Origine et signification
Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 12 janvier 2000. En effet, à cette date, la municipalité du village de Saint-Ulric et la municipalité de la paroisse de Saint-Ulric-de-Matane se regroupaient pour constituer une nouvelle municipalité désignée sous le nom Rivière-Blanche, changé pour celui de Saint-Ulric, le 11 novembre 2000. Le texte qui suit est celui qui avait rédigé pour décrire l'ancienne municipalité du village de Saint-Ulric. Cette municipalité de village d'à peine 2,5 km² d'étendue est enclavée dans la municipalité de la paroisse de Saint-Ulric-de-Matane, au sud-ouest de Matane, dans la région du Bas-Saint-Laurent. Son territoire donne sur le Saint-Laurent et la rivière Blanche serpente dans son secteur est. Quoique l'origine dénominative de cette municipalité détachée de celle du canton de Matane en 1921 soit similaire à celle de la paroisse originelle, certains ont préféré, à tort, y voir un motif d'ordre exclusivement religieux. On a aussi voulu rendre hommage au juge Ulric-Joseph Tessier, baptisé Joseph-Ulric (1817-1892). Député de la circonscription de Portneuf à l'Assemblée législative de la province du Canada (1851-1854), il siégera au Conseil législatif (1858-1867) et participera à la fondation de la Banque Nationale en 1858. Successivement juge de la Cour supérieure (1873) et de la Cour du banc de la reine (1875), il fera généreusement don du terrain pour la construction de l'église et du presbytère. Son épouse, Marguerite-Adèle Kelly, hérite de la seigneurie de Rimouski à la mort de sa mère en 1869. Propriétaire de plusieurs seigneuries, dont celles du Bic, de Saint-Fabien, de Saint-Simon, de Saint-Mathieu et des Trois-Pistoles, Tessier représentait un personnage important dans la région. Quant à saint Ulric (vers 1018-1093), il a été ordonné prêtre en 1052 par l'abbé Hugues à Cluny. Celui-ci l'envoie en Germanie où il fondera quelques monastères clunisiens comme Grüningen, dans le Brisgau, Zell et Bollschweiz, dans la Forêt-Noire, ainsi que Rueggisberg en Suisse. Au moment de sa mort, il assumait la fonction de prieur du monastère de Zell. Les Ulricois signalent avec fierté la présence d'un musée ferroviaire sur leur territoire.
Sources
Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.