Origine et signification
Ouverte au tout début du XIXe siècle en deux tronçons, de la rue De Bleury à la rue Sanguinet, la rue Sherbrooke est aujourd'hui l'une des plus longues de la ville. Située sur le sommet de la terrasse, elle demeure longtemps la limite nord de la ville. Cet éloignement de la ville rend difficile l'établissement d'industries ou de manufactures sur cette rue de sorte qu'elle devient rapidement un lieu privilégié. De nombreuses maisons de santé et d'enseignement s'y établissent au XIXe siècle, comme l'hôpital Notre-Dame et l'école normale Jacques-Cartier devenue le pavillon La Fontaine de l'Université du Québec, le collège Mont-Saint-Louis et le couvent du Bon-Pasteur. Plusieurs de ces institutions ainsi que les riches résidences privées construites au XIXe siècle sont aujourd'hui transformées pour la plupart en clubs, galeries d'art et boutiques spécialisées. Elles témoignent encore du caractère élitiste du lieu, remarquable par son unité architecturale. Date de désignation : vers 1817. Le nom de cette voie de communication rappelle le souvenir de sir John Coape Sherbrooke.
Notice biographique
Baptisé le 29 avril 1764 à Arnold, en Angleterre, John Coape Sherbrooke débute sa carrière dans l'armée britannique dès 1780. Il sert d'abord en Nouvelle-Écosse, puis en Flandres, en Inde et en Sicile. Il gravit les échelons jusqu'à être nommé lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Écosse, en 1811. Il occupe cette position pendant cinq ans, assurant la sécurité et la défense de la colonie contre les États-Unis pendant la guerre anglo-américaine de 1812. Talentueux en matière d'administration civile, Sherbrooke est nommé gouverneur en chef de l'Amérique du Nord britannique le 10 avril 1816. Arrivé à Québec au milieu de rudes luttes partisanes, il reste neutre et choisit la voie de la conciliation. Souple, astucieux, sans préjugé tenace, il fait preuve d'objectivité et gagne la confiance et le respect des coloniaux de toutes allégeances politiques. Par exemple, il entretient de cordiales relations avec Louis-Joseph Papineau, alors président de la Chambre d'assemblée. De plus, en 1817, il fait preuve d'audace en nommant Mgr Joseph-Octave Plessis, évêque de Québec, au Conseil législatif, alors que la politique officielle de la Grande-Bretagne est défavorable au catholicisme. La même année, il se plaint du climat hivernal, qui aggrave ses malaises. Foudroyé par une attaque de paralysie en 1818, il démissionne sans délai, privant le Canada d'un fin diplomate. Il s'éteint le 14 février 1830 à Calverton, en Angleterre.
Sources
Les rues de Montréal : répertoire historique, 1995.
BURROUGHS, Peter, Sherbrooke, sir John Coape, Dictionnaire biographique du Canada, [En ligne], 2000. [www.biographi.ca/009004-119.01-f.php?BioId=37254] (Consulté le 24 avril 2012).
Date d'officialisation
1996-12-13
Spécifique
Sherbrooke Ouest
Générique (avec ou sans particules de liaison)
Rue
Type d'entité
Rue
Région administrative
Montréal
Municipalité régionale de comté (MRC)
Hors MRC
Municipalité
Montréal (Ville)
(Montréal)
Code géographique de la municipalité
66023
Dans une adresse, on écrirait, par exemple :
10, rue Sherbrooke Ouest
Sur un panneau de signalisation routière, on écrirait, par exemple :
Rue Sherbrooke Ouest