-Louis, dont l'idée avait déjà germé dans l'esprit des Sulpiciens en 1670 et que la triste action de 1689 a contrecarrée, et qui sera ouvert à la navigation en 1825. Long de 14 km, le canal de Lachine a favorisé le développement économique de Montréal jusqu'à l'ouverture de la voie maritime du Saint-Laurent en 1959.
L'ancienneté des lieux a sans doute inspiré le surnom de Cité des pionniers attribué à Lachine. Les industries reliées à la métallurgie, à la chimie et aux textiles caractérisent l'économie lachinoise. Avec le mouvement de jumelage, Lachine a tissé des liens d'amitié avec Brandon au Manitoba et Holon en Israël. Voir : Saint-Pierre (secteur).
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LaSalle
(Ville)
Il est à noter que cette ville n'existe plus depuis le 1er janvier 2002. En effet, à cette date, les villes de LaSalle, d'Anjou, de Baie-d'Urfé, de Beaconsfield, de Dollard-des-Ormeaux, de Hampstead, de Kirkland, de Lachine, de L'Île-Bizard, de L'Île-Dorval, de Montréal, de Montréal-Est, de Montréal-Nord, de Montréal-Ouest, de Mont-Royal, d'Outremont, de Pierrefonds, de Pointe-Claire, de Roxboro, de Sainte-Anne-de-Bellevue, de Sainte-Geneviève, de Saint-Laurent, de Saint-Léonard, de Verdun et de Westmount, les cités de Côte-Saint-Luc et de Dorval ainsi que la municipalité du village de Senneville se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Montréal. L'appellation LaSalle identifie maintenant un arrondissement correspondant au territoire de l'ancienne ville de LaSalle. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire cette ancienne ville.
LaSalle constitue l'un des endroits habités les plus riches de la province du point de vue historique. En effet, dès la fin du XVIIe siècle, les lieux étaient peuplés, probablement en raison de la position géographique du territoire, en bordure du Saint-Laurent, en aval des rapides de Lachine près de Montréal, entouré d'îlots habités comme le coteau Saint-Pierre (Saint-Pierre aujourd'hui) et la côte des Argoulets qui allait devenir Verdun au XIXe siècle. La proximité de l'agglomération lachinoise explique que la ville a d'abord été établie comme municipalité de la paroisse des Saints-Anges-de-Lachine en 1855, nom repris de la paroisse érigée en 1678 et reconnue civilement en 1722. Elle avait toutefois été précédée de la municipalité de la paroisse de Saint-Michel-de-Lachine créée dix ans plus tôt, abolie en 1847 et rattachée à la municipalité du comté de Montréal. Il faudra attendre 1912 pour que la localité reçoive son nom actuel ainsi que le statut de ville, modifié en 1958 pour celui de cité et restitué en 1981 à la faveur d'une opération de correction linguistique, le terme cité constituant une impropriété lorsqu'il qualifie une agglomération urbaine non fortifiée ou qu'il est employé dans un contexte administratif; il ne peut servir non plus à désigner une localité du seul fait de la taille de sa population par rapport à une catégorie de localités moins populeuses.
Les LaSallois doivent leur gentilé à René-Robert Cavelier de La Salle (1643-1687), célèbre explorateur français et premier seigneur de Lachine.
Des industries qui ressortissent aux domaines de la chimie, de l'alimentation et de la construction mécanique alimentent l'économie de LaSalle.
Notice biographique
René-Robert Cavelier de La Salle (Rouen, France, 1643 – Texas, États-Unis, 1687) est un explorateur, commerçant de fourrures et seigneur français. Issu d'une riche famille marchande, il étudie chez les Jésuites, puis prononce ses vœux en 1660. Or, la vie de religieux ne convenant pas à son esprit aventureux, Cavelier de La Salle quitte les ordres en 1667 et s'embarque pour Montréal, où son frère aîné, le prêtre sulpicien Jean Cavelier (1636-1722), exerce son ministère. Les Sulpiciens lui concèdent aussitôt une seigneurie au sud-ouest de l'île de Montréal, mais, guidé par l'ambition de découvrir un passage vers la Chine, Cavelier de La Salle s'improvise explorateur et vend sa seigneurie afin de financer son expédition. L'échec de cette entreprise aurait mené les habitants de son ancien domaine à nommer dérisoirement ce territoire La Chine.
