Origine et signification
Cette autoroute d'une longueur de 16 km, portant les numéros 73 et 573, se situe à L'Ancienne-Lorette et dans l'ouest de la ville de Québec. Elle conduit au pont Pierre-Laporte en direction sud et, en direction nord, elle rejoint la route de la Bravoure, qui donne accès à la base militaire de Valcartier. Des échangeurs la relient aux autoroutes Charest, Félix-Leclerc et Duplessis. Pour les différents tronçons, les travaux de construction les plus anciens remontent à 1963.
Notice biographique
Henri IV (Pau, France, 1553 – Paris, France, 1610), dit le Grand, le Bon Roi Henri ou le Vert Galant, est roi de Navarre de 1572 à 1610 et roi de France de 1589 à 1610. Il est issu de l’union d’Antoine de Bourbon (1518-1562), plus proche parent mâle de la maison régnante de Valois selon les lois de succession du royaume de France, et de Jeanne d’Albret (1528-1572), reine de Navarre de 1555 à 1572. Henri de Navarre est baptisé dans la religion catholique, mais élevé dans la foi réformée sous l’influence de sa mère. Dès l’âge de 15 ans, il s’initie au commandement militaire dans le contexte des guerres de Religion (de 1562 à 1598) qui opposent les catholiques et les protestants du royaume de France. Après avoir été limité à un rôle d’observateur au cours de ses premières campagnes, il mène la charge lors de la bataille d’Arnay-le-Duc en 1570. Cette victoire surprise des protestants leur permet d’obtenir une trêve. La réconciliation, consacrée par le mariage d’Henri de Navarre avec sa cousine Marguerite de Valois (1553-1615), le 18 août 1572, est toutefois de très courte durée. Le pouvoir royal fait volte-face six jours après les noces et tente d’éliminer les meneurs protestants rassemblés à Paris pour l’occasion. Henri de Navarre n’échappe au massacre de la Saint-Barthélemy qu’en abjurant sa foi. Retenu en otage à la cour, il réussit finalement à s’enfuir en 1576 et reprend alors la tête du parti protestant.
À la suite du décès du prince François (1555-1584), Henri de Navarre devient l’héritier de son cousin Henri III (1551-1589), qui n’a pas d’enfant. L’accession potentielle d’un protestant à la couronne étant toutefois inacceptable pour la majorité catholique du royaume, le souverain est poussé par l’influent Henri de Guise, chef de la Ligue catholique, à répudier son successeur présomptif, ce qui déclenche une nouvelle phase des hostilités. Henri de Navarre fait valoir ses droits en infligeant une lourde défaite à l’armée royale à Coutras, en 1587, puis il se réconcilie avec Henri III après que ce dernier eut ordonné l’assassinat du duc de Guise. En 1589, Henri III, après avoir été mortellement blessé par un moine catholique fanatique, reconnaît formellement Henri de Navarre comme son héritier. Le nouveau souverain doit néanmoins encore combattre la Ligue catholique qui, appuyée par ses alliés espagnols, contrôle la majorité du royaume. Henri IV remporte des victoires importantes à Arques (en 1589) et à Ivry (en 1590), mais échoue à reprendre Paris. En 1593, il accepte de se convertir définitivement au catholicisme dans l’espoir de mettre un terme au conflit. Cette décision permet son sacre à Chartres, son entrée dans la capitale et sa reconnaissance par le pape. Alors que la noblesse et le peuple se rallient progressivement à sa bannière, Henri IV triomphe à la bataille de Fontaine-Française (en 1595) et au siège d’Amiens (en 1597), vainquant les vestiges de la Ligue et poussant l’Espagne à signer un traité de paix. Le roi promulgue ensuite l’édit de Nantes en 1598, mettant ainsi un terme à plus de trois décennies de guerres civiles. Cet édit reconnaît le catholicisme comme religion officielle du royaume, mais autorise la pratique du culte protestant dans les régions de la France où il est déjà implanté tout en accordant l’égalité civile et des garanties militaires à ses adhérents. Ayant obtenu l’annulation de son premier mariage, Henri IV épouse Marie de Médicis (1575-1642) en 1600 afin d’assurer sa succession. Cette nouvelle union lui donne un héritier, le futur Louis XIII (1601-1643), dès l’année suivante, ce qui permet à Henri IV d’assurer la consolidation du pouvoir royal.
Une fois le royaume pacifié, Henri IV œuvre à sa relance économique à la suite des ravages occasionnés par les guerres de Religion. Assisté par son premier ministre, Maximilien de Béthune, duc de Sully (1559-1641), il favorise la production agricole, cherche à équilibrer les finances royales, encourage l’essor des manufactures, redresse le commerce extérieur et veille à la construction de routes, de ponts et de canaux. Le roi voit aussi à la réorganisation de l’armée, à l’érection de forteresses et au développement de Paris tout en s’affirmant comme un mécène des arts. Sur le plan diplomatique, sa politique préfigure celle de ses successeurs alors qu’il fait jouer à la France le rôle d’arbitre entre l’Europe catholique et l’Europe protestante. Le règne d’Henri IV est également marqué par la relance du projet colonial en Nouvelle-France, ce qui mène à la fondation par Samuel de Champlain, le 3 juillet 1608, de Québec, le premier établissement français permanent en Amérique du Nord.
Le 14 mai 1610, alors qu’il prépare l’entrée de la France dans une guerre contre les Habsbourg d’Autriche en soutien à des princes protestants, Henri IV est assassiné par le fanatique catholique François Ravaillac (1577-1610). Avant que sa mort l’élève au rang de martyr, Henri IV était une figure controversée de son vivant, plusieurs de ses contemporains condamnant ses nombreuses conversions et son libertinage. L’image d’un roi ayant particulièrement les intérêts de son peuple à cœur lui a par la suite été attribuée pendant le siècle de Lumières (de 1715 à 1789), puis elle s’est cristallisée dans la mémoire collective à compter de la Restauration (de 1814 à 1830).
Sources
Trudel, Marcel. Les vaines tentatives, 1524-1603. Montréal, Fides, c1963. 307 p.
Site Web de l'Encyclopédie Britannica (consulté en novembre 2025)
Site Web de l'Encyclopédie Larousse (consulté en novembre 2025)
Site Web du Musée Protestant (consulté en novembre 2025)