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Commission de toponymie

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Saint-André-d'Argenteuil
Saint-André-d'Argenteuil

Origine et signification En décembre 1999, la municipalité du village de Saint-André-Est, la municipalité du village de Carillon et la municipalité de la paroisse de Saint-André-d'Argenteuil se regroupaient pour constituer la nouvelle municipalité de Saint-André–Carillon; cette dernière prendra le nom de Saint-André-d'Argenteuil, en 2000. Au sud de Lachute, en face de Pointe-Fortune, la municipalité de Saint-André-d'Argenteuil profite de la proximité du lac des Deux Montagnes et de Mirabel, plus à l'est. L'inclusion de ce territoire dans la seigneurie d'Argenteuil, concédée par le gouverneur Frontenac, en 1682, à Charles-Joseph d'Ailleboust Des Muceaux, justifie, en partie, la dénomination qui lui a été attribuée. Vers 1800, des colons d'origine écossaise s'installent au confluent de la rivière du Nord et de la rivière Rouge près de la rivière des Outaouais. La municipalité de paroisse érigée en 1855 portait le nom de Saint-André, bien que l'usage ait toujours retenu la forme Saint-André-d'Argenteuil. Cependant, celle-ci prenait la relève de la municipalité d'Argenteuil, créée en 1845 et abolie deux ans plus tard. Saint-André, qui provient de la traduction française de l'appellation de la paroisse protestante fondée en 1822 et érigée canoniquement en 1830, St. Andrews, souligne que les premiers colons d'origine écossaise ont voulu adopter le patronyme de leur patron national. Par ailleurs, l'église de la Christ Church avait été bâtie entre 1819 et 1821, puis consacrée en 1829. Au XIXe siècle, l'industrie du bois était très active dans cette section des Laurentides et il faut souligner que la première usine à papier du Canada a été construite sur ce territoire en 1803! L'histoire de l'ancienne municipalité du village de Saint-André-Est débute en 1958, son territoire étant détaché de celui de la municipalité de la paroisse de Saint-André-d'Argenteuil; sa dénomination provient de celle du bureau de poste, créé en 1819 sous la dénomination anglaise de St. Andrews East, francisée en 1978, et de la station du chemin de fer autour de laquelle le village s'est constitué. Notons que sir John Joseph Caldwell Abbott (1821-1893), premier ministre du Canada de 1891 à 1892, est né dans l'ancienne municipalité du village de Saint-André-Est. La Municipalité du village de Carillon, quant à elle, existait depuis 1887. L'officier du régiment de Carignan Philippe Carion (Carrion), sieur Dufresnoy, est à l'origine de la désignation, puisqu'il a obtenu la concession d'un arrière-fief dans la seigneurie de l'Île-de-Montréal de la part de Dollier de Casson et qu'il y aurait établi un poste de traite. Voir : Argenteuil, Circonscription électorale d'; Carillon (village); Saint-André-Est (village).

Sources

Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 2001-01-25

Spécifique Saint-André-d'Argenteuil

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Municipalité

Région administrative Laurentides

Municipalité régionale de comté (MRC) Argenteuil

Municipalité Saint-André-d'Argenteuil (Municipalité)

Code géographique de la municipalité 76008

Latitude               Longitude (coord. sexagésimales) 45° 34' 00" -74° 20' 00"

Latitude               Longitude (coord. décimales) 45.56667 -74.33334

Carte topographique 1/50 000 31G/09

Carte topographique 1/20 000 31G/09-0101

Anciens noms officiels [ – ]

  • Carillon  (Municipalité de village)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 29 décembre 1999. En effet, à cette date, la municipalité du village de Carillon, la municipalité du village de Saint-André-Est et la municipalité de la paroisse de Saint-André-d'Argenteuil se regroupaient pour constituer la nouvelle municipalité de Saint-André–Carillon. Le nom de cette dernière sera changé pour celui de Saint-André-d'Argenteuil, le 25 novembre 2000. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité du village de Carillon. Entre Saint-André-Est et Chatham dans la région administrative des Laurentides se situe la municipalité du village de Carillon qui existe depuis 1887. Par ailleurs, le site de cette entité municipale baigne dans un territoire historiquement riche puisqu'il est au bas du Long-Sault de la rivière des Outaouais où Dollard Des Ormeaux et ses compagnons, en 1660, ont, selon la tradition, sauvé la Nouvelle-France de la furie iroquoise. D'abord poste de traite au début du XVIIe siècle, puis relais pour les voyageurs, Carillon est devenu aujourd'hui un petit village sympathique. Son nom provient d'un officier du régiment de Carignan, dénommé Philippe Carion (Carrion), sieur Dufresnoy qui a obtenu la concession d'un arrière-fief dans la seigneurie de l'Île-de-Montréal en 1671 de la part de Dollier de Casson et qui y aurait établi un poste de traite. L'appellation Carillon, également attribuée à une île située à peu de distance, plus au sud-est, et qui figure également dans les documents anciens sous les graphies de Carion ou Carrion, est signalée en 1686 dans le journal du chevalier de Troyes.

