Origine et signification
Jean Raynaud (1648-1690), dit Planchat, était un soldat du Régiment de Carignan-Salières, compagnie La Motte, qui partit de La Rochelle (France) en mai 1665 à bord du navire L’Aigle-d’Or et arriva à Québec (Nouvelle-France) au mois d’août de la même année.
Possiblement natif du hameau de Planchat situé aux environs de l’actuelle commune de La Serre-Bussière-Vieille (France), Jean Raynaud est démobilisé lorsque le régiment est rappelé en France, en 1668. Afin de promouvoir le peuplement de la jeune colonie, le roi Louis XIV offrait des terres aux militaires qui souhaitaient s'y établir. Jean Raynaud profita de cette opportunité et il s’installa au pays où il épousa Catherine Millet (1658-1722) à Montréal, le 7 janvier 1671. Le couple s'établit à Pointe-aux-Trembles, cultiva la terre et donna naissance à 7 fils et une fille. Cette époque est marquée par les guerres franco-iroquoises et, le 2 juillet 1690, Jean Raynaud est fait prisonnier par les Iroquois lors de la bataille de la coulée Grou, à laquelle il participait, et mis à mort.
Mentionnons que l’individu savait signer son nom comme l’attestent la graphie Jean ou Jehan Raynaud dans son contrat de mariage et dans les registres paroissiaux. Nous retrouvons aussi la graphie Rainaud et Rainau ainsi que Planchar et Blanchard. La coulée Grou se trouve dans l’actuel arrondissement Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, à Montréal. Date de désignation : 17 janvier 1974.
Sources
Les rues de Montréal : répertoire historique, 1995.
Date d'officialisation
1990-01-25
Spécifique
Jean-Rainaud
Générique (avec ou sans particules de liaison)
Avenue
Type d'entité
Avenue
Région administrative
Montréal
Municipalité régionale de comté (MRC)
Hors MRC
Municipalité
Montréal (Ville)
(Montréal)
Code géographique de la municipalité
66023
Dans une adresse, on écrirait, par exemple :
10, avenue Jean-Rainaud
Sur un panneau de signalisation routière, on écrirait, par exemple :
Avenue Jean-Rainaud
Le nom en rouge correspond à la municipalité qui existait avant les fusions municipales. Dans une adresse, il faut continuer d'utiliser le nom de cette ancienne municipalité.
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