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Commission de toponymie

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Rouville

Origine et signification Cette municipalité régionale de comté de 544 km² se trouve dans la région administrative de la Montérégie, à moins de 10 km au nord-est de Saint-Jean-sur-Richelieu. La rivière Yamaska la traverse, tandis que la rivière Richelieu la borde à l'ouest. Tout son territoire s'étend dans de riches terres agricoles de la plaine du Saint-Laurent. Les monts Yamaska et Rougemont, deux des collines Montérégiennes où se concentre la pomiculture, s'y dressent et rompent l'uniformité du relief. Le nom de cette municipalité régionale de comté rappelle le souvenir de Jean-Baptiste Hertel de Rouville (1668-1722), personnage marquant de l’histoire militaire de la Nouvelle-France. En 1694, celui-ci s’est vu concéder la seigneurie de Rouville, qui s’étendait notamment sur le territoire actuel de Mont-Saint-Hilaire.

Établie en janvier 1982, la MRC de Rouville a succédé à l'ancienne municipalité du comté de Rouville de laquelle elle tire son nom. Elle se compose de quatorze municipalités, dont Marieville qui est la plus peuplée. La population est surtout rurale et, dans une très large majorité, parle le français. L'économie régionale repose en grande partie sur l'agriculture. L'industrie de transformation y est bien implantée. On tire du jus et du cidre des pommes et on abat et prépare les volailles pour la consommation. On y fabrique aussi des vêtements, des meubles et des objets métalliques. 


Notice biographique

Jean-Baptiste Hertel de Rouville (Trois-Rivières, 1668 – île du Cap-Breton, 1722) est un militaire et un seigneur. Troisième fils du célèbre commandant Joseph-François Hertel de La Fresnière (1642-1722), il s’initie au métier des armes dès son jeune âge et accompagne son père et ses frères lors de plusieurs expéditions contre les colonies de la Nouvelle-Angleterre pendant la première guerre intercoloniale (de 1688 à 1697). Il participe notamment au raid sur Salmon Falls, situé dans l’actuel État du New Hampshire, en mars 1690, puis il s’illustre lors de la défense de Québec contre les troupes de l’amiral William Phips (1651-1695) en octobre de la même année.

Suivant les traces de son père, Hertel de Rouville mène avec brio plusieurs expéditions punitives contre les colonies de la Nouvelle-Angleterre lors de la deuxième guerre intercoloniale (de 1702 à 1713) et devient l’un des hommes de confiance du gouverneur de la Nouvelle-France Philippe de Rigaud de Vaudreuil (1650-1725). À la tête de contingents composés de quelque 250 soldats français, miliciens et alliés autochtones, il dirige, entre autres, les raids sur Deerfield en 1704 et Haverhill en 1708, deux localités situées dans l’actuel État du Massachusetts. À la suite de la signature du Traité d’Utrecht en 1713, Hertel de Rouville est nommé commandant des troupes stationnées sur l’île du Cap-Breton, alors appelée Île Royale. Les autorités coloniales françaises souhaitent fortifier cette île, dont l’emplacement est devenu particulièrement stratégique en raison de la cession de Terre-Neuve et de l’Acadie péninsulaire à la Grande-Bretagne. En 1715, le gouverneur de l’île Royale, Philippe de Pastour de Costebelle (1661-1717), confie à Hertel de Rouville la mission de superviser la construction d’un fort situé près de Port-Dauphin (aujourd’hui Englishtown). Ce dernier demeurera le commandant de cet ouvrage jusqu’à son décès.

En 1694, le gouverneur Louis de Buade de Frontenac (1622-1698) concède à Hertel de Rouville des terres qui s’étendent sur les actuels territoires de Mont-Saint-Hilaire, d’Otterburn Park et de Saint-Jean-Baptiste, en Montérégie. Entièrement dévoué à sa carrière militaire, Hertel de Rouville n’habitera toutefois jamais la seigneurie de Rouville. Il reviendra donc à ses héritiers, issus de son union avec Marie-Anne Baudouin (1685-1745), de développer ce fief. Officier reconnu pour sa bravoure et l’efficacité de ses expéditions inspirées des méthodes de guerre autochtones, Hertel de Rouville s’éteint en 1722, un an après avoir été fait chevalier de l’Ordre de Saint-Louis.

Sources

Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.
Dictionnaire biographique du Canada (consulté en janvier 2026)
Site Web du Musée McCord Stewart (consulté en janvier 2026)

Date d'officialisation 1985-03-07

Spécifique Rouville

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Municipalité régionale de comté

Région administrative Montérégie

Municipalité régionale de comté (MRC) Rouville

Municipalité Rougemont (Municipalité)

Code géographique de la municipalité 55037

Latitude               Longitude (coord. sexagésimales) 45° 26' 00" -73° 03' 00"

Latitude               Longitude (coord. décimales) 45.43333 -73.05

Carte topographique 1/50 000 31H06

Carte topographique 1/20 000 31H06 -0202

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