Or, en 1672, l'arrivée de Louis de Buade de Frontenac (1622-1698) dans la colonie change le destin de Cavelier de La Salle. Se liant rapidement d'amitié avec le nouveau gouverneur, l'explorateur fonde en son nom le fort Cataracoui – bientôt rebaptisé Fort Frontenac – à l'emplacement actuel de Kingston, en Ontario. Grâce au patronage de Frontenac, Cavelier de La Salle réussit, lors d'un voyage en France en 1674-1675, à obtenir ce fort comme fief et ses lettres de noblesse. Puis, il se voit confier la mission d'explorer les territoires de l'ouest de l'Amérique du Nord compris entre la Nouvelle-France et le Mexique. À compter de 1678, Cavelier de La Salle et Henri de Tonti (1649-1704), son fidèle lieutenant, nouent de nouvelles alliances avec les peuples autochtones et établissent une chaîne de postes de traite dans la région des Grands Lacs, permettant à la France d'étendre son réseau de commerce des fourrures. Persévérant malgré les conditions climatiques difficiles, les désertions et les conflits occasionnels avec les Autochtones, Cavelier de La Salle réalise enfin, en 1682, son objectif d'atteindre l'embouchure du fleuve Mississippi, dans le golfe du Mexique. Le 9 avril, il prend possession de la vaste région du bassin du Mississippi au nom du roi de France, Louis XIV (1638-1715), et la nomme Louisiane.
En 1684, Cavelier de La Salle convainc le roi de lui confier le commandement d'une expédition visant à établir une colonie dans le delta du Mississippi, laquelle servirait de tremplin pour la conquête de la riche Nouvelle-Espagne. La flotte de Cavelier de La Salle doit atteindre l'embouchure du Mississippi par le golfe du Mexique, mais des erreurs de navigation la conduisent plutôt près de la baie de Matagorda, au Texas. Cavelier de La Salle, tentant tout de même d'y établir une colonie, fonde le fort Saint-Louis. Toutefois, les épreuves s'enchaînent et la majorité des quelque 300 membres de l'expédition meurt ou déserte. Incapable de retrouver le Mississippi, Cavelier de la Salle part chercher des renforts en Nouvelle-France. Or, bien avant de s'y rendre, il est assassiné par des mutins le 19 mars 1687, près de l'actuelle ville de Navasota, au Texas. Si cette fin tragique consolide son image de héros romantique dans la conscience des auteurs québécois et américains du XIXe siècle, la plupart des études contemporaines dressent un bilan plus nuancé de la carrière de Cavelier de La Salle.
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L'Île-Bizard
(Ville)
Il est à noter que cette ville n'existe plus depuis le 1er janvier 2002. En effet, à cette date, les villes de L'Île-Bizard, d'Anjou, de Baie-d'Urfé, de Beaconsfield, de Dollard-des-Ormeaux, de Hampstead, de Kirkland, de Lachine, de LaSalle, de L'Île-Dorval, de Montréal, de Montréal-Est, de Montréal-Nord, de Montréal-Ouest, de Mont-Royal, d'Outremont, de Pierrefonds, de Pointe-Claire, de Roxboro, de Sainte-Anne-de-Bellevue, de Sainte-Geneviève, de Saint-Laurent, de Saint-Léonard, de Verdun et de Westmount, les cités de Côte-Saint-Luc et de Dorval ainsi que la municipalité du village de Senneville se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Montréal. L'appellation L'Île-Bizard a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne ville du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de L'Île-Bizard.
