Origine et signification
Cette voie de communication est située à Sainte-Thérèse, dans les Laurentides. Son nom rappelle le souvenir de James Porteous, propriétaire d'une distillerie et d'un important magasin en face de l'église de Sainte-Thérèse dans les années 1820. Avant la distillerie, il y avait une fabrique de potasse ouverte par son père en 1805 en même temps que le magasin. James Porteous demande à la Législature provinciale en 1828 la permission de construire un pont de péage sur la rivière Jésus (rivière des Mille-Îles), vis-à-vis le village de Sainte-Rose, et obtient sa charte en 1830. Le projet devient réalité en 1831 avec la construction d'un pont légèrement à l'ouest du site actuel du pont du Pacifique Canadien de Rosemère, ouvert à la circulation en 1832 et permettant l'expansion de son commerce d'achat de seigle et d'orge auprès des cultivateurs pour la fabrication d'alcool. Ce pont est partiellement détruit par les patriotes, lors de la révolte de 1837, en vue d'enrayer la marche des armées du général anglais Colborne en route vers Saint-Eustache. Outre le commerce, James Porteous est un passionné des courses de chevaux. Sa fortune est engloutie dans ce sport et en 1840, il doit céder sa distillerie à John Morris. Quant au pont Porteous, il est abandonné en 1852 et un autre pont est construit à l'extrémité ouest de l'île au Bouleau ou île Bélair et il est vendu en 1857.
Sources
L'histoire de Sainte-Thérèse par ses noms de rues (parcs et institutions), 1999.
Date d'officialisation
1996-08-16
Spécifique
James-Porteous
Générique (avec ou sans particules de liaison)
Rue
Type d'entité
Rue
Région administrative
Laurentides
Municipalité régionale de comté (MRC)
Thérèse-De Blainville
Municipalité
Sainte-Thérèse (Ville)
Code géographique de la municipalité
73010
Dans une adresse, on écrirait, par exemple :
10, rue James-Porteous
Sur un panneau de signalisation routière, on écrirait, par exemple :
Rue James-Porteous