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Commission de toponymie

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Maison Jean-Joseph-Girouard

Origine et signification Cette maison est située au 3905, rue Saint-Jean-Baptiste, dans le secteur de Saint-Benoît, à Mirabel.

D’inspiration architecturale géorgienne, cette résidence a été construite en 1840 pour Jean-Joseph Girouard. Elle a été érigée sur les fondations de la première maison de Jean-Joseph Girouard, qui a été incendiée en décembre 1837 lors de la rébellion des Patriotes. Il a habité la seconde maison jusqu’à son décès en 1855, et son fils Joseph Girouard y a demeuré jusqu’en 1913.

Notons que le parc Émilie-Berthelot est adjacent à la maison Jean-Joseph-Girouard. Émilie Berthelot et Jean-Joseph Girouard, tous deux patriotes, se sont épousés en 1851.

Le 26 octobre 1973, le ministère de la Culture et des Communications a attribué un statut légal de protection à la maison Jean-Joseph-Girouard. En effet, il l’a classée comme immeuble patrimonial. Pour plus de détails, consultez la fiche consacrée à ce bien patrimonial dans le Répertoire du patrimoine culturel du Québec.

Notice biographique

Jean-Joseph Girouard (Québec, 1794 – Mirabel, 1855) est notaire, officier de milice et homme politique. Établi à Saint-Benoît, il épouse en 1818 Marie-Louise Félix, une des futures « dames patriotiques » de Deux-Montagnes. À cette époque, l'idée d'unir les deux Canada fait déjà partie des discussions publiques et Jean-Joseph Girouard n'hésite pas à manifester son opposition. Parallèlement à sa carrière de notaire, il s'engage activement en politique : en 1831, il est député de Deux-Montagnes à la Chambre d'assemblée du Bas-Canada. Appuyant le Parti patriote, il devient un partisan de Louis-Joseph Papineau et participe à la préparation des 92 résolutions qui seront adoptées en 1834 par la Chambre d'assemblée du Bas-Canada – elles concernent notamment l'établissement d'un gouvernement responsable (c'est-à-dire exerçant un pouvoir concret sur l'administration des affaires internes de l'État), l'amélioration du système de vente des terres publiques et le respect du principe de l'égalité devant la loi, sans distinction d'origine, de langue ou de religion. En 1837, à l'aube de la rébellion, Jean-Joseph Girouard est considéré comme le chef des patriotes de Saint-Benoît. Il ne souhaite ni effusion de sang ni combat armé, mais sa tête est mise à prix avec une récompense à qui le livrerait aux autorités. Alors qu'en décembre les troupes britanniques se dirigent vers Saint-Eustache et Saint-Benoît, il réussit à convaincre les habitants de son village de déposer les armes et de se soumettre. Apprenant que plusieurs de ses partisans ont été arrêtés et incarcérés, Jean-Joseph Girouard met fin à sa fuite vers les États-Unis et se rend. Emprisonné, il prodigue des conseils juridiques à ses compagnons de captivité et dessine le portrait de nombreux patriotes. Libéré, il reprend l'exercice du notariat. À la suite du décès de Marie-Louise Félix, il épouse Émilie Berthelot en 1851, elle-même une patriote. Au cours de l'année 1854, Jean-Joseph Girouard et son épouse fondent à Saint-Benoît l'hospice d'Youville, une maison de charité destinée à l'éducation des jeunes filles et aux soins des vieillards.

Date d'officialisation 2003-05-07

Spécifique Jean-Joseph-Girouard

Générique (avec ou sans particules de liaison) Maison

Type d'entité Monument historique

Région administrative Laurentides

Municipalité régionale de comté (MRC) Hors MRC

Municipalité Mirabel (Ville)

Code géographique de la municipalité 74005

Latitude nord     Longitude ouest 45° 34' 08" 74° 05' 53"

Coordonnées décimales -74.09805      45.56889

Carte topographique 1/50 000 31G/09

Carte topographique 1/20 000 31G/09-0102

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