Les nouveaux nom et statut de la ville de L'Île-Bizard, depuis le 22 mars 1995, ont remplacé ceux de l'ancienne municipalité de la paroisse de Saint-Raphaël-de-l'Île-Bizard. Cette composante de la communauté urbaine de Montréal occupe toute l'étendue de l'île Bizard, située à l'ouest de l'île de Montréal, dans la rivière des Prairies, à l'extrémité nord-est du lac des Deux Montagnes, en face de la municipalité du village de Pointe-Calumet. Pierrefonds et Sainte-Geneviève avoisinent cette entité. La colonisation des lieux s'effectuera entre 1735 et 1840, alors que l'organisation paroissiale et municipale interviendra entre 1840 et 1860. La paroisse de Saint-Raphaël-en-l'Île-Bizard sera canoniquement érigée en 1839 et civilement reconnue l'année suivante sous l'appellation de Saint-Raphaël-de-l'Isle-Bizard. Sur le plan municipal, Saint-Raphaël voit le jour en 1845, fait l'objet d'une abolition en 1847 pour devenir partie de la municipalité du comté du Lac-des-Deux-Montagnes, avant d'être rétablie en 1855 comme Saint-Raphaël-de-l'Isle-Bizard, dénomination tirée de celle de la paroisse. L'usage modifiera ultérieurement la graphie ancienne isle en celle qui a cours à l'époque moderne.
L'appellation L'Île-Bizard évoque le premier seigneur, en 1678, le major Jacques Bizard (1642-1692). Le constituant hagionymique du nom d'origine aurait été suggéré par Denis-Benjamin Viger, qui héritera de la seigneurie de l'Île-Bizard en 1842, en rappel de ses études effectuées au collège Saint-Raphaël, situé dans l'ancien château de Vaudreuil. Celui-ci a par ailleurs fait don à la paroisse, en 1847, d'un tableau de l'archange Raphaël qui se révèle à Tobie père et fils.
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Montréal-Nord
(Ville)
Il est à noter que cette ville n'existe plus depuis le 1er janvier 2002. En effet, à cette date, les villes de Montréal-Nord, d'Anjou, de Baie-d'Urfé, de Beaconsfield, de Dollard-des-Ormeaux, de Hampstead, de Kirkland, de Lachine, de LaSalle, de L'Île-Bizard, de L'Île-Dorval, de Montréal, de Montréal-Est, de Montréal-Ouest, de Mont-Royal, d'Outremont, de Pierrefonds, de Pointe-Claire, de Roxboro, de Sainte-Anne-de-Bellevue, de Sainte-Geneviève, de Saint-Laurent, de Saint-Léonard, de Verdun et de Westmount, les cités de Côte-Saint-Luc et de Dorval ainsi que la municipalité du village de Senneville se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Montréal. L'appellation Montréal-Nord a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un arrondissement correspondant au territoire de l'ancienne ville du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Montréal-Nord. Originellement, en 1845, puis en 1855, ce territoire avait été érigé en municipalité de paroisse sous le nom de Sault-au-Récollet, en souvenir du père Nicolas Viel, un récollet qui, en 1625, s'est noyé au dernier saut ou chute de la rivière des Prairies, tout près de l'église, en compagnie de son fidèle néophyte Ahuntsic, récemment converti, qui a subi le même sort. En 1915, une partie de cette localité, habitée depuis le XVIIe siècle, obtenait le statut de ville et prenait le nom de Montréal-Nord, en raison de sa position géographique au nord-ouest de l'île de Montréal. Située en bordure de la rivière des Prairies, elle est bornée au sud-est par la ville de Saint-Léonard. Il s'agit de la dernière « paroisse » de l'ensemble du Sault-au-Récollet à s'incorporer en ville. Cet ensemble comprenait, en plus de Montréal-Nord et de l'actuel quartier d'Ahuntsic, les villes de Saint-Michel, Saint-Léonard et Anjou. En 1967, on a localement avancé le projet de modifier cette dénomination estimée peu originale et fort banale sur le plan de l'histoire. À cette occasion, les propositions de Bourget, en l'honneur de monseigneur Bourget, deuxième évêque de Montréal, et de La Dauversière, pour marquer l'importance de l'un des fondateurs de Ville-Marie (Montréal), Jérôme Le Royer de La Dauversière, furent mises de l'avant, sans toutefois que par la suite une décision ferme n'ait été prise. Au bord de la faillite au sortir de la Dépression (1929), Montréal-Nord connaît par ailleurs, la tutelle gouvernementale de 1921 à... 1958! Les Nord-Montréalais habitent l'une des municipalités urbaines les plus populeuses de la province, celle-ci occupant le cinquième rang.
