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Commission de toponymie

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N’est plus le nom officiel de ce lieu. Celui-ci s’appelle maintenant Saint-Jérôme  - Nom officiel

Origine et signification Il est à noter que cette ville n'existe plus depuis le 1er janvier 2002. En effet, à cette date, les villes de Lafontaine, de Bellefeuille, de Saint-Antoine et de Saint-Jérôme se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Saint-Jérôme. L'appellation La Fontaine, qui a été préférée à celle de Lafontaine parce qu'elle respecte la graphie du nom de la personne honorée (Louis-Hippolyte La Fontaine), identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne ville de Lafontaine.

Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire cette ancienne ville.

Les premiers citoyens de cette localité, fondée en 1796 avec la concession des terres au Cordon, mais véritablement colonisée vers 1820, provenaient pour la plupart de Terrebonne, de Sainte-Thérèse, de Saint-Eustache et de Sainte-Anne-des-Plaines, car elle faisait partie, avant sa création en tant que municipalité de village en 1958, du territoire de la municipalité de la paroisse de Saint-Jérôme. Anciennement connu comme Le Cordon, du nom de la ligne qui marquait la limite des seigneuries de Terrebonne et des Mille-Îles, l'endroit a reçu le nom de Lafontaine en souvenir de Louis-Hippolyte Ménard, dit LaFontaine ou La Fontaine (1807-1864), avocat, député, homme d'État. Journaliste, il collabore d'abord au journal La Minerve avec ses amis Ludger Duvernay et Augustin-Norbert Morin. Député de la circonscription électorale de Terrebonne en 1830, 1834 et 1844 – Le Cordon, qui identifiait également le bureau de poste entre 1914 et 1928, s'y trouvait –, il est reconnu comme l'un des plus importants porte-parole du Parti patriote jusqu'au début de l'Insurrection de 1837. Il continuera toutefois à soutenir les intérêts des Canadiens français tout en apportant son concours à certains réformistes du Haut-Canada, tout particulièrement à Francis Hincks. On retrouve les Lafontainois à la limite nord de Saint-Jérôme, près de Sainte-Sophie dans les Laurentides sur la rive est de la rivière du Nord. D'abord territoire agricole, cette ville est aujourd'hui dans la banlieue de Saint-Jérôme et l'environnement y est mi-rural, mi-urbain.

Sources

Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Anciens noms officiels

  • Bellefeuille  (Ville)

    Il est à noter que cette ville n'existe plus depuis le 1er janvier 2002. En effet, à cette date, les villes de Bellefeuille, de Lafontaine, de Saint-Antoine et de Saint-Jérôme se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Saint-Jérôme. L'appellation Bellefeuille a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne ville du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Bellefeuille.

    Localité résidentielle en banlieue de Saint-Jérôme, autrefois agricole, la ville de Bellefeuille a d'abord été érigée comme municipalité de Saint-Jérôme-de-la-Rivière-du-Nord en 1845, puis comme municipalité de la paroisse de Saint-Jérôme en 1855 et comme municipalité de la paroisse de Bellefeuille en 1966 avant de prendre son statut actuel de ville en 1997. Peuplés vers les années 1830, les lieux rappellent Eustache-Antoine Lefebvre de Bellefeuille, de Saint-Eustache, à qui on a concédé un fief en augmentation de la seigneurie des Mille-Îles en 1862, territoire où résident aujourd'hui les Bellefeuillois.

  • Lafontaine  (Ville)

    Il est à noter que cette ville n'existe plus depuis le 1er janvier 2002. En effet, à cette date, les villes de Lafontaine, de Bellefeuille, de Saint-Antoine et de Saint-Jérôme se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Saint-Jérôme. L'appellation La Fontaine, qui a été préférée à celle de Lafontaine parce qu'elle respecte la graphie du nom de la personne honorée (Louis-Hippolyte La Fontaine), identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne ville de Lafontaine.

    Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire cette ancienne ville.

    Les premiers citoyens de cette localité, fondée en 1796 avec la concession des terres au Cordon, mais véritablement colonisée vers 1820, provenaient pour la plupart de Terrebonne, de Sainte-Thérèse, de Saint-Eustache et de Sainte-Anne-des-Plaines, car elle faisait partie, avant sa création en tant que municipalité de village en 1958, du territoire de la municipalité de la paroisse de Saint-Jérôme. Anciennement connu comme Le Cordon, du nom de la ligne qui marquait la limite des seigneuries de Terrebonne et des Mille-Îles, l'endroit a reçu le nom de Lafontaine en souvenir de Louis-Hippolyte Ménard, dit LaFontaine ou La Fontaine (1807-1864), avocat, député, homme d'État. Journaliste, il collabore d'abord au journal La Minerve avec ses amis Ludger Duvernay et Augustin-Norbert Morin. Député de la circonscription électorale de Terrebonne en 1830, 1834 et 1844 – Le Cordon, qui identifiait également le bureau de poste entre 1914 et 1928, s'y trouvait –, il est reconnu comme l'un des plus importants porte-parole du Parti patriote jusqu'au début de l'Insurrection de 1837. Il continuera toutefois à soutenir les intérêts des Canadiens français tout en apportant son concours à certains réformistes du Haut-Canada, tout particulièrement à Francis Hincks. On retrouve les Lafontainois à la limite nord de Saint-Jérôme, près de Sainte-Sophie dans les Laurentides sur la rive est de la rivière du Nord. D'abord territoire agricole, cette ville est aujourd'hui dans la banlieue de Saint-Jérôme et l'environnement y est mi-rural, mi-urbain.

  • Saint-Antoine  (Ville)

    Il est à noter que cette ville n'existe plus depuis le 1er janvier 2002. En effet, à cette date, les villes de Saint-Antoine, de Bellefeuille, de Lafontaine et de Saint-Jérôme se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Saint-Jérôme. L'appellation Saint-Antoine a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne ville du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Saint-Antoine. Ville résidentielle à la porte des Laurentides, au nord-ouest de Montréal, en banlieue sud de Saint-Jérôme, Saint-Antoine a d'abord existé, sous le nom de Saint-Antoine-des-Laurentides, comme paroisse à compter de 1940. Par la suite, elle devait devenir une municipalité de village sous le même nom, officiellement établie en 1956. À l'occasion de la modification du statut municipal en celui de ville, en 1967, l'appellation devait être abrégée en Saint-Antoine, éliminant la précision régionale Laurentides, nom créé par l'historien François-Xavier Garneau en 1845. Cette dénomination honore la mémoire d'Antoine Labelle (1833-1891), familièrement identifié comme le curé Labelle, qui a mis son ardeur et son enthousiasme au service de la colonisation dans les Pays-d'en-Haut. Son action sur l'ensemble du comté de Labelle lui a valu le surnom mérité de Roi du Nord. Jadis identifiés comme des Laurentiens, à l'époque où la municipalité s'appelait encore Saint-Antoine-des-Laurentides, les citoyens sont devenus depuis des Antoniens, gentilé établi à partir de la transposition latine d'Antoine, Antonius. Voir : Labelle (municipalité).

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