Origine et signification
Cette voie de communication est située à Verchères, en Montérégie. Son nom rappelle le souvenir de Louis-Amable Quévillon (1749-1823), sculpteur et ornemaniste. Nous pouvons encore admirer ses œuvres dans l'église de Verchères. Le décor intérieur original de l'église de Verchères, réalisé par Louis-Amable Quévillon, a disparu en grande partie dans l'incendie du 1er novembre 1818. Toutefois, ce décor a été reconstruit par l'artiste lui-même entre 1819 et 1823. Aujourd'hui, l'église de Verchères présente l'un des seuls ensembles ornementaux quasi intacts réalisés par Louis-Amable Quévillon.
Notice biographique
Louis-Amable Quévillon (1749-1823) est un menuisier, un sculpteur et un architecte spécialisé dans la décoration d'églises et la sculpture d'ornements liturgiques.
Né à Saint-Vincent-de-Paul, aujourd'hui un secteur de Laval, Louis-Amable Quévillon apprend à travailler le bois auprès d'un maître menuisier ainsi que la sculpture de manière autodidacte. Vers 1770, il amorce sa carrière comme menuisier dans son village natal en réalisant des toitures, des châssis de fenêtres, des portes et des pièces de mobilier. En tant que sculpteur, il travaille dès 1790 à la décoration d'églises et conçoit de nombreux ouvrages, principalement dans la région de Montréal. Parmi ses réalisations, mentionnons un autel pour la chapelle des Sœurs grises de Montréal (vers 1795), un maître-autel et une chaire pour l'église Saint-Mathias-sur-Richelieu (1794-1797) ainsi qu'un chandelier pascal, des tabernacles et des tombeaux d'autels pour l'église du Sault-au-Récollet (1798-1806). Parallèlement à ses activités dans la région montréalaise, Louis-Amable Quévillon parvient à percer de nouveaux marchés à Nicolet, à Québec et dans le Bas-Saint-Laurent. Enfin, il effectue aussi des travaux de dorure et de peinture.
Comptant Philippe Liébert (1733-1804) parmi ses influences, Louis-Amable Quévillon collabore avec plusieurs sculpteurs au cours de sa carrière, dont Joseph Pépin (1770-1842) et René Beauvais (1785-1837), dit Saint-James, avec qui il forme diverses sociétés. Il initie également de nombreux apprentis dans son atelier de Saint-Vincent-de-Paul, connu sous le nom d'atelier des Écores, si bien qu'en 1818, celui-ci regroupe une quinzaine d'artistes, dont quatre sculpteurs. Établissant un système de production en série, Louis-Amable Quévillon a réussi à mettre au point une technique de travail très efficace qui lui a permis d'être plus productif et d'être en mesure de répondre aux demandes d'une quarantaine d'églises. La plupart de ses œuvres ont été détruites dans des incendies, mais le retable de l'église de Verchères ainsi que quelques pièces de mobilier conservées dans des musées du Québec ont subsisté jusqu'à ce jour. Louis-Amable Quévillon est décédé le 9 mars 1823, à Saint-Vincent-de-Paul.
Sources
Toponymie et histoire de Verchères : des chemins d'histoire, 1996.
Site Web du Répertoire du patrimoine culturel du Québec (consulté en mars 2026)
Site Web de l’Encyclopédie canadienne (consulté en mars 2026)
Site Web du Dictionnaire biographique du Canada (consulté en mars 2026)
Date d'officialisation
1981-11-05
Spécifique
Quévillon
Générique (avec ou sans particules de liaison)
Rue
Type d'entité
Rue
Région administrative
Montérégie
Municipalité régionale de comté (MRC)
Marguerite-D'Youville
Municipalité
Verchères (Municipalité)
Code géographique de la municipalité
59025
Dans une adresse, on écrirait, par exemple :
10, rue Quévillon
Sur un panneau de signalisation routière, on écrirait, par exemple :
Rue Quévillon