Origine et signification
Cette voie de communication se trouve à Montréal, dans l’arrondissement de Ville-Marie. Son nom rappelle le souvenir d’Archibald Acheson, 2e comte de Gosford (1776-1849), gouverneur en chef de l’Amérique du Nord britannique entre 1835 et 1838.
Notons que Gosford a autorisé l’ouverture de cette rue sur un terrain du gouvernement. Les juges de paix qui administrent à ce moment la Ville, décident de donner son nom à la voie de communication ainsi créée. Au moment de son ouverture, la rue Gosford va de la rue Sanguinet à la rue Notre-Dame. À compter de 1931, on projette de la prolonger jusqu’à la rue Saint-Paul. Dans le cadre des travaux dits « de chômage », le tunnel sous la rue Notre-Dame est aménagé. Ce programme de travaux publics résulte d’une entente tripartite réunissant les gouvernements fédéral, provincial et municipal dans la lutte contre le chômage qui a suivi la crise économique de 1929. Le projet vise à retirer du « Secours direct » une partie de la population. Les règles d’inscription à ce programme, ainsi que les politiques de gestion sont très strictes. Ne sont admis pour travailler dans ces projets que les citoyens qui habitent la ville depuis plus de six mois et les pères de famille de plus de six enfants. Le nombre d’heures travaillées est limité à 40 heures par semaine de manière à favoriser un plus grand nombre de travailleurs. Pour certains projets particuliers, ces règles sont cependant modifiées.
Date d’attribution du nom : 1836.
Notice biographique
Archibald Acheson, 2e comte de Gosford (Markethill?, Irlande du Nord, 1776 – Markethill, Irlande du Nord, 1849), est un homme politique britannique et un administrateur colonial, notamment connu pour son mandat comme gouverneur en chef de l'Amérique du Nord britannique. Issu d'une famille de la noblesse anglo-irlandaise protestante, il entame sa carrière politique en 1798, représentant d'abord le comté d'Armagh à la Chambre des communes d'Irlande, puis à la Chambre des communes du Royaume-Uni à partir de 1801. Succédant à son père en tant que comte de Gosford en 1807, il entre à la Chambre des lords en 1811.
Réputé, malgré ses origines, pour son appui à des politiques conciliantes à l'égard de la majorité catholique d'Irlande, Gosford est nommé gouverneur en chef de l'Amérique du Nord britannique en 1835 alors qu'une crise importante enflamme le Bas-Canada. Tâchant de concilier les modérés du Parti patriote et du Parti britannique, il s'attire l'hostilité des plus radicaux. Pendant son mandat, Gosford préside une commission royale d'enquête au sujet des problèmes politiques paralysant le Bas-Canada. En 1837, en dépit des recommandations plus accommodantes de la commission Gosford, Londres répond aux 92 résolutions (1834) par les 10 résolutions de Russell, qui rejettent en bloc les demandes des patriotes, pavant la voie aux rébellions. Devant l'agitation croissante, Gosford interdit les rassemblements publics, fait venir des renforts des Maritimes et dissout l'Assemblée législative. Puis, en novembre, il déclare la loi martiale et ordonne l'arrestation de plusieurs patriotes, dont Louis-Joseph Papineau (1786-1871). Isolé et souffrant de la goutte, Gosford démissionne et il est remplacé, en janvier 1838, par le militaire John Colborne (1778-1863).
Sources
Les rues de Montréal : répertoire historique, 1995.
Site Web Dictionnaire biographique du Canada (consulté le 19-04-2021)
Site Web de l'Assemblée nationale (consulté le 19-04-2021)
Répertoire du patrimoine culturel du Québec (consulté le 19-04-2021)
Date d'officialisation
1990-01-25
Spécifique
Gosford
Générique (avec ou sans particules de liaison)
Rue
Type d'entité
Rue
Région administrative
Montréal
Municipalité régionale de comté (MRC)
Hors MRC
Municipalité
Montréal (Ville)
(Montréal)
Code géographique de la municipalité
66023
Dans une adresse, on écrirait, par exemple :
10, rue Gosford
Sur un panneau de signalisation routière, on écrirait, par exemple :
Rue Gosford