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Rue Delorimier


Origine et signification Cette voie de communication se trouve à Salaberry-de-Valleyfield, en Montérégie. Son nom rappelle le souvenir de Claude-Nicolas-Guillaume de Lorimier (1744-1825), dit Guillaume, chevalier de Lorimier.

Notice biographique

Claude-Nicolas-Guillaume de Lorimier (Montréal, 1744 – Kahnawake, 1825), dit Guillaume, chevalier de Lorimier, est un officier, un fonctionnaire et un homme politique. Issu d’une famille de la noblesse de la Nouvelle-France à la longue tradition militaire, il entreprend une carrière à titre d’officier subalterne pendant la guerre de Sept Ans (de 1756 à 1763). À la suite de la Conquête, Guillaume de Lorimier décide de rester au Québec, où il travaille probablement comme interprète pour le bureau britannique des Affaires indiennes. 

Guillaume de Lorimier reprend le service militaire au moment du déclenchement de la guerre de l’Indépendance américaine (de 1775 à 1783). Nommé agent résident du bureau des Affaires indiennes à Caughnawaga (aujourd’hui Kahnawake), il s’efforce de recruter des guerriers mohawks pour qu’ils prennent part à la défense de la colonie dans le contexte de l’invasion américaine de 1775-1776. Au cours de ce conflit, le chevalier de Lorimier s’illustre en menant des troupes autochtones lors de raids et d’opérations de reconnaissance dans les environs de Montréal et en territoire américain. Il se distingue notamment durant le siège du fort Saint-Jean à l’automne 1775. Guillaume de Lorimier est toutefois blessé pendant un affrontement dans le Vermont en 1777. Sa convalescence le garde à l’écart des combats jusqu’en 1780, date à laquelle il mène avec succès un raid dans l’État de New York. Son mémoire, « Mes services pendant la guerre américaine de 1775 », publié dans Invasion du Canada : collection de mémoires recueillis et annotés par l’abbé Verreau (Montréal, 1873), reste un témoignage important sur ce conflit.

Au terme de la guerre de l’Indépendance américaine, Guillaume de Lorimier s’installe à Caughnawaga, où il continue d’exercer la fonction d’agent résident, et se marie avec la Mohawk Louise Schuyler (vers 1760-avant 1793). Après le décès de celle-ci, il épouse, en 1793, Marie-Madeleine-Claire Brassard Deschenaux (1767-1800), qui est issue d’une famille seigneuriale, puis, en 1801, la Mohawk Anne Gregory (1776-?). Associé au Parti canadien, Guillaume de Lorimier représente les citoyens de la circonscription de Huntingdon à la Chambre d’assemblée du Bas-Canada de 1792 à 1796. Nommé capitaine résident auprès des Mohawks de Caughnawaga et d’autres groupes haudenosaunis (iroquois), il reprend les armes dans le contexte de la guerre de 1812 (de 1812 à 1815). Le chevalier de Lorimier participe notamment à la bataille de la Châteauguay sous les ordres de Charles-Michel d’Irumberry de Salaberry (1778-1829) en 1813. Au moment de la création du régiment des Embodied Indian Warriors (en 1814), il est nommé surintendant adjoint et obtient le grade de major. À la suite du conflit, Guillaume de Lorimier retourne à Caughnawaga, où il représente les autorités coloniales jusqu’à son décès.

Sources

Dictionnaire biographique du Canada (consulté en septembre 2026)
Répertoire du patrimoine culturel du Québec (consulté en septembre 2026)
Site Web de l'Assemblée nationale du Québec (consulté en septembre 2026)
Site Web Généalogie du Québec et d'Amérique française (consulté en septembre 2026)

Date d'officialisation 2026-09-23

Spécifique Delorimier

Générique (avec ou sans particules de liaison) Rue

Type d'entité Rue

Région administrative Montérégie

Municipalité régionale de comté (MRC) Beauharnois-Salaberry

Municipalité Salaberry-de-Valleyfield (Ville)

Code géographique de la municipalité 70052

Dans une adresse, on écrirait, par exemple : 10, rue Delorimier

Sur un panneau de signalisation routière, on écrirait, par exemple : Rue Delorimier

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