Origine et signification
Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 26 janvier 2000. En effet, à cette date, la municipalité du village de Rougemont et la municipalité de la paroisse de Saint-Michel-de-Rougemont se regroupaient pour constituer la nouvelle municipalité de Rougemont. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité du village de Rougemont.
Le nom de cette municipalité de la Montérégie, située à 23 km au sud de Saint-Hyacinthe, entre Sainte-Marie-de-Monnoir et Saint-Césaire, évoque spontanément la pomiculture. En effet, plus de 30 % du territoire rougemontois est planté de pommiers. D'ailleurs, au flanc du mont Rougemont niche une abbaye cistercienne dont les magnifiques vergers qui l'entourent constituent à eux seuls une attraction. Bien avant le détachement du territoire de cette municipalité de village à même celui de la paroisse de Saint-Michel-de-Rougemont (1886) en 1914, le nom Rougemont avait été attribué à la montagne qui s'élève au-dessus de la plaine de la rivière Yamaska, au tout début du XIXe siècle. Par la suite, il a été transféré au bureau de poste ouvert en 1852. La dénomination rappelle peut-être le souvenir d'Étienne de Rougemont, capitaine de la compagnie de Rougemont, dans le régiment de Carignan-Salière. Il quittera La Rochelle en 1665 pour venir assurer le commandement du fort Sainte-Thérèse où il se trouvait en 1666, mais retourne en France dès 1668.
L'explication véhiculée par certaines sources et suivant laquelle ce nom aurait été donné en l'honneur du baron de Rottenburg - en allemand rotten signifie rouge et berg, montagne -, officier supérieur dans les forces armées ainsi qu'administrateur du Bas et du Haut-Canada, mort en 1832, n'a jamais pu être prouvée, d'autant que burg a pour sens bourg!
Le toponyme Rougemont pourrait être tout simplement descriptif comme le laisse entendre Joseph Bouchette dans sa Description topographique de la province du Bas-Canada…, en 1815. Il mentionne à cet égard que ce lieu offre « un très beau coup d'œil » sur son versant qui contient de très beaux arbres de construction, soit des hêtres, des érables...
La population rougemontoise a vu leur territoire se développer suivant deux pôles principaux de croissance, soit l'exploitation forestière et l'agriculture, admirablement complétés par la culture de la pomme. Avec le mouvement de jumelage, Rougemont a tissé des liens amicaux avec Metulla en Israël.
Sources
Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.
BOUCHETTE, Joseph. Description topographique de la province du Bas Canada, avec des remarques sur le Haut Canada, et sur les relations des deux provinces avec les États-Unis de l'Amérique..., Montréal, Éd. Élysée, 1978, 664 p.
LE MERCIER, François, Relation de ce qui s'est passé en la Nouvelle-France en l'année 1665 et 1666, dans Relations des Jésuites, contenant ce qui s'est passé de plus remarquable dans les missions des Pères de la Compagnie de Jésus dans la Nouvelle-France... [pour l'année 1666], Montréal, Éditions du Jour, 1972, tome 6, p. 6.
MAGNAN, Hormisdas. Dictionnaire historique et géographique des paroisses, des missions et des municipalités de la province de Québec, Arthabaska, imprimerie d'Arthabaska, 1925, p. 587.
ROY, Pierre-Georges. Les noms géographiques de la province de Québec, Lévis, s. n., 1906, p. 352.