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Commission de toponymie

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Saint-Éphrem-de-Beauce

Origine et signification Cette municipalité se situe à 160 km au sud de Québec, en Haute-Beauce, au sud de Saint-Victor-de-Tring, au nord immédiat de La Guadeloupe et à l'ouest de Saint-Benoît-Labre. Son territoire est parcouru par la rivière des Hamel.

Vers 1840, des colons venus de Saint-Isidore, de Sainte-Marie et de Beauceville s'installent dans les rangs VI à X du canton de Tring, à l'endroit où la municipalité est présentement implantée. Ils sont ensuite rejoints par des gens venus de Saint-Henri, Saint-Gervais et Saint-Michel. Bientôt, une paroisse identifiée comme Saint-Éphrem-de-Tring naît et sera érigée canoniquement en 1866.

Sur le plan municipal, l'histoire éphremoise remonte à 1864 avec la création des municipalités de Saint-Éphrem-de-Tring et de Saint-Victor-de-Tring, issues du démembrement de la municipalité du township de Tring créée d'abord en 1845, abolie en 1847, puis rétablie en 1855. Par la suite, Saint-Éphrem-de-Tring fera l'objet, en 1870, d'une nouvelle érection modifiant son statut de municipalité de paroisse en celui de municipalité. En 1897, la municipalité du village de Saint-Éphrem-de-Tring était créée à la suite de son détachement de la municipalité de Saint-Éphrem-de-Tring; en 1956, cette dernière devenait la municipalité de la paroisse de Saint-Éphrem-de-Beauce. En 1997, la municipalité du village de Saint-Éphrem-de-Tring et la municipalité de la paroisse de Saint-Éphrem-de-Beauce se regroupaient pour constituer la nouvelle municipalité de Saint-Éphrem-de-Beauce.

On accorde généralement peu de crédit à l'hypothèse mise de l'avant par Pierre-Georges Roy et suivant laquelle cette entité tirerait son nom de celui d'Éphrem Hudon qui, avec son frère Victor, peuplait les nouvelles paroisses de jeunes gens qu'ils recrutaient. On estime plutôt qu'il faut y voir le prénom d'Éphrem Proulx, notaire qui a généreusement offert le terrain pour y construire les édifices religieux nécessaires au culte. Son saint patron, surnommé le docteur du Saint-Esprit, a vécu de 306 à 373 à Édesse (Mésopotamie) et est l'auteur de poèmes et de Commentaires sur l'Écriture.

Le constituant Beauce marque la situation géographique de Saint-Éphrem dans cette région. D'ailleurs, les habitants ont toujours tenu à Beauce, par opposition à Mégantic ou à Frontenac, pour bien marquer l'origine beauceronne des pionniers. Quant à l'élément Tring que l'on retrouvait dans le nom de la municipalité de village, il marque l'appartenance de cet espace au canton de Tring, proclamé en 1804, dont le nom fait allusion à une ville du Hertfordshire anglais, située à 50 km au nord-ouest de Londres, petit centre commercial sur le versant occidental des collines Chiltern. Ce nom subsiste, d'autre part, dans la toponymie londonienne, par exemple sous la forme de Tring Avenue.

Les deux pôles de l'économie locale sont constitués par l'agriculture et l'industrie, favorisée par l'arrivée de la ligne de chemin de fer reliant Vallée-Jonction à Lac-Mégantic en 1894. Autrefois, la qualité de la laine traitée par les Éphremoises était hautement reconnue à travers tout le Québec. Voir : Beauce (région) et Tring (canton).

Sources

Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 1998-03-04

Spécifique Saint-Éphrem-de-Beauce

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Municipalité

Région administrative Chaudière-Appalaches

Municipalité régionale de comté (MRC) Beauce-Sartigan

Municipalité Saint-Éphrem-de-Beauce (Municipalité)

Code géographique de la municipalité 29112

Latitude               Longitude (coord. sexagésimales) 46° 04' 00" -70° 57' 00"

Latitude               Longitude (coord. décimales) 46.06667 -70.95

Carte topographique 1/50 000 21L/02

Carte topographique 1/20 000 21L/02-0101

Anciens noms officiels [ – ]