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Outremont
(Ville)
Il est à noter que cette ville n'existe plus depuis le 1er janvier 2002 avec la création de la nouvelle ville de Montréal. L'appellation Outremont a toutefois été préservée; elle identifie maintenant un arrondissement correspondant au territoire de l'ancienne ville du même nom. Cette ville devait sa dénomination à sa situation géographique au-delà du mont Royal. La graphie Outre-Mont est d'ailleurs relevée dans l'acte d'érection de la municipalité du village en 1875. L'appellation en un seul mot Outremont existe toutefois à l'époque de la constitution de la municipalité; en effet, les Le Bouthillier, une famille locale, identifiait leur demeure sous l'appellation Outremont.. La municipalité du village devait accéder aussi tôt qu'en 1895 au statut de ville. Le milieu de vie des Outremontais est caractérisé par le très grand nombre d'arbres qu'on y retrouve et le soin particulier dont on les entoure, en dépit d'une forte urbanisation de ce territoire résidentiel. D'ailleurs, lors du centenaire célébré en 1975, le symbole des fêtes adopté était précisément un arbre, consacrant ainsi l'importance de ce végétal pour la communauté outremontaise. Partie intégrante de la ville de Montréal, Outremont jouxte la ville de Mont-Royal dans la partie centrale de l'île de Montréal. L'ancienne ville d'Outremont avait conclu des accords de jumelage avec Le Vésinet, l'une des coquettes municipalités de la banlieue de Paris et Oakwood aux États-Unis. À noter que le bureau de poste local porte le nom Outremont depuis 1886.
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Pierrefonds
(Ville)
Il est à noter que cette ville n'existe plus depuis le 1er janvier 2002. En effet, à cette date, les villes de Pierrefonds, d'Anjou, de Baie-d'Urfé, de Beaconsfield, de Dollard-des-Ormeaux, de Hampstead, de Kirkland, de Lachine, de LaSalle, de L'Île-Bizard, de L'Île-Dorval, de Montréal, de Montréal-Est, de Montréal-Nord, de Montréal-Ouest, de Mont-Royal, d'Outremont, de Pointe-Claire, de Roxboro, de Sainte-Anne-de-Bellevue, de Sainte-Geneviève, de Saint-Laurent, de Saint-Léonard, de Verdun et de Westmount, les cités de Côte-Saint-Luc et de Dorval ainsi que la municipalité du village de Senneville se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Montréal. L'appellation Pierrefonds a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne ville du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Pierrefonds. Le nom de Sainte-Geneviève, attribué à une municipalité de paroisse érigée d'abord en 1845, abolie en 1847 et rétablie en 1855 sur les bords de la rivière des Prairies, dans le sud-ouest de l'île de Montréal, à la hauteur de l'île Bizard et à proximité de Pointe-Claire et Kirkland plus au sud, apparaît dans le paysage montréalais en 1741 avec la création de la paroisse de Sainte-Geneviève dont l'érection canonique ne surviendra qu'en 1834. La municipalité prendra le nom de Pierrefonds en 1958, à l'occasion de la modification de son statut en celui de ville. Les Pétrifontains sont redevables de leur dénomination collective au notaire Joseph-Adolphe Chauret (Montréal, 1854 ‑ Montréal, 1918), député et conseiller législatif qui a contribué à la fondation de Sainte-Geneviève-de-Pierrefonds. Celui-ci a exercé sa profession à Sainte-Geneviève dont il a été secrétaire-trésorier de 1880 à 1904. Député de Jacques-Cartier à l'Assemblée législative de 1897 à 1908, il se fait construire, en 1902, un château qu'il baptise Pierrefonds, dont l'architecture lui avait été inspirée par une gravure du château de Pierrefonds, près de Compiègne dans l'Oise, en France; ce nom devait être retenu par la suite pour identifier la municipalité de village de 1904, devenue la ville de Sainte-Geneviève en 1959. Le château de Pierrefonds, entièrement reconstitué pour Napoléon III par Viollet-le-Duc au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, eut une certaine célébrité à l'époque, d'où la prolifération de cartes postales et de gravures le représentant. Pierrefonds a tissé des liens amicaux avec la ville du même nom en France et Richmond en Colombie-Britannique.
