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Commission de toponymie

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Morin

Origine et signification Le nom Morin désigne un canton de la région des Laurentides qui est situé immédiatement au nord-ouest de Sainte-Adèle. Il rappelle le souvenir d’Augustin-Norbert Morin. Le territoire de ce canton, d’une superficie d’environ 120 km2, est traversé par la rivière du Nord et l’autoroute des Laurentides. On y trouve de nombreuses étendues d’eau, dont les plus importantes sont le lac Théodore, le lac Bouchette, le lac Écho, le lac Raymond et le lac Millette.

 En 1842, Augustin-Norbert Morin s’est vu attribuer le titre de conseiller exécutif et commissaire des terres de la Couronne dans le cabinet du ministère La Fontaine-Baldwin. Ayant lui-même acquis quelques lots dans ce nouveau canton qui s’ouvrait alors à la colonisation, il y expérimenta, entre autres, la culture des pommes de terre. De plus, Augustin-Norbert Morin participa à la création de plusieurs paroisses dans le canton, dont celles de Val-Morin, de Morin-Heights et de Sainte-Adèle.

Date de proclamation du canton : 28 février 1852.

Notice biographique

Augustin-Norbert Morin (Saint-Michel-de-Bellechasse, 1803 – Sainte-Adèle, 1865) est avocat, homme politique et juge. Après des études au Petit Séminaire de Québec, il entame son apprentissage du droit auprès du patriote Denis-Benjamin Viger, à Montréal. En 1826, il fonde La Minerve, un journal propatriote dans lequel il signe plusieurs textes. En 1830, il est élu député de Bellechasse à la Chambre d'assemblée du Bas-Canada, où il appuie le Parti patriote. En 1834, il se distingue en rédigeant la plupart des 92 résolutions qui seront adoptées par la Chambre d'assemblée du Bas-Canada – elles concernent notamment l'établissement d'un gouvernement responsable (c'est-à-dire exerçant un pouvoir concret sur l'administration des affaires internes de l'État), l'amélioration du système de vente des terres publiques et le respect du principe de l'égalité devant la loi, sans distinction d'origine, de langue ou de religion. La même année, il rejoint Denis-Benjamin Viger à Londres pour les présenter et les défendre. À partir de 1836, Augustin-Norbert Morin exerce sa profession à Québec, et Louis-Joseph Papineau lui confie le mandat de réorganiser le mouvement patriote de cette région. Emprisonné pour haute trahison en 1839, il est libéré peu de temps après et retourne à la pratique du droit. Il renoue aussi avec la politique sous l'Union comme député de Nicolet en 1841. D'abord anti-unioniste, Augustin-Norbert Morin accepte finalement de collaborer avec les réformistes pour obtenir le gouvernement responsable. Au cours de ses nombreux mandats, il occupe des fonctions importantes, dont celles de président de la Chambre d'assemblée et, brièvement, de copremier ministre du Canada-Uni. À titre de commissaire des terres de la Couronne, il est un ardent défenseur de la colonisation et il participe activement à l'abolition du régime seigneurial. En 1855, sa nomination comme juge de la Cour supérieure annonce sa retraite définitive de la vie politique. En 1859, il est nommé membre de la Commission de codification des lois du Bas-Canada, qui a pour but de rédiger le premier Code civil.

Date d'officialisation 1968-12-05

Spécifique Morin

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Canton

Région administrative Laurentides

Municipalité régionale de comté (MRC) Les Laurentides

Municipalité Val-Morin (Municipalité)

Code géographique de la municipalité 78005

Latitude               Longitude (coord. sexagésimales) 46° 00' 00" -74° 12' 00"

Latitude               Longitude (coord. décimales) 46 -74.2

Carte topographique 1/50 000 31J01

Carte topographique 1/20 000 31J01 -0102

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