Origine et signification
Cette voie de communication est située à Sainte-Thérèse, dans les Laurentides. Son nom rappelle le souvenir de Jean Roux (1855-1926) qui fit l'essai et la démonstration de l'éclairage par électricité à Sainte-Thérèse en 1888. Il décrocha deux contrats, l'un du Séminaire de Sainte-Thérèse et l'autre du village de Sainte-Thérèse pour l'éclairage de ses rues publiques. Entre 1896 et 1914, deux résolutions du conseil municipal précisent le nom de rue Shaw pour cette ruelle qui porte le nom de Ruelle Roux en 1915. Cette rue du centre-ville de Sainte-Thérèse est l'une des deux dernières artères à se départir de ses trottoirs de bois vers 1942-1943. Jean Roux arrive par diligence à Sainte-Thérèse en 1872, après la guerre franco-prussienne de 1870. Il travaille dans l'atelier de menuiserie de Léon Cyr, puis l'année suivante chez le carrossier Jean Dion, jusqu'en 1880. Puis, il achète une petite usine à bois, modernise la machinerie et y installe un engin vapeur. En 1885, il achète un grand terrain et fabrique des voitures d'hiver et d'été. S'inspirant du pionnier en électricité à Montréal, J.A.I. Craig, Jean Roux achète un engin vapeur et une dynamo produisant 15 kilowatts d'électricité, ce qui lui donne deux contrats, en plus de donner naissance à l'industrie du piano à Sainte-Thérèse avec l'usine de pianos Foisy (1889), suivie par les usines Pianos Lesage et Piché (1891), Pianos Sénécal & Quidoz (1901), Lesage et Fils (1904), Pianos Willis (1907) et Pianos Colonial (1919). En multipliant la puissance de sa dynamo, il agrandit son usine de carrossiers en y ajoutant une scierie, un enclos à bois et une beurrerie entre 1888 et 1904. Au renouvellement de son contrat avec le village de Sainte-Thérèse en 1906, Jean Roux obtient une clause à son contrat pour la production exclusive de l'électricité à Sainte-Thérèse pour une durée de 25 ans, renouvelable tous les cinq ans, et ce malgré la présence d'un sérieux compétiteur : la compagnie Laval Electric alimentée par le pouvoir de la Shawinigan. Le réseau de Jean Roux est acheté par Laval Electric deux mois plus tard. En 1907, un incendie anéantit 35 années de labeur: manufacture, moulin à scie, beurrerie, clos de bois, etc. Il décide de rebâtir une grande manufacture de trois étages, mais l'endettement est énorme et il doit céder ses parts aux principaux créanciers Sénécal et Quidoz. Il quitte Sainte-Thérèse et travaille à Montréal comme contremaître responsable de la réparation des voitures.
Sources
L'histoire de Sainte-Thérèse par ses noms de rues (parcs et institutions), 1999.
Date d'officialisation
1996-08-16
Spécifique
Roux
Générique (avec ou sans particules de liaison)
Rue
Type d'entité
Rue
Région administrative
Laurentides
Municipalité régionale de comté (MRC)
Thérèse-De Blainville
Municipalité
Sainte-Thérèse (Ville)
Code géographique de la municipalité
73010
Dans une adresse, on écrirait, par exemple :
10, rue Roux
Sur un panneau de signalisation routière, on écrirait, par exemple :
Rue Roux