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Roxboro
(Ville)
Il est à noter que cette ville n'existe plus depuis le 1er janvier 2002. En effet, à cette date les villes de Roxboro, d'Anjou, de Baie-d'Urfé, de Beaconsfield, de Dollard-des-Ormeaux, de Hampstead, de Kirkland, de Lachine, de LaSalle, de L'Île-Bizard, de L'Île-Dorval, de Montréal, de Montréal-Est, de Montréal-Nord, de Montréal-Ouest, de Mont-Royal, d'Outremont, de Pierrefonds, de Pointe-Claire, de Sainte-Anne-de-Bellevue, de Sainte-Geneviève, de Saint-Laurent, de Saint-Léonard, de Verdun et de Westmount, les cités de Côte-Saint-Luc et de Dorval ainsi que la municipalité du village de Senneville se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Montréal. L'appellation Roxboro a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne ville du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Roxboro. Au nord de Dollard-des-Ormeaux, près de Pierrefonds, à une quinzaine de kilomètres à l'ouest de Montréal et dans la partie ouest de l'île de Montréal, on retrouve la petite ville de Roxboro. Celle-ci a été érigée en 1914 sur un territoire détaché de l'ancienne municipalité de la paroisse de Sainte-Geneviève-de-Pierrefonds, sur le bord de la rivière des Prairies. On se perd en conjectures sur le motif d'attribution de la dénomination de cette municipalité de la communauté urbaine de Montréal. Certains ont avancé qu'elle reprendrait celle d'une ville homonyme d'Angleterre. D'autres estiment qu'on aurait adopté le nom d'une ferme sise dans les limites de la ville et qui aurait anciennement appartenu à un vieux colonel. L'explication la plus intéressante et la plus plausible veut qu'elle provienne de rocks, rochers, pierres et de borough, bourg, agglomération. Cette interprétation repose sur le fait que plusieurs habitants travaillaient, à l'époque de la création de la ville, au creusement d'un tunnel pour le chemin de fer, sous le mont Royal. L'existence d'une carrière de calcaire sur le territoire de Roxboro, anciennement signalée par certaines sources, pourrait contribuer également à résoudre l'énigme dénominative. On peut, d'autre part, relever de nombreux toponymes, en Angleterre et aux États-Unis, du type Roxton, Roxburgh, Roxborough, Roxham... Enfin, peut-être Pierrefonds, dans une optique de traduction, a-t-il pu inspirer Roxboro, où Rox a valeur de rocks et se situe dans la tradition toponymique écossaise.
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Sainte-Geneviève
(Ville)
Il est à noter que cette ville n'existe plus depuis le 1er janvier 2002. En effet, à cette date, les villes de Sainte-Geneviève, d'Anjou, de Baie-d'Urfé, de Beaconsfield, de Dollard-des-Ormeaux, de Hampstead, de Kirkland, de Lachine, de LaSalle, de L'Île-Bizard, de L'Île-Dorval, de Montréal, de Montréal-Est, de Montréal-Nord, de Montréal-Ouest, de Mont-Royal, d'Outremont, de Pierrefonds, de Pointe-Claire, de Roxboro, de Sainte-Anne-de-Bellevue, de Saint-Laurent, de Saint-Léonard, de Verdun et de Westmount, les cités de Côte-Saint-Luc et de Dorval ainsi que la municipalité du village de Senneville se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Montréal. L'appellation Sainte-Geneviève a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne ville du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Sainte-Geneviève. Occupant un minuscule territoire d'à peine plus de 1 km², dans la partie ouest de la communauté urbaine de Montréal, à proximité de Pierrefonds et de Saint-Raphaël-de-l'Île-Bizard, la ville de Sainte-Geneviève s'étend sur la rive sud de la rivière des Prairies. Anciennement connu comme la Côte-Sainte-Geneviève depuis au moins 1717 alors que les prêtres de Saint-Sulpice, seigneurs de l'île de Montréal y concédaient des terres, l'appellation coiffant une partie de la paroisse de Sainte-Geneviève, l'endroit a été fondé en 1741 comme paroisse détachée du territoire de Saint-Joachim-de-la-Pointe-Claire et érigée canoniquement en 1834 et civilement en 1843. Les actes d'érection parlent du « premier