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Commission de toponymie

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Lac Bastille
Kuakuain (Lac)  - Variante traditionnelle autochtone
Ushakemesh (Lac)  - Variante traditionnelle autochtone

Origine et signification Sise à un peu plus de 20 km au sud de la frontière du Labrador, à environ 8 km à l'est du lac Fonteneau, cette nappe d'eau d'une superficie de 14 km² se déverse, par un cours d'eau d'une dizaine de kilomètres constitué de rapides et de cascades, dans la rivière Olomane, qui se jette dans le golfe du Saint-Laurent, près de La Romaine.

Le nom du lac rappelle le souvenir de Guillaume Le Breton Bastille, capitaine et pilote de l'Émérillon lors du deuxième voyage de Jacques Cartier, en 1535. La même année, il a accompagné l'explorateur malouin à Hochelaga, aujourd'hui Montréal. Mentionnons que certaines sources d’informations mentionnent que Guillaume Le Breton Bastille était âgé de 27 ans en 1535 et qu’il ne vivait plus le 26 février 1540.

Les Naskapis et les Innus désignent respectivement ce lac sous les dénominations Ushakemesh, « endroit où il y a beaucoup de truites » et Kuakuain Nipi. Deux sens ont pu être relevés pour cette dernière appellation : « lac séparé du bois » et « séparer des racines sur la longueur avec ses mains ».

Notice biographique

Jacques Cartier (Saint-Malo, France, 1491 – id., 1557), navigateur français, effectue trois voyages au Canada entre 1534 et 1542. Il est le premier explorateur du golfe Saint-Laurent et le découvreur du fleuve Saint-Laurent.

Son premier voyage vers le Nouveau Monde débute le 20 avril 1534 lorsqu'il quitte le port de Saint-Malo, chargé par le roi François Ier de trouver de l'or et un passage vers l'Asie. Lors de cette expédition, Jacques Cartier a deux navires et un équipage de 61 hommes. Il explore l'île d'Anticosti, le golfe du Saint-Laurent et, le 24 juillet, il érige une croix dans la baie de Gaspé pour marquer la possession des lieux au nom du roi de France. Cette première expédition lui permet d'établir des relations importantes avec les Autochtones qui habitent ce territoire depuis longtemps. Jacques Cartier est de retour à Saint-Malo le 5 septembre 1534.

Chargé d'une nouvelle commission afin de parfaire ses découvertes de l'année précédente, Cartier entreprend son deuxième voyage le 19 mai 1535. De Saint-Malo, il prend la mer avec trois navires et quelque 110 hommes : la Grande Hermine, le navire amiral, un galion de trois-mâts jaugeant 100 tonneaux dont Cartier est le capitaine; la Petite Hermine (60 tonneaux) et l'Émérillon (40 tonneaux). Au cours de ce voyage, Cartier remonte le fleuve Saint-Laurent jusqu'au village autochtone d'Hochelaga (Montréal), et il passe un hiver difficile à Stadaconé (Québec) notamment en raison du scorbut qui frappe son équipage. Forcé d'abandonner la Petite Hermine, Cartier rentre en France le 16 juillet 1536 avec à son bord Donnacona, chef du village iroquoien Stadaconé, et 9 autres Autochtones.

Enfin, en 1541, sous les ordres de Jean-François de La Roque de Roberval, commandant en chef de la troisième expédition française, Cartier prend la mer au mois de mai 1541, avec cinq navires, dont la Grande Hermine et l'Émérillon et un équipage que certains estiment à plus d'un millier d'hommes. Il tente d'établir la première colonie française en Amérique et se fixe à l'embouchure de la rivière Cap-Rouge qu'il nomme Charlesbourg-Royal. Cartier quitte la colonie en juin 1542, alors que Roberval est en route pour le Canada. Ils se rencontrent à Terre-Neuve et Cartier choisit de retourner à Saint-Malo. Premier cartographe du Saint-Laurent, il reconnaît que l'or et les diamants trouvés s'avèrent être de la pyrite de fer et du quartz.

En France, Jacques Cartier, que d'aucuns le qualifient d'ordinaire de noble homme, se consacre désormais aux affaires et à la mise en valeur de Limoëlou, nom du domaine qu'il possède tout près de Saint-Malo, en Bretagne.

Sources

Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.
Site Web Dictionnaire biographique du Canada, Jacques Cartier. (Consulté le 30 juin 2023).

Date d'officialisation 1968-12-05

Spécifique Bastille

Générique (avec ou sans particules de liaison) Lac

Type d'entité Lac

Région administrative Côte-Nord

Municipalité régionale de comté (MRC) Le Golfe-du-Saint-Laurent

Municipalité Petit-Mécatina (Territoire non organisé)

Code géographique de la municipalité 98912

Latitude               Longitude (coord. sexagésimales) 51° 45' 35" -61° 11' 35"

Latitude               Longitude (coord. décimales) 51.75972 -61.19305

Carte topographique 1/50 000 12N14

Carte topographique 1/20 000 12N14 -0102

Variantes traditionnelles autochtone

  • Kuakuain (Lac)

    Kuakuain est le nom que les Innus d’Unamen Shipu, ou les Ulaman-shipiunnut en langue innue, utilisent pour désigner l’étendue d’eau dont le nom officiel est Lac Bastille. Ce lac, d'une superficie d’environ 14 km², se déverse par un cours d'eau d'une dizaine de kilomètres dans la rivière Olomane.

    Kuakuain signifie « séparé du bois » ou « séparer des racines sur la longueur avec ses mains ». On trouve aussi les formes Kuakuain Nipi et Kuâkuain Nipi.

    Kuakuain se prononce koi koin.

    Note : La langue innue se dit innu-aimun, dans cette langue.

  • Ushakemesh (Lac)

    Ushakemesh est le nom que les Naskapis utilisent pour parler du lac Bastille. Il signifie « endroit où il y a beaucoup de truites ».

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