Origine et signification
Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 25 février 1998. En effet, à cette date, la municipalité du village de Saint-Ludger, la municipalité de Risborough et la municipalité du canton de Gayhurst-Partie-Sud-Est se regroupaient pour constituer la nouvelle municipalité de Saint-Ludger. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité du village de Saint-Ludger. Minuscule territoire d'à peine 0,2 km² et comptant autour de 200 habitants, la municipalité de Saint-Ludger, couramment désignée autrefois comme Saint-Ludger-de-Frontenac, se situe dans la partie nord-est de la MRC du Granit, sur la rive sud de la Chaudière. Distante de Lac-Mégantic d'environ 25 km, et implantée à 15 km au sud de Saint-Gédéon, cette localité demeure l'une des plus jolies de la région. L'agriculture, l'industrie laitière ainsi que les industries rattachées aux produits de l'érable et aux vêtements de sport constituent la caractéristique de l'économie ludgéroise. Arrivés sur les lieux en 1883, les premiers colons de Saint-Ludger-de-Risborough, comme on désignait les lieux à l'époque, seront desservis, sur le plan religieux, par le curé de Saint-Samuel-du-Lac-Drolet à compter de 1887. Détachée de Saint-Samuel, la mission de Saint-Ludger voit officiellement le jour en 1892 et, bien que son érection canonique en paroisse ne survienne qu'en 1932, elle constituait une paroisse civile dès 1896 et une municipalité de village en 1921, découpée à même le territoire de la municipalité du canton de Gayhurst-Partie-Sud-Est, plus à l'ouest. D'ailleurs, des querelles entre campagnards et villageois sont à l'origine de la création de ces dernières ainsi que de celle de Risborough-et-Partie-de-Marlow en 1901. Le nom, qui identifie également le bureau de poste ouvert en 1898, fut retenu à la demande de monseigneur Henri Têtu (1849-1915), auteur de nombreux ouvrages dont Les Évêques de Québec (1889). Il voulait rappeler son frère, François-Amable-Ludger, prêtre également, qui s'est noyé accidentellement en 1876 à Sainte-Anne-de-la-Pocatière. D'autre part son père se prénommait ainsi et l'abbé Ludger Têtu était un ami très cher du premier missionnaire de l'endroit, Samuel Garon (1843-1919), curé de Saint-Sébastien de 1878 à 1888.
Sources
Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.