rang ou la concession de Sainte-Geneviève » ainsi que de la « côte Sainte-Geneviève ». L'histoire génovéfaine (du latin genovefana, relative à Geneviève) débute, sur le plan municipal, en 1860 avec l'érection de la municipalité du village de Sainte-Geneviève, détachée de celle de la paroisse créée en 1845, qui sera scindée, en 1904, en deux entités municipales distinctes (municipalité du village de Sainte-Geneviève-de-Pierrefonds et municipalité du village de Sainte-Geneviève), sous l'impulsion du notaire Joseph-Adolphe Chauret (1854-1918), député et conseiller législatif. Ce dernier s'était fait construire une résidence, en 1902, baptisée Château Pierrefonds, nom inspiré par une gravure d'un château ainsi identifié dans l'Oise, en France. En 1935, la municipalité du village de Sainte-Geneviève est annexée à celle de Sainte-Geneviève-de-Pierrefonds, devenue depuis 1959 la ville de Sainte-Geneviève. Cet hagionyme célèbre la mémoire d'une vierge chrétienne née vers 422 et morte à Paris en 502, qui joue un rôle déterminant lorsqu'Attila, roi des Huns, arrive à Troyes (451), l'empêchant de parvenir à Paris – alors dénommée Lutèce - - grâce à ses prières. Plus tard, elle sauve Paris contre les Francs en procurant du ravitaillement aux assiégés, ce qui lui vaut le titre de patronne de Paris. Le quartier de la colline, dite Montagne Sainte-Geneviève à Paris, dominée par le Panthéon, rappelle également son souvenir.
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Saint-Laurent
(Ville)
Il est à noter que cette ville n'existe plus depuis le 1er janvier 2002. En effet, à cette date, les villes de Saint-Laurent, d'Anjou, de Baie-d'Urfé, de Beaconsfield, de Dollard-des-Ormeaux, de Hampstead, de Kirkland, de Lachine, de LaSalle, de L'Île-Bizard, de L'Île-Dorval, de Montréal, de Montréal-Est, de Montréal-Nord, de Montréal-Ouest, de Mont-Royal, d'Outremont, de Pierrefonds, de Pointe-Claire, de Roxboro, de Sainte-Anne-de-Bellevue, de Sainte-Geneviève, de Saint-Léonard, de Verdun et de Westmount, les cités de Côte-Saint-Luc et de Dorval ainsi que la municipalité du village de Senneville se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Montréal. L'apppellation Saint-Laurent a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un arrondissement correspondant au territoire de l'ancienne ville du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Saint-Laurent. Cette municipalité occupe le centre géographique de l'île de Montréal, au nord de Dorval et à l'est de Pierrefonds. Partie intégrante de la communauté urbaine de Montréal, elle constitue la deuxième municipalité industrielle en importance au Québec, avec ses quelque 400 industries manufacturières. Saint-Laurent demeure également un centre de renom de haute technologie. Berceau des centres commerciaux du Canada, on y ouvrait, en 1948, le centre commercial Norgate. En 1687, Dollier de Casson, supérieur du Séminaire Saint-Sulpice, cède une terre à Paul, Louis et Michel Descaries, fils de Jean, défricheur de l'île de Montréal. Ceux-ci s'installent le long de la Côte-Saint-Michel et sont rejoints, en 1700, par dix-neuf autres colons. Les lieux prennent alors le nom de Côte-Saint-Laurent. Bientôt, une paroisse est fondée avec l'ouverture des registres en 1720, mais elle ne dispose pas d'un décret officiel d'érection. Son statut provient de l'Arrêt du Conseil d'État du Roi du 3 mars 1722. Elle donnera naissance aux municipalités de Cartierville (1906), Mont-Royal (1912), Bordeaux (1912) et Saraguay (1914). Elle tire son appellation du diacre Laurent, martyrisé à Rome en 258 sous l'empereur Valérien qui le fit brûler sur un gril. Sans doute la proximité du fleuve a-t-elle exercé quelque influence sur le choix de ce nom. La municipalité de la paroisse de Saint-Laurent, créée en 1845, est abolie en 1847 et rétablie en 1855. En 1954, elle est annexée en partie à la ville de Saint-Laurent et en partie à celle de Côte-Saint-Luc. La ville pour sa part, érigée en 1893, annexera en 1964 la municipalité de la paroisse de