  • Saint-Éphrem-de-Beauce  (Municipalité de paroisse)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 24 décembre 1997. En effet, à cette date, la municipalité de la paroisse de Saint-Éphrem-de-Beauce et la municipalité du village de Saint-Éphrem-de-Tring se regroupaient pour constituer la nouvelle municipalité de Saint-Éphrem-de-Beauce. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de paroisse. Cette municipalité se situe à 160 km au sud de Québec, en Haute-Beauce, au sud de Saint-Victor-de-Tring, au nord immédiat de La Guadeloupe et à l'ouest de Saint-Benoît-Labre. Son territoire est parcouru par la rivière des Hamel. Vers 1840, des colons venus de Saint-Isidore, de Sainte-Marie et de Beauceville s'installent dans les rangs VI à X du canton de Tring, à l'endroit où la municipalité est présentement implantée. Ils sont ensuite rejoints par des gens venus de Saint-Henri, Saint-Gervais et Saint-Michel. Bientôt, une paroisse identifiée comme Saint-Éphrem-de-Tring naît et sera érigée canoniquement en 1866. Sur le plan municipal, l'histoire saint-éphremoise remonte à 1864 avec la création des municipalités de Saint-Éphrem-de-Tring et de Saint-Victor-de-Tring, issues du démembrement de la municipalité du township de Tring créée d'abord en 1845, abolie en 1847, puis rétablie en 1855. Par la suite, Saint-Éphrem-de-Tring fera l'objet, en 1870, d'une nouvelle érection modifiant son statut de municipalité de paroisse en celui de municipalité. En 1956, une dernière modification fixait le nom et le statut actuels de la municipalité de la paroisse de Saint-Éphrem-de-Beauce. On accorde généralement peu de crédit à l'hypothèse mise de l'avant par Pierre-Georges Roy et suivant laquelle cette entité tirerait son nom de celui d'Éphrem Hudon qui, avec son frère Victor, peuplait les nouvelles paroisses de jeunes gens qu'ils recrutaient. On estime plutôt qu'il faut y voir le prénom d'Éphrem Proulx, notaire qui a généreusement offert le terrain pour y construire les édifices religieux nécessaires au culte. Son saint patron, surnommé le docteur du Saint-Esprit, a vécu de 306 à 373 à Édesse (Mésopotamie) et est l'auteur de poèmes et de Commentaires sur l'Écriture. Le constituant Beauce marque la situation géographique de Saint-Éphrem dans cette région. D'ailleurs, les habitants ont toujours tenu à Beauce, par opposition à Mégantic ou à Frontenac, pour bien marquer l'origine beauceronne des pionniers. Les deux pôles de l'économie locale sont constitués par l'agriculture et l'industrie, favorisée par l'arrivée de la ligne de chemin de fer reliant Vallée-Jonction à Lac-Mégantic en 1894. Voir : Beauce (région).

  • Saint-Éphrem-de-Tring  (Municipalité de village)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 24 décembre 1997. En effet, à cette date, la municipalité du village de Saint-Éphrem-de-Tring et la municipalité de la paroisse de Saint-Éphrem-de-Beauce se regroupaient pour constituer la nouvelle municipalité de Saint-Éphrem-de-Beauce. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de village. Les débuts historiques de même que l'origine dénominative de cette municipalité de la Beauce se confondent partiellement avec ceux de la municipalité de la paroisse de Saint-Éphrem-de-Beauce. Territoire de petite dimension, 55 fois moins étendu que celui de la municipalité qui lui a donné naissance et dans lequel il forme une enclave, Saint-Éphrem-de-Tring a accédé au statut de municipalité de village en 1897 et s'est développée avec la venue du chemin de fer en 1894. L'élément Tring, qui figurait par ailleurs jadis dans l'ancienne dénomination de Saint-Éphrem-de-Beauce, marque l'appartenance de cet espace au canton de Tring, proclamé en 1804, dont le nom fait allusion à une ville du Hertfordshire anglais, située à 50 km au nord-ouest de Londres, petit centre commercial sur le versant occidental des collines Chiltern. Ce nom subsiste, d'autre part, dans la toponymie londonienne, par exemple sous la forme de Tring Avenue. Autrefois, la qualité de la laine traitée par les Éphremoises était hautement reconnue à travers tout le Québec. Par ailleurs, le commerce et l'activité industrielle y ont toujours été assez actifs. Voir : Tring (canton).

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