Origine et signification
Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 17 janvier 2001. En effet, à cette date, la municipalité de la paroisse de Sainte-Germaine-de-l'Anse-aux-Gascons et la municipalité de Port-Daniel se regroupaient pour constituer la nouvelle municipalité de Port-Daniel–Gascons. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de la paroisse de Sainte-Germaine-de-l'Anse-aux-Gascons. Rattachée à la MRC de Pabok, en Gaspésie, cette municipalité, sise à 27 km au sud-ouest de Chandler, près de Port-Daniel, doit son nom à un fait anecdotique. À une époque indéterminée, un naufrage s'étant produit sur les côtes de Percé, un matelot, originaire de la Gascogne, se serait maintenu sur une épave, jusqu'à ce qu'il atteigne le rivage dans l'anse depuis lors dédiée aux Gascons. Le pluriel, très répandu dans les documents, peut s'expliquer par le caractère quelque peu légendaire de l'événement. Il n'est pas sans intérêt de souligner que l'hagionyme Sainte-Germaine commémore une sainte, elle aussi d'origine gasconne, sainte Germaine Cousin (1579-1601) qui, à l'âge de 9 ans, garde les troupeaux par tous les temps et mourra, seule, sous un escalier. De nombreux miracles lui ayant été attribués, elle sera canonisée en 1867. Les premiers véritables Gasconniens s'établissent en cet endroit avant 1850 et on y trouve alors des Gascons, des Normands, des Acadiens, des Basques, des Jersiais desservis sur le plan religieux par Port-Daniel. En 1899, on érige canoniquement la paroisse de Sainte-Germaine-de-l'Anse-aux-Gascons, détachée de Port-Daniel, qui donnera son nom à la municipalité de paroisse officiellement créée en 1902, désignée localement sous la forme abrégée Gascons. D'ailleurs, la population locale distingue l'anse proprement dite des lieux habités, usage que plusieurs auteurs respectent scrupuleusement. De nombreux lacs parsèment ce territoire de forme allongée s'évasant au fur et à mesure que l'on s'en va en direction de la baie des Chaleurs. Dans les environs de Gascons, de nombreux naufrages ont de tout temps été signalés.
Sources
Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.