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Commission de toponymie

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Rue Quévillon


Origine et signification Cette voie de communication est située dans l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie, à Montréal. Son nom rappelle le souvenir de Louis-Amable Quévillon.

Date de désignation : 3 mai 1950.

Notice biographique

Louis-Amable Quévillon (1749-1823) est un menuisier, un sculpteur et un architecte spécialisé dans la décoration d'églises et la sculpture d'ornements liturgiques.

Né à Saint-Vincent-de-Paul, aujourd'hui un secteur de Laval, Louis-Amable Quévillon apprend à travailler le bois auprès d'un maître menuisier ainsi que la sculpture de manière autodidacte. Vers 1770, il amorce sa carrière comme menuisier dans son village natal en réalisant des toitures, des châssis de fenêtres, des portes et des pièces de mobilier. En tant que sculpteur, il travaille dès 1790 à la décoration d'églises et conçoit de nombreux ouvrages, principalement dans la région de Montréal. Parmi ses réalisations, mentionnons un autel pour la chapelle des Sœurs grises de Montréal (vers 1795), un maître-autel et une chaire pour l'église Saint-Mathias-sur-Richelieu (1794-1797) ainsi qu'un chandelier pascal, des tabernacles et des tombeaux d'autels pour l'église du Sault-au-Récollet (1798-1806). Parallèlement à ses activités dans la région montréalaise, Louis-Amable Quévillon parvient à percer de nouveaux marchés à Nicolet, à Québec et dans le Bas-Saint-Laurent. Enfin, il effectue aussi des travaux de dorure et de peinture.

Comptant Philippe Liébert (1733-1804) parmi ses influences, Louis-Amable Quévillon collabore avec plusieurs sculpteurs au cours de sa carrière, dont Joseph Pépin (1770-1842) et René Beauvais (1785-1837), dit Saint-James, avec qui il forme diverses sociétés. Il initie également de nombreux apprentis dans son atelier de Saint-Vincent-de-Paul, connu sous le nom d'atelier des Écores, si bien qu'en 1818, celui-ci regroupe une quinzaine d'artistes, dont quatre sculpteurs. Établissant un système de production en série, Louis-Amable Quévillon a réussi à mettre au point une technique de travail très efficace qui lui a permis d'être plus productif et d'être en mesure de répondre aux demandes d'une quarantaine d'églises. La plupart de ses œuvres ont été détruites dans des incendies, mais le retable de l'église de Verchères ainsi que quelques pièces de mobilier conservées dans des musées du Québec ont subsisté jusqu'à ce jour. Louis-Amable Quévillon est décédé le 9 mars 1823, à Saint-Vincent-de-Paul.

Sources

Les rues de Montréal : répertoire historique, 1995.
Site Web du Répertoire du patrimoine culturel du Québec (consulté en mars 2026)
Site Web de l’Encyclopédie canadienne (consulté en mars 2026)
Site Web du Dictionnaire biographique du Canada (consulté en mars 2026)

Date d'officialisation 1990-01-25

Spécifique Quévillon

Générique (avec ou sans particules de liaison) Rue

Type d'entité Rue

Région administrative Montréal

Municipalité régionale de comté (MRC) Hors MRC

Municipalité Montréal (Ville) (Montréal)

Code géographique de la municipalité 66023

Dans une adresse, on écrirait, par exemple : 10, rue Quévillon

Sur un panneau de signalisation routière, on écrirait, par exemple : Rue Quévillon

Le nom en rouge correspond à la municipalité qui existait avant les fusions municipales. Dans une adresse, il faut continuer d'utiliser le nom de cette ancienne municipalité.

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