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Circonscription électorale de Camille-Laurin

Origine et signification Établie en 1960, cette circonscription électorale est située à Montréal. Son territoire recoupe en grande partie celui de l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve. Son nom rappelle le souvenir de Camille Laurin (1922-1999).

Date d’attribution du nom : 2022.

Notice biographique

Camille Laurin est né à Charlemagne le 6 mai 1922. Après ses études dans sa ville natale et au collège de L'Assomption, il a poursuivi sa formation à l'Université de Montréal où il a obtenu un doctorat en médecine. Il s'est par la suite spécialisé en psychiatrie, au Boston State Hospital, puis en psychanalyse, à Paris. Il a commencé à exercer sa profession à l'Institut Albert-Prévost, à Montréal, en 1957; il en devient le directeur scientifique en 1958. Il obtient, au cours de la même année, le poste de professeur titulaire à la Faculté de médecine de l'Université de Montréal, et sera nommé directeur des services de psychiatrie de cette même faculté. Comme psychiatre, il est l'un des membres fondateurs de l'Association des psychothérapeutes catholiques, en 1956, et membre de la Société française de psychanalyse. Il est secrétaire de l'Association des psychiatres du Québec de 1958 à 1964, puis il est nommé président de l'Association en 1964. 

Camille Laurin participe à la fondation du Mouvement souveraineté-association qui deviendra le Parti québécois; il est élu président du comité exécutif de ce parti en 1968. Camille Laurin est élu député dans la circonscription électorale de Bourget en 1970 et sera chef parlementaire du parti de 1970 à 1973. Défait en 1973, il est réélu en 1976 dans la même circonscription et il est nommé ministre d'État au Développement culturel (1976-1980). À ce titre, il a fait sanctionner, le 26 août 1977, la Charte de la langue française. Il est aussi ministre de l'Éducation de 1980 à 1984. Il démissionne du cabinet, le 26 novembre 1984, puis de sa fonction de député le 25 janvier 1985. En 1994, il est réélu comme député et ne se représente pas en 1998. Il décède à Vaudreuil-Dorion, le 11 mars 1999.

Date d'officialisation 2022-09-07

Spécifique Camille-Laurin

Générique (avec ou sans particules de liaison) Circonscription électorale de

Type d'entité Circonscription électorale

Région administrative Montréal

Municipalité régionale de comté (MRC) Hors MRC

Municipalité Montréal (Ville)

Code géographique de la municipalité 66023

Latitude               Longitude (coord. sexagésimales) 45° 35' 00" -73° 32' 00"

Latitude               Longitude (coord. décimales) 45.58333 -73.53333

Carte topographique 1/50 000 31H12

Carte topographique 1/20 000 31H12 -0102

Ancien nom officiel

  • Circonscription électorale de Bourget

    Établie en 1960, cette circonscription électorale est située à Montréal. Son territoire, qui couvre 15 km2, recoupe en grande partie celui de l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve. En 2022, cette circonscription électorale regroupait environ 50 000 électeurs.

    Notice biographique

    Ignace Bourget (1799-1885), natif de Lauzon (maintenant secteur de la ville de Lévis), secrétaire du premier évêque de Montréal, monseigneur Jean-Jacques Lartigue, coadjuteur du même évêque de 1837 à 1840, fut évêque de Montréal de 1840 à 1876, soit 36 ans d'un règne ininterrompu durant lequel il déploya une activité débordante. Il érigea 75 paroisses, fonda des établissements d'enseignement, notamment des collèges classiques, des hospices, des hôpitaux, et introduisit plusieurs communautés religieuses françaises dans son diocèse, entre autres les Oblats de Marie-Immaculée (1841), la compagnie de Jésus (1842), les Dames du Sacré-Cœur (1842).Il favorisa, en outre, la naissance de congrégations religieuses, tant pour l'enseignement que pour l'hospitalisation.Ultramontain, il a recruté 507 zouaves pour secourir la papauté (1868), a fait construire la cathédrale de Montréal dont la forme est une réplique réduite de la basilique de Saint-Pierre de Rome et a soutenu des luttes opiniâtres contre les représentants de l'Institut canadien et leurs idées libérales.Bien qu'il ait voulu une université indépendante à Montréal, il a dû se contenter d'une succursale de l'Université Laval, décision de Rome qui a pu entraîner, pour une part, sa démission en 1876.

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