Origine et signification
Il est à noter que cette ville n'existe plus depuis le 1er mars 2000. En effet, à cette date, la ville de Laurentides et la municipalité de Saint-Lin se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Saint-Lin–Laurentides. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Laurentides. On observe beaucoup de confusion autour des dénominations municipales « Saint-Lin » et « Laurentides », parce que la ville de Laurentides est tout entière enclose dans le vaste territoire de Saint-Lin, à l'extrémité ouest de la région de Lanaudière, autour de la rivière de l'Achigan, à une quarantaine de kilomètres de Joliette. Un autre facteur qui peut contribuer à cette situation repose sur le fait qu'à l'origine le territoire municipal a été érigé comme municipalité du village de Saint-Lin (1856), du nom du second pape de l'Église, lequel avait été attribué à la paroisse de Saint-Lin-de-Lachenaie (Lachenaye), érigée en 1828. Cette appellation et ce statut étaient modifiés en « Ville des Laurentides » en 1883. Il convient de ne pas confondre celle-ci avec la municipalité de Saint-Lin établie en 1845, abolie en 1847 et rétablie en 1855 comme municipalité de la paroisse de Saint-Lin-de-Lachenaye. À noter que la paroisse voisine de L'Assomption, « Saint-Pierre-du-Portage » à l'époque, avait le premier pape pour patron. En outre, les bureaux de poste de Saint-Lin (1847) et de Laurentides (1883) ont tour à tour desservi le territoire. Petite ville industrielle et commerciale, sise aux limites nord de la plaine laurentienne, elle a reçu ses premiers colons, originaires de L'Assomption et de Saint-Roch-de-l'Achigan particulièrement, vers 1807. Son nom s'accorde parfaitement avec la nature du territoire, formé d'une plaine faite de vastes espaces et de grands horizons, avec pour toile de fond le rebord méridional du Bouclier canadien, c'est-à-dire les Laurentides. L'appellation « Laurentides » a été attribuée par l'historien François-Xavier Garneau, en 1845, à ces montagnes qui suivent, au nord, une direction parallèle au fleuve Saint-Laurent, nom sur lequel a été formé celui de « Laurentides ». On y remarque la présence de nombre de lacs. C'est sur ce territoire, soutiennent avec fierté les Laurentiens... et les Saint-Linois, qu'est né Wilfrid Laurier (1841-1919), premier ministre du Canada de 1896 à 1911, dont le père, Carolus, occupait la charge de maire de Saint-Lin en 1855. Sa maison natale et les environs ont été classés lieu historique national.
Sources
Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.