Notre-Dame-de-Liesse. Agricole à ses débuts, cette localité verra son développement industriel s'implanté dès 1860 avec la mise en marche de l'exploitation de la pierre des carrières, sur une période d'un siècle, celle-ci ayant notamment servi à la construction de la gare Centrale et de pistes de l'aéroport de Dorval (dans les années 1940). Véritable mosaïque ethnique, Saint-Laurent compte une population provenant de tous les continents et parlant plusieurs langues, ce qui constitue une richesse culturelle non négligeable. Jadis on surnommait les Laurentiens Dos-Blancs, car les Montréalais, du haut du mont Royal, ne voyait que le dos blanc des cultivateurs de Saint-Laurent recouverts d'une peau de mouton et penchés sur leurs champs. Il convient de signaler le fameux collège Saint-Laurent, à l'origine des Compagnons de Saint-Laurent, troupe de théâtre avec laquelle maints artistes montréalais ont fait leurs débuts sous la direction du père Émile Legault. Saint-Laurent a conclu un accord de jumelage avec Lethbridge en Alberta.
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Saint-Léonard
(Ville)
Il est à noter que cette ville n'existe plus depuis le 1er janvier 2002. En effet, à cette date, les villes de Saint-Léonard, d'Anjou, de Baie-d'Urfé, de Beaconsfield, de Dollard-des-Ormeaux, de Hampstead, de Kirkland, de Lachine, de LaSalle, de L'Île-Bizard, de L'Île-Dorval, de Montréal, de Montréal-Est, de Montréal-Nord, de Montréal-Ouest, de Mont-Royal, d'Outremont, de Pierrefonds, de Pointe-Claire, de Roxboro, de Sainte-Anne-de-Bellevue, de Sainte-Geneviève, de Saint-Laurent, de Verdun et de Westmount, les cités de Côte-Saint-Luc et de Dorval ainsi que la municipalité du village de Senneville se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Montréal. L'appellation Saint-Léonard a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un arrondissement correspondant au territoire de l'ancienne ville du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Saint-Léonard. Bornée à l'ouest par Montréal-Nord et au nord par Anjou, cette ville de la communauté urbaine de Montréal occupe un territoire de forme relativement carrée de 13 km² dans le secteur nord-est de l'île de Montréal. La première attestation relevée pour ce nom, sous la forme Côte Saint-Léonard, remonte à 1706. Les Sulpiciens, propriétaires de la seigneurie, y concèdent des terres en 1707 et en 1714. Lentement l'endroit se développe de telle sorte qu'au début des années 1880 les habitants demandent et obtiennent l'érection d'une paroisse sous la dénomination de Saint-Léonard-de-Port-Maurice en 1885, détachée des paroisses du Sault-au-Récollet et de Longue-Pointe. Ce nom sera retenu pour identifier la municipalité de paroisse créée en 1886 ainsi que le bureau de poste ouvert en 1887 et en activité jusqu'en 1959. Par la suite, la municipalité accède au statut de ville en 1915 et voit sa dénomination abrégée en Saint-Léonard en 1962. La canonisation de saint Léonard de Port-Maurice (1676-1751) en 1867 a peut-être incité les autorités ecclésiastiques d'alors à retenir son patronyme. On peut croire également que l'on a voulu honorer Léonard Chaigneau (1663-1711), sulpicien qui arrive au Canada en 1688. Desservant de Pointe-aux-Trembles (1699-1702), il a pu inciter plusieurs pionniers à s'installer à la Côte-Saint-Léonard. Saint-Léonard a vu, par le passé, sa population croître de façon exceptionnelle : de 5 000 habitants en 1960, on est passé à plus de 77 000 âmes en 1992. Dynamisme aussi du côté culturel, économique, social et industriel (parc industriel de plus de 300 industries), le caractère multi-ethnique de la population (Polonais, Portugais, Haïtiens, Italiens...) est souligné par la présence d'une quinzaine d'ethnies dont les Italiens qui représentent 40 % de la population léonardoise. Dans le parc Pie-XII, on peut visiter la caverne de Saint-Léonard, de dimensions assez remarquables et qui permet, fait exceptionnel, la pratique de la spéléologie en pleine ville. Voir : Saint-Léonard-de-Portneuf (municipalité).
