Origine et signification
Le 17 octobre 2001, la ville de Sainte-Marguerite–Estérel était créée, issue du regroupement de la municipalité de la paroisse de Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson et de la ville d'Estérel. Le 1er janvier 2006, la ville d'Estérel était toutefois reconstituée et la ville de Sainte-Marguerite–Estérel devenait la ville de Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de paroisse et il peut contenir des données qui n'ont pas été mises à jour.
Implantée à proximité du lac Masson, dans le canton de Wexford, à une quinzaine de kilomètres au nord de Sainte-Adèle, cette ville se révèle un espace de villégiature privilégié à l'image des localités environnantes d'Entrelacs, d'Estérel et de Mont-Rolland. D'ailleurs, dès les débuts du présent siècle, l'endroit était considéré comme le site touristique le plus recherché des Pays-d'en-Haut, immédiatement classé derrière Sainte-Agathe. À l'instar de la plupart des habitants de la région des Laurentides, les Massonais d'aujourd'hui peuvent aisément s'adonner au plaisir de la pêche grâce aux nombreux plans d'eau qui paillettent leur territoire, dont les lacs Croche, Charlebois et Walfred. D'abord établis comme mission de Sainte-Marguerite en 1864, les lieux devaient être érigés en paroisse deux ans plus tard. Pour sa part, la municipalité de la paroisse de Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson voyait officiellement le jour en 1864 et son existence était confirmée en juillet 1880.
Ces deux entités doivent probablement leur nom à sainte Marguerite d'Antioche qui a vécu au IIIe siècle. Élevée dans la religion chrétienne à l'insu de son père païen, elle a subi le martyre parce qu'elle a refusé d'épouser le préfet d'Orient, Olibrius, profondément épris d'elle. Dès le XIe siècle, son culte s'est répandu en Occident et les femmes enceintes l'ont invoquée tout particulièrement. Le second constituant du nom municipal, qui identifie le bureau de poste depuis 1868, témoigne de la présence du lac Masson, ainsi dénommé en l'honneur d'Édouard Masson (Montréal, 1826 – id., 1875), homme d'affaires et conseiller législatif des Mille-Isles de 1856 à 1864. Au début des années 1860, il a invité plusieurs colons à s'installer dans l'ancienne seigneurie de Terrebonne et ses environs. En 1864, il s'est fait concéder 666 hectares de terre autour du plan d’eau qui sera désigné Lac Masson. Il a ainsi contribué au développement de la paroisse rapidement organisée, notamment par la construction d'une scierie et d'un moulin à farine sur la décharge du lac qui portera son nom par la suite.
Sources
Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.
Date d'officialisation
2006-01-13
Spécifique
Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson
Générique (avec ou sans particules de liaison)
Type d'entité
Ville
Région administrative
Laurentides
Municipalité régionale de comté (MRC)
Les Pays-d'en-Haut
Municipalité
Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson (Ville)
Code géographique de la municipalité
77012
Latitude Longitude (coord. sexagésimales)
46° 01' 54"
-74° 03' 25"
Latitude Longitude (coord. décimales)
46.03172
-74.05704
Carte topographique 1/50 000
31J01
Carte topographique 1/20 000
31J01 -0102