Origine et signification
Du milieu du XVIIIe jusqu'en 1922, ce nom identifie la rue aujourd'hui connue comme la rue Bonneau. Le 10 septembre 1943, le comité de toponymie présidé par Mgr Olivier Maurault, (1886-1968) présente une requête afin de modifier le nom de la rue Saint-François en celui de rue de la Friponne pour faire revivre dans la mémoire collective le souvenir de cette fameuse maison de commerce où se trament diverses manœuvres peu scrupuleuses à l'époque de l'intendant Bigot. Au XVIIIe siècle, ce magasin du roi est installé à l'angle nord-est des rues Saint-François et Friponne (respectivement aujourd'hui, Friponne et Bonneau). Ce nom est associé à la rue depuis le milieu du XVIIIe siècle par la population mécontente des transactions commerciales auxquelles elle doit se plier. Les habitants et les coureurs de bois n'ont pas le loisir d'effectuer leurs achats ailleurs et doivent se soumettre aux politiques de prix dont les propriétaires du seul magasin de détail de la ville détiennent le contrôle. Se sentant lésée, cette dernière répond par l'humour à ces contraintes en baptisant ainsi la rue où est situé le magasin. Au XVIIIe siècle, le qualificatif friponne, faisant allusion à la ruse du voleur qui dissimule, par exemple, le prix réel de ce qu'il revend, semble tout indiqué pour décrire les manœuvres de l'intendant Bigot. En 1763, l'intendant François Bigot (1703-1777) subit un procès à Paris; on l'accuse, par ses malversations, d'avoir causé la perte de la Nouvelle-France en détournant les fonds de la couronne. Date de désignation : 1er juin 1944.
Sources
Les rues de Montréal : répertoire historique, 1995.
Date d'officialisation
1990-01-25
Spécifique
Friponne
Générique (avec ou sans particules de liaison)
Rue de la
Type d'entité
Rue
Région administrative
Montréal
Municipalité régionale de comté (MRC)
Hors MRC
Municipalité
Montréal (Ville)
(Montréal)
Code géographique de la municipalité
66023
Dans une adresse, on écrirait, par exemple :
10, rue de la Friponne
Sur un panneau de signalisation routière, on écrirait, par exemple :
Rue de la Friponne
Le nom en rouge correspond à la municipalité qui existait avant les fusions municipales. Dans une adresse, il faut continuer d'utiliser le nom de cette ancienne municipalité.
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