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Verdun
(Ville)
Il est à noter que cette ville n'existe plus depuis le 1er janvier 2002. En effet, à cette date, les villes de Verdun, d'Anjou, de Baie-d'Urfé, de Beaconsfield, de Dollard-des-Ormeaux, de Hampstead, de Kirkland, de Lachine, de LaSalle, de L'Île-Bizard, de L'Île-Dorval, de Montréal, de Montréal-Est, de Montréal-Nord, de Montréal-Ouest, de Mont-Royal, d'Outremont, de Pierrefonds, de Pointe-Claire, de Roxboro, de Sainte-Anne-de-Bellevue, de Sainte-Geneviève, de Saint-Laurent, de Saint-Léonard et de Westmount, les cités de Côte-Saint-Luc et de Dorval ainsi que la municipalité du village de Senneville se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Montréal. L'appelaltion Verdun a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un arrondissement correspondant au territoire de l'ancienne ville du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Verdun. Située dans la partie sud de l'île de Montréal, cette ville de la communauté urbaine de Montréal jouxte LaSalle, plus au sud-ouest, ainsi que le territoire même de la métropole, à quelques kilomètres au sud de Westmount. L'étendue territoriale aujourd'hui couverte par Verdun a connu, au fil des ans, plusieurs transformations dénominatives, tributaires du fait que l'endroit est presque aussi ancien que Montréal puisque des terres y étaient concédées dès 1660. D'abord connus comme Côte-des-Argoulets (1665-1669), les lieux évoquaient des soldats d'une bravoure peu commune, chargés de défendre des palissades construites pour se protéger des Iroquois du côté des rapides du sault Saint-Louis. On reprenait ainsi le terme identifiant des arquebusiers du XVIe siècle, renommés pour leur efficacité de francs-tireurs. Par la suite, on connaîtra l'endroit comme Côte-du-Sault-Saint-Louis, puis Côte-de-Verdun. Il est établi que Verdun, qui apparaît en 1662, rappelle Saverdun, – à ne pas confondre avec la ville de Verdun, dans le département français de la Meuse –, une petite localité de France, située à 15 km au nord de Pamiers dans l'Ariège, d'où Zacharie Dupuy (1608 ou 1610-1676), parfois appelé sieur de Verdun, est originaire. Cet argoulet, qui deviendra major de Montréal en 1662, reçoit, en 1671, un terrain de 320 arpents au pied des rapides de Lachine et qu'il baptise comme le camp ou le fief de Verdun, version abrégée du nom de sa patrie. Dans les documents de l'époque, on trouve les formes fief et arrière-fief (de) Verdun. Au recensement de 1681, Pierre Cavelier et Olivier Quesnel y déclarent posséder chacun une vache! En 1830, on parlera de Rivière-Saint-Pierre, dénomination retenue pour identifier la municipalité de village créée en 1875, qui reçoit son nom actuel dès l'année suivante et son statut de ville en 1907. Détachée de Saint-Paul, la paroisse de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs-de-Verdun fera l'objet d'une érection canonique en 1899, année où la Verdun United Church et la Chalmers United Church étaient établies au service de la communauté anglaise verdunoise, précédées, en 1897, de la St. Clemens Belcher Memorial. L'économie locale demeure intimement liée à celle de Montréal où œuvrent une bonne proportion de Verdunois qui habitent une ville résidentielle et industrielle. Verdun a conclu un accord de jumelage avec West Vancouver en Colombie-Britannique.