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Commission de toponymie

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Rue Prévost


Origine et signification Cette voie de communication se trouve dans l’arrondissement de La Cité-Limoilou, à Québec. Son nom rappelle le souvenir de George Prevost ou Prévost.

Date d’attribution du nom : vers 1842.


Notice biographique

George Prevost ou Prévost (Hackensack, New Jersey, 1767 – Londres, Angleterre, 1816) est un lieutenant-général et un administrateur colonial britannique, particulièrement connu pour avoir été le gouverneur général de l'Amérique du Nord britannique lors de la guerre de 1812 (de 1812 à 1815). En 1779, il s'enrôle comme enseigne dans le régiment de son père, le major-général Augustin Prevost (1723-1786), un Suisse francophone protestant qui est entré au service de l'armée britannique. George Prevost gravit les échelons au fil des décennies suivantes, atteignant, entre autres, les rangs de capitaine en 1784, de lieutenant-colonel en 1794 et de général de brigade en 1798. Dans le contexte des guerres de la Révolution française (de 1792 à 1802) et des guerres napoléoniennes (de 1803 à 1815), il exerce plusieurs commandements dans les Antilles, occupant notamment les postes de lieutenant-gouverneur de Sainte-Lucie de 1798 à 1802 et de gouverneur de la Dominique de 1802 à 1805. Promu major-général et fait baronnet en 1805, il se voit confier le commandement du district de Portsmouth, en Angleterre. 

George Prevost est nommé lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Écosse en 1808. À ce titre, il prépare les défenses de la colonie en prévision du conflit imminent avec les États-Unis tout en tentant de favoriser le commerce avec les Antilles et la Nouvelle-Angleterre en dépit de l'embargo imposé par le président Thomas Jefferson (1743-1826). George Prevost est promu gouverneur général de l'Amérique du Nord britannique en 1811, remplaçant alors l'impopulaire James Henry Craig (1748-1812), qui avait favorisé les élites anglophones aux dépens de la majorité francophone du Bas-Canada. Conscient qu'un affrontement avec les États-Unis approche et que les quelque 5 600 soldats dont il dispose ne peuvent espérer de renforts en raison de la guerre en Europe, il cherche à gagner le soutien du Parti canadien et des représentants du clergé catholique. Dans ce but, il nomme des francophones au Conseil législatif et établit de bonnes relations avec des personnalités influentes comme le jeune politicien Louis-Joseph Papineau (1786-1871) et l'archevêque de Québec Joseph-Octave Plessis (1763-1825). Si ses efforts de conciliation déplaisent aux anglophones, elles permettent à George Prevost de mobiliser la population pour la défense de la colonie, notamment en organisant une milice et en levant des fonds. 

Lorsque la guerre éclate finalement en 1812, George Prevost favorise d'abord une stratégie strictement défensive. Compte tenu des succès obtenus par certains de ses subalternes à l'occasion d'offensives locales, il décide néanmoins de mener une attaque contre la base navale américaine de Sackets Harbor, sur le lac Ontario, en mai 1813. L'opération se solde toutefois par un échec. Quelques mois plus tard, les voltigeurs et les miliciens commandés par Charles-Michel d'Irumberry de Salaberry (1778-1829) repoussent une armée américaine beaucoup plus nombreuse lors de la bataille de la Châteauguay. L'abdication de Napoléon 1er (1769-1821), en avril 1814, permet aux Britanniques d'envoyer des renforts importants en Amérique du Nord et de prendre l'offensive. George Prevost ne réussit pas à s'emparer de Plattsburgh, dans l'État de New York, malgré l'arrivée de ces vétérans des guerres napoléoniennes. Ses adversaires politiques anglophones joignent alors leurs voix à celles des officiers critiques de sa retraite hâtive et réclament son remplacement. George Prevost est par conséquent rappelé en Angleterre en 1815, peu après la signature du traité de Gand, qui met fin au conflit avec les Américains. Malade, il s'éteint l'année suivante, avant que la cour martiale qui aurait pu le disculper de l'accusation selon laquelle il était responsable de la défaite de Plattsburgh puisse avoir lieu. Si la réputation de ce gouverneur général particulièrement apprécié des francophones a longtemps souffert de ses échecs sur le champ de bataille, les historiens reconnaissent aujourd'hui le rôle important qu'il a joué pendant la guerre de 1812, alors qu'il a défendu l'Amérique du Nord britannique avec des ressources limitées.

Sources

Site Web de la Ville de Québec (consulté en janvier 2025)
Dictionnaire biographique du Canada (consulté en janvier 2025)
Répertoire du patrimoine culturel du Québec (consulté en janvier 2025)
Site Web de l'Encyclopédie Britannica (consulté en janvier 2025)
Site Web de l'Encyclopédie canadienne (consulté en janvier 2025)

Date d'officialisation 1987-06-25

Spécifique Prévost

Générique (avec ou sans particules de liaison) Rue

Type d'entité Rue

Région administrative Capitale-Nationale

Municipalité régionale de comté (MRC) Hors MRC

Municipalité Québec (Ville)

Code géographique de la municipalité 23027

Dans une adresse, on écrirait, par exemple : 10, rue Prévost

Sur un panneau de signalisation routière, on écrirait, par exemple : Rue Prévost

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