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Commission de toponymie

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Rocher Percé
Pelse'g (Rocher)  - Variante traditionnelle autochtone

Origine et signification Long bloc de calcaire multicolore de 88 m de hauteur, 30 m de largeur, 433 m de longueur et doté d'un orifice, le rocher Percé est aujourd'hui un sanctuaire d'oiseaux constituant la principale attraction touristique de la Gaspésie. Autrefois un cap, prolongement du mont Joli, il y demeure relié par des liens sous-marins et, en surface, par un banc de sable qui en permet l'accès à marée basse, à partir de la plage de Percé. L'action conjuguée de la pluie, de la mer et du vent façonne ce rocher depuis des siècles. Anciennement, le rocher comportait deux arches, dont celle de l'extrémité s'écroula en 1845. Le pilier de cette arche qui est resté debout est appelé L'Obélisque.

Dès 1603, Samuel de Champlain mentionne le nom Isle Percée, appellation qui devait être en usage depuis quelque temps. Dans ses écrits de 1691, Chrestien Le Clercq raconte que ce rocher est «même tellement percé dans trois ou quatre endroits differens, que les chaloupes passent toutes mâtées et à pleine voile par la principale de ses ouvertures : C'est de là qu'il tire son nom de l'Isle Percée, quoique ce ne soit véritablement qu'une Peninsule ou une Presqu'isle, dont on peut faire aisément le circuit à pied lorsque la marée est basse, et n'aïant la ressemblance d'une Isle qu'à marée haute. Elle n'est séparée de la Terre ferme, que de deux ou trois arpents de terre : il semble même qu'elle y ait été jointe autrefois, et qu'elle n'en ait été divisée que par les orages et les tempêtes de la mer.»

Au XIXe siècle, le générique Île sera remplacé par celui de rocher. Le rocher Percé a donné naissance à une légende suivant laquelle un chef iroquois, jadis capturé par les Micmacs, a été exposé aux ardeurs du dieu soleil sur le rocher. Devenue amoureuse de lui, Méjiga la simple, orpheline de 17 ans, tente de le faire fuir, à la faveur de la nuit. Le lendemain, le prisonnier est retrouvé égorgé. On ne revit jamais Méjiga que le Grand Esprit aurait transformée en goéland pour lui faire oublier son bien-aimé. Inconsolable, elle tournoie la nuit autour du rocher en faisant entendre ses lamentations. Pewjeg est le nom actuellement en usage par les Micmacs pour désigner Percé, dont le nom micmac signifie « il est troué », selon l'enquête effectuée par la Réserve indienne micmaque de Listuguj reçue en juillet 2009.

Sources

Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 1968-12-05

Spécifique Percé

Générique (avec ou sans particules de liaison) Rocher

Type d'entité Rocher

Région administrative Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine

Municipalité régionale de comté (MRC) Le Rocher-Percé

Municipalité Percé (Ville)

Code géographique de la municipalité 02005

Latitude               Longitude (coord. sexagésimales) 48° 31' 27" -64° 12' 17"

Latitude               Longitude (coord. décimales) 48.52417 -64.20472

Carte topographique 1/50 000 22A/09

Carte topographique 1/20 000 22A/09-0102

Variante traditionnelle autochtone

  • Pelse'g (Rocher)

    Pelse'g, ou Pemse'g, est le nom que les Micmacs utilisent pour parler du rocher Percé. Il signifie « troué ».

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