Origine et signification
En 1673, Dollier de Casson (1636-1701) et Bénigne Basset (1639-1699) tracèrent cette rue « montante » (c'est-à-dire perpendiculaire au fleuve) à la limite ouest de la ville. Ils découpèrent une lisière sur la concession de Pierre Gadouas (ou Gadoys) (1594-1667). Compte tenu de la situation de la rue, plusieurs historiens affirmèrent que c'est en hommage à ce colon, Gadouas, que cette rue aurait été nommé. Pierre Gadoys était installé à Québec avec sa famille depuis 1636 lorsque Maisonneuve l'invita à l'accompagner à Montréal. En 1648, il fut le premier à qui l'on concéda une terre : ce qui lui valut d'être considéré comme le « premier habitant » de Montréal. Par contre, il existe une autre explication, à l'effet que cette dénomination honore plutôt Saint-Pierre et le prêtre-baron, Pierre Chevrier de Fancamp. Celui-ci participa avec son ami La Dauversière (1597-1659) et avec Jean-Jacques Olier (1608-1657) à la fondation de la Société Notre-Dame de Montréal. Sa contribution financière aux institutions naissantes de Ville-Marie comme l'Hôtel-Dieu et la Congrégation, fut par ailleurs décisive dans l'histoire de Montréal. C'est lui qui, en 1683, offrit à la paroisse la première cloche pour l'église, cloche que bénit Dollier de Casson. Date de désignation : 1673.
Sources
Les rues de Montréal : répertoire historique, 1995.
Date d'officialisation
1990-01-25
Spécifique
Saint-Pierre
Générique (avec ou sans particules de liaison)
Rue
Type d'entité
Rue
Région administrative
Montréal
Municipalité régionale de comté (MRC)
Hors MRC
Municipalité
Montréal (Ville)
(Montréal)
Code géographique de la municipalité
66023
Dans une adresse, on écrirait, par exemple :
10, rue Saint-Pierre
Sur un panneau de signalisation routière, on écrirait, par exemple :
Rue Saint-Pierre
Le nom en rouge correspond à la municipalité qui existait avant les fusions municipales. Dans une adresse, il faut continuer d'utiliser le nom de cette ancienne municipalité.
|