Origine et signification
Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 12 janvier 2000. En effet, à cette date, la municipalité de la paroisse de Saint-Ulric-de-Matane et la municipalité du village de Saint-Ulric se regroupaient pour constituer une nouvelle municipalité désignée sous le nom Rivière-Blanche, changé pour celui de Saint-Ulric, le 11 novembre 2000. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de la paroisse de Saint-Ulric-de-Matane. Territoire situé à 18 km au sud-ouest de Matane, immédiatement à l'est de Baie-des-Sables, Saint-Ulric compte plusieurs plans d'eau dont les lacs Blanc, des Îles, des Cabourons. Cependant, c'est la rivière Blanche qui demeure le cours d'eau d'importance avec ses 25 km qui dévalent le canton de Matane pour rejoindre le fleuve à la hauteur de la municipalité. La rivière Blanche doit son appellation à quelques chutes et cascades aux bouillons blancs que l'on retrouve sur son parcours. D'ailleurs, dans le langage courant d'autrefois, on identifiait les lieux comme Rivière-Blanche ou encore Saint-Ulric-de-Rivière-Blanche. D'abord desservie comme mission à partir de 1857, la paroisse de Saint-Ulric-de-Matane sera érigée tant civilement que canoniquement en 1869, à la faveur de son détachement de Matane et de Saint-Damase. Établie comme municipalité du canton de Matane en 1860, la municipalité de la paroisse de Saint-Ulric-de-Matane recevra son nom et son statut présents en 1981. En adoptant cette appellation, que portaient en partie le bureau de poste ouvert en 1860 sous le nom de Tessierville, étendu à la localité au même moment, et devenu Saint-Ulric en 1911, de même que la municipalité de village créée en 1921, on a voulu rendre hommage au juge Ulric-Joseph Tessier, baptisé Joseph-Ulric (1817-1892). Député de la circonscription de Portneuf à l'Assemblée législative de la province du Canada (1851-1854), il siégera au Conseil législatif (1858-1867) et participera à la fondation de la Banque Nationale en 1858. Successivement juge de la Cour supérieure (1873) et de la Cour du banc de la reine (1875), il fera généreusement don du terrain pour la construction de l'église et du presbytère. Son épouse, Marguerite-Adèle Kelly, hérite de la seigneurie de Rimouski à la mort de sa mère en 1869. Propriétaire de plusieurs seigneuries, dont celles du Bic, de Saint-Fabien, de Saint-Simon, de Saint-Mathieu et des Trois-Pistoles, Tessier représentait un personnage important dans la région. La villégiature et l'agriculture constituent les caractéristiques essentielles de cette localité. Voir : Matane (ville) et Tessier (canton).
Sources
Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.