Origine et signification
Ce canton partiellement marécageux, localisé à mi-chemin entre La Sarre en Abitibi et la baie James, borde la frontière du Québec et de l'Ontario. Drainé par la rivière Turgeon et quelques-uns de ses tributaires dont les eaux rejoignent la rivière Harricana un peu plus au nord, son terrain, occupé par des lacs peu nombreux et d'assez grandes dimensions, varie entre 250 et 330 m d'altitude. Le nom qui désigne cette unité territoriale inhabitée, choisi en 1947, rappelle le souvenir du père jésuite Jean Enjalran.
Date de proclamation du canton : 1965.
Notice biographique
Jean Enjalran (Rodez, France, 1639 – id., 1718) est un père jésuite, principalement connu pour son œuvre missionnaire auprès des Outaouais. Ayant rejoint la Compagnie de Jésus en 1656, il est ordonné prêtre à la suite de son noviciat et de ses études théologiques. Après avoir enseigné pendant quelques années à Toulouse, Jean Enjalran arrive, en 1676, à Québec, où il étudie les langues algonquiennes. Il est affecté à la mission de Saint-Ignace, dans l'État actuel du Michigan, en 1677. Jean Enjalran acquiert rapidement une grande influence auprès des Autochtones qui habitent la mission, notamment grâce à sa maîtrise de la langue anichinabée, et il est nommé supérieur de la mission en 1681. À ce titre, il convainc les Outaouais et les Wendat de Saint-Ignace de prendre part aux expéditions militaires menées contre les Iroquois en 1684 et en 1684, et organisées respectivement par les gouverneurs Joseph-Antoine Le Febvre de La Barre (1622-1688) et Jacques-René de Brisay de Denonville (1637-1710). Au cours de la seconde campagne, Jean Enjalran est blessé au combat alors qu'il accompagne les troupes en tant qu'aumônier. Au terme de son mandat, il regagne la France en 1688. Après un séjour d'une durée inconnue dans la métropole, Jean Enjalran est envoyé, en 1700, comme ambassadeur chez les Outaouais afin de les inciter à participer aux pourparlers de paix qui se tiendront à Montréal l'année suivante. Il joue le rôle d'interprète officiel pour les Outaouais lors des négociations qui mènent à la signature du traité de la Grande Paix de Montréal par la Nouvelle-France et 39 groupes autochtones. Jean Enjalran quitte définitivement la colonie en 1702 et s'éteint dans sa ville natale de Rodez en 1718.
Sources
Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.
Dictionnaire biographique du Canada (consulté en avril 2024)
Date d'officialisation
1968-12-05
Spécifique
Enjalran
Générique (avec ou sans particules de liaison)
Type d'entité
Canton
Région administrative
Nord-du-Québec
Municipalité régionale de comté (MRC)
Hors MRC
Municipalité
Eeyou Istchee Baie-James (Gouvernement régional)
Code géographique de la municipalité
99060
Latitude Longitude (coord. sexagésimales)
49° 50' 00"
-79° 25' 00"
Latitude Longitude (coord. décimales)
49.83333
-79.41666
Carte topographique 1/50 000
32E14
Carte topographique 1/20 000
32E14 -0101