  • Saint-André–Carillon  (Municipalité)

    Le 29 décembre 1999, la Municipalité du village de Saint-André-Est, la Municipalité du village de Carillon et la Municipalité de la paroisse de Saint-André-d'Argenteuil se regroupaient sous le nom Saint-André–Carillon; en 2000, ce dernier sera changé pour celui de Saint-André-d'Argenteuil. Établie à peu de distance de Lachute, en face de Pointe-Fortune, la municipalité de Saint-André-d'Argenteuil profitait de la proximité du lac des Deux Montagnes et de Mirabel, plus à l'est. L'inclusion de ce territoire dans la seigneurie d'Argenteuil, concédée par le gouverneur Frontenac, en 1682, à Charles-Joseph d'Ailleboust Des Muceaux, justifie, en partie, la dénomination qui lui a été attribuée. Toutefois, la municipalité de paroisse érigée en 1855 portait le nom de Saint-André, bien que l'usage ait toujours retenu la forme Saint-André-d'Argenteuil. Cependant, celle-ci prenait la relève de la municipalité d'Argenteuil, créée en 1845 et abolie deux ans plus tard. Saint-André, qui provient de la traduction française de l'appellation de la paroisse protestante fondée en 1822 et érigée canoniquement en 1830, St.Andrews, souligne que les premiers colons, des Écossais, ont voulu adopter le patronyme de leur patron national. Par ailleurs, l'église de la Christ Church avait été bâtie entre 1819 et 1821, puis consacrée en 1829. Anciennement, les Andréens tiraient leur subsistance de la forêt et ils soulignent volontiers que la première usine à papier du Canada a été construite sur leur territoire en 1803! L'histoire de l'ancienne municipalité du village de Saint-André-Est débute en 1958, son territoire étant détaché de celui de Saint-André-d'Argenteuil. Aujourd'hui, le village de Saint-André-Est perpétue la dénomination. La Municipalité du village de Carillon, dont le spécifique est repris pour identifier le village, remonte aussi loin que 1887. L'officier du régiment de Carignan, Philippe Carion (Carrion), sieur Dufresnoy est à l'origine de la désignation dès 1671. Voir : Argenteuil, Circonscription électorale d'; Carillon (village); Saint-André-Est (village).

  • Saint-André-d'Argenteuil  (Municipalité de paroisse)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 29 décembre 1999. En effet, à cette date, la municipalité de la paroisse de Saint-André-d'Argenteuil, la municipalité du village de Carillon et la municipalité du village de Saint-André-Est se regroupaient pour constituer la nouvelle municipalité de Saint-André–Carillon. Le nom de cette dernière sera changé pour celui de Saint-André-d'Argenteuil, le 25 novembre 2000. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de la paroisse de Saint-André-d'Argenteuil. Établie à peu de distance de Lachute, en face de Pointe-Fortune, la municipalité de Saint-André-d'Argenteuil profite de la proximité du lac des Deux Montagnes et de Mirabel, plus à l'est. L'inclusion de ce territoire dans la seigneurie d'Argenteuil, concédée par le gouverneur Frontenac, en 1682, à Charles-Joseph d'Ailleboust Des Muceaux, justifie, en partie, la dénomination qui lui a été attribuée. Toutefois, la municipalité de paroisse érigée en 1855 portait le nom de Saint-André, bien que l'usage ait toujours retenu la forme Saint-André-d'Argenteuil. Cependant, celle-ci prenait la relève de la municipalité d'Argenteuil, créée en 1845 et abolie deux ans plus tard. Saint-André, qui provient de la traduction française de l'appellation de la paroisse protestante fondée en 1822 et érigée canoniquement en 1830, St. Andrews, souligne que les premiers colons, des Écossais, ont voulu adopter le patronyme de leur patron national. Par ailleurs, l'église de la Christ Church avait été bâtie entre 1819 et 1821, puis consacrée en 1829. Anciennement, les Andréens tiraient leur subsistance de la forêt et ils soulignent volontiers que la première usine à papier du Canada a été construite sur leur territoire en 1803! Voir : Argenteuil, Circonscription électorale d'.

  • Saint-André-Est  (Municipalité de village)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 29 décembre 1999. En effet, à cette date, la municipalité du village de Saint-André-Est, la municipalité du village de Carillon et la municipalité de la paroisse de Saint-André-d'Argenteuil se regroupaient pour constituer la nouvelle municipalité de Saint-André–Carillon. Le nom de cette dernière sera changé pour celui de Saint-André-d'Argenteuil, le 25 novembre 2000. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité du village de Saint-André-Est. Vers 1800, des colons d'origine écossaise s'installent au confluent de la rivière du Nord et de la rivière Rouge, près de la rivière des Outaouais. Pour rappeler leur saint patron national, ils nomment l'endroit St. Andrews. La paroisse, érigée canoniquement en 1830, prendra le nom de Saint-André, version française de St. Andrews. En ce qui a trait à la municipalité du village de Saint-André-Est dont l'existence remonte à 1958, son territoire a été détaché de celui de Saint-André-d'Argenteuil et sa dénomination provient de celle du bureau de poste, créé en 1819 sous la dénomination anglaise de St. Andrews East, francisée en 1978, et de la station du chemin de fer autour de laquelle le village s'est constitué. Au XIXe siècle, l'industrie du bois était très active dans cette section des Laurentides. Aujourd'hui, sa vocation demeure partagée entre l'agriculture et le tourisme. Les Andréens-de-l'Est soulignent avec fierté que sir John Joseph Caldwell Abbott (1821-1893), premier ministre du Canada de 1891 à 1892, est né dans leur municipalité, située à l'est de Carillon, à 49 km de Saint-Eustache.

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