Rue Marie-Anne
Le terme coteau, après avoir connu les formes costel et costels (XIIe siècle), puis couteau (XVIe siècle), apparaît au début du XVIIe siècle, désignant le versant d'une colline, d'une terrasse. Parfois, on lui attribue le sens de totalité d'une élévation de faible envergure, d'une petite colline. En viticulture, le coteau se présente cependant comme le versant exposé au soleil, celui dont les grappes de raisins mûriront le plus rapidement, offrant aux amateurs des vins de qualité. Sa forme et la flore qui peut s'y développer inspirèrent certains poètes et écrivains, dont les fameux Alphonse de Lamartine (Méditations poétiques, 1823) et Victor Hugo (Les voix intérieures, 1837; et Les rayons et les ombres, 1840). De plus, des Québécois emploient Coteau(x) pour dénommer de nombreuses entités - ruisseaux, barrages, coteaux, voies de communication, lacs et autres, soulignant ainsi souvent la topographie de ces endroits.