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Avenue Louis-Dessaulles


Origine et signification Cette voie de communication se trouve à Montréal, dans l’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles. Son nom rappelle le souvenir de Louis-Antoine Dessaulles (1818-1895), président de l’Institut canadien de Montréal.

Date d'attribution du nom : 16 septembre 1981.

Notice biographique

Louis-Antoine Dessaulles (Saint-Hyacinthe, 1818 – Paris, France, 1895) est un seigneur, un politicien, un journaliste, un auteur et un fonctionnaire. À la suite du décès de son père, l’homme politique Jean Dessaulles (1766-1835), il hérite de la seigneurie de Saint-Hyacinthe, qu’il divise en trois lots, en laissant les deux tiers à son frère, Georges-Casimir (1827-1930), et à sa sœur, Rosalie-Eugénie (1824-1906), conformément à la volonté paternelle. Très proche de son oncle, Louis-Joseph Papineau (1786-1871), Louis-Antoine Dessaulles participe aux activités du Parti patriote. Il aide son oncle à prendre le chemin de l’exil après le déclenchement des rébellions de 1837 et de 1838. Effectuant de nombreux voyages en Europe et aux États-Unis, Louis-Antoine Dessaulles s’éveille à l’idée de la séparation de l’Église et de l’État ainsi qu’aux nouvelles réalités économiques. Conséquemment, il essaie, au cours des années 1840, de doter sa seigneurie d’un chemin de fer et de manufactures. En 1849, Louis-Antoine Dessaulles est élu premier maire de Saint-Hyacinthe, une fonction qu’il exercera jusqu’en 1857. 

Dès 1847, Louis-Antoine Dessaulles devient l’un des principaux contributeurs du journal L’Avenir de Jean-Baptiste-Éric Dorion (1826-1866). Il y milite en faveur de l’annexion du Québec aux États-Unis, défend farouchement Louis-Joseph Papineau et dénonce l’Église catholique. Libéral et anticlérical notoire, Louis-Antoine Dessaulles réussit, après trois campagnes électorales infructueuses pour entrer à l’Assemblée législative de la province du Canada, à se faire élire au Conseil législatif en 1856. Louis-Antoine Dessaulles y siège jusqu’en 1863, alors qu’il est nommé greffier de la Couronne. Parallèlement à sa carrière publique, il continue de dénoncer le rôle temporel de l’Église en tant que rédacteur en chef du journal Le Pays, de 1861 à 1863, et en tant que membre important de l’Institut canadien de Montréal, à compter de 1855. Auteur prolifique et président à trois reprises, entre 1862 et 1867, de ce regroupement phare de l’intelligentsia québécoise, Louis-Antoine Dessaulles en vient à personnifier la résistance contre la presse ultramontaine et l’évêque de Montréal, Ignace Bourget (1799-1885). Ce dernier le qualifie « d’ennemi le plus dangereux qu’ait la religion dans notre bon pays ». Les deux hommes s’opposent particulièrement sur la question de la mise à l’Index de certains livres de l’Institut. Or, les idées de Louis-Antoine Dessaulles, malgré tous ses efforts, rencontrent peu d’appui dans l’opinion publique. Ruiné à la suite d’investissements risqués pour doter sa seigneurie d’un chemin de fer et ne pouvant rembourser ses créanciers, il s’exile aux États-Unis en 1875, puis en Europe, où il restera jusqu’à son décès.

Sources

Les rues de Montréal : répertoire historique, 1995.
Répertoire du patrimoine culturel du Québec (consulté le 08-06-2022)
Site Web Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe (consulté le 08-06-2022)
Site Web de l'Assemblée nationale (consulté le 08-06-2022)
Site Web Dictionnaire biographique du Canada (consulté le 08-06-2022)

Date d'officialisation 1987-03-05

Spécifique Louis-Dessaulles

Générique (avec ou sans particules de liaison) Avenue

Type d'entité Avenue

Région administrative Montréal

Municipalité régionale de comté (MRC) Hors MRC

Municipalité Montréal (Ville) (Montréal)

Code géographique de la municipalité 66023

Dans une adresse, on écrirait, par exemple : 10, avenue Louis-Dessaulles

Sur un panneau de signalisation routière, on écrirait, par exemple : Avenue Louis-Dessaulles

Le nom en rouge correspond à la municipalité qui existait avant les fusions municipales. Dans une adresse, il faut continuer d'utiliser le nom de cette ancienne municipalité.

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