Origine et signification
Cette voie de communication se trouve dans l’arrondissement de La Cité-Limoilou, à Québec. Son nom rappelle le souvenir de Frederick Haldimand.
Date d’attribution du nom : 1822.
Notice biographique
Sir Frederick Haldimand, né François-Louis-Frédéric Haldimand (Yverdon-les-Bains, Suisse, 1718 – id., 1791), est un militaire et un administrateur colonial britannique d'origine suisse, notamment connu pour son mandat comme gouverneur de la province de Québec. Après avoir servi sous les couleurs de la Prusse et des Pays-Bas, il est recruté par l'armée britannique en 1755. Nommé lieutenant-colonel et envoyé en Amérique du Nord, Frederick Haldimand se distingue lors de plusieurs campagnes de la guerre de Sept Ans (de 1756 à 1763) malgré la méfiance du haut commandement envers les officiers étrangers. En 1760, il prend possession de Montréal à la suite de la reddition des forces françaises. En raison de ses origines francophones, Frederick Haldimand se voit confier la mission d'organiser le rapatriement des fonctionnaires et des militaires français vers leur mère patrie. Par la suite, il occupe la fonction de gouverneur militaire de Trois-Rivières de 1762 à 1764, veillant à relancer la production des forges du Saint-Maurice. Il est promu général de brigade en 1765, puis exerce divers commandements, notamment en Floride et dans la colonie de New York.
En 1778, Frederick Haldimand devient gouverneur de la province de Québec – alors une vaste colonie qui comprend aussi l'Ontario et une partie du territoire actuel des États-Unis. Son administration est marquée par le contexte de la guerre d'Indépendance des États-Unis (de 1775 à 1783). Sa priorité étant de contrer une éventuelle invasion américaine, Frederick Haldimand renforce les défenses de la colonie, particulièrement dans la région des Grands Lacs et le long de la rivière Richelieu, et organise des raids punitifs. Il s'assure également de préserver les alliances avec les peuples autochtones et de conserver l'appui de la majorité francophone par le maintien de l'Acte de Québec – quitte à rejeter les demandes de la communauté anglophone pour l'implantation d'institutions britanniques. Néanmoins, Frederick Haldimand n'hésite pas à faire emprisonner les dissidents politiques soupçonnés d'être favorables aux rebelles américains comme l'imprimeur montréalais Fleury Mesplet (1734-1794). À la suite de la signature du traité de Paris, en 1783, par lequel la Grande-Bretagne reconnaît l'indépendance des États-Unis, il veille à l'établissement de quelque 6 000 loyalistes. Ces premiers groupes de réfugiés s'installent majoritairement en Ontario et, dans une moindre mesure, au Nouveau-Brunswick, en Gaspésie et dans les environs de Sorel. Frederick Haldimand s'assure aussi que les Iroquois, qui ont combattu au côté des Britanniques et perdu leurs territoires ancestraux, se voient concéder de nouvelles terres. Rappelé en Grande-Bretagne en 1784, il est fait chevalier de l'ordre du Bain l'année suivante en reconnaissance de ses 30 ans de service au sein de l'armée britannique.
Sources
Site Web de la Ville de Québec (consulté en septembre 2023)
Dictionnaire biographique du Canada (consulté en septembre 2023)
Répertoire du patrimoine culturel du Québec (consulté en septembre 2023)
Site Web de l'Assemblée nationale du Québec (consulté en septembre 2023)
Site Web de l'Encyclopédie canadienne (consulté en septembre 2023)
Date d'officialisation
1987-06-25
Spécifique
Haldimand
Générique (avec ou sans particules de liaison)
Rue
Type d'entité
Rue
Région administrative
Capitale-Nationale
Municipalité régionale de comté (MRC)
Hors MRC
Municipalité
Québec (Ville)
Code géographique de la municipalité
23027
Dans une adresse, on écrirait, par exemple :
10, rue Haldimand
Sur un panneau de signalisation routière, on écrirait, par exemple :
Rue Haldimand