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Commission de toponymie

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Lac Faucher
Cawno Sakahikan (Lac)  - Variante traditionnelle autochtone

Origine et signification Ce grand lac de 4,8 km de longueur sur 1 km environ de largeur, est situé sur la ligne séparative des cantons de Faucher et d'Anchintre à un demi kilomètre de la limite ouest de ce dernier. Cette dénomination se réfère à Narcisse-Henri-Édouard Faucher de Saint-Maurice (1844-1897), natif de Québec. De retour du Mexique où il a servi, de 1864 à 1866, dans les troupes françaises, il se mêle à la vie littéraire de Québec et commence à collaborer aux journaux. En 1867, il est greffier au Conseil législatif, puis, de 1881 à 1890, il représente les électeurs de Bellechasse à l'Assemblée législative, ce qui ne l'empêchera pas de devenir rédacteur en chef au Journal de Québec (1883) et au Canadien (1885). De 1890 à 1897, il occupe la charge de greffier des procès-verbaux, au Conseil législatif. Membre fondateur de la Société royale du Canada, en 1882, Faucher de Saint-Maurice est l'auteur prolifique de contes, de nouvelles, de récits de voyages et d'études historiques.

Sources

Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 1968-12-05

Spécifique Faucher

Générique (avec ou sans particules de liaison) Lac

Type d'entité Lac

Région administrative Mauricie

Municipalité régionale de comté (MRC) Hors MRC

Municipalité La Tuque (Ville)

Code géographique de la municipalité 90012

Latitude               Longitude (coord. sexagésimales) 48° 11' 22" -75° 17' 13"

Latitude               Longitude (coord. décimales) 48.18945 -75.28694

Carte topographique 1/50 000 32B03

Carte topographique 1/20 000 32B03 -0201

Variante traditionnelle autochtone

  • Cawno Sakahikan (Lac)

    Cawno Sakahikan est le nom que les Attikameks utilisent pour désigner le lac Faucher. Il signifie « lac du sud ».

Ancien nom

  • Lac Brûlé

    Le terme « brûlé » sert à identifier un certain nombre de réalités, souvent liées au feu, à un incendie allumé soit par la nature (foudre ou autre), soit de la main de l'homme, conséquence d'un accident, d'une négligence ou d'un geste délibéré, volontaire. Adjectif, il qualifie notamment une personne, un immeuble, un lieu plus ou moins vaste atteint, ravagé ou détruit par les flammes. Nom, il peut désigner la victime de brûlures, parfois superficielles mais généralement sévères. Par le passé, des Québécois - notamment au Saguenay–Lac-Saint-Jean - utilisèrent « brûlé » en parlant d'une forêt partiellement ou entièrement détruite par un incendie. Plus largement, ils lui attribuèrent aussi le sens de « brûlis », technique de défrichement, de nettoyage et d'amélioration du sol consistant à mettre le feu aux herbes, aux racines, aux broussailles et à tous autres obstacles rendant difficile l'agriculture. Les flammes ravageaient, détruisaient les arbres parfois pendant des semaines, se répandant aux forêts avoisinantes. Le « brûlé » créait du même coup une grande étendue de terres fertiles, du moins pendant les premières années de leur exploitation. Ce mot paraît dans divers documents canadiens et québécois au moins depuis 1862. Le Québec compte d'ailleurs plusieurs dizaines de lieux, majoritairement des lacs mais aussi des cours d'eau, des barrages, des voies de communication et autres, appelés « Brûlé », « Brûlée » et « Brûlés ». On rappelle ainsi notamment le souvenir d'incendies ou de personnages, comme Étienne Brûlé (vers 1592-1633), célèbre interprète et coureur de bois.

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