Origine et signification
Cette voie de communication se trouve à Sherbrooke, dans un quartier résidentiel de l’arrondissement des Nations. D’une longueur de 300 m, la rue du Juge-Morin a été nommée en souvenir d’Augustin-Norbert Morin.
Date d'attribution du nom : 2005.
Notice biographique
Augustin-Norbert Morin (Saint-Michel-de-Bellechasse, 1803 – Sainte-Adèle, 1865) est avocat, homme politique et juge. Après des études au Petit Séminaire de Québec, il entame son apprentissage du droit auprès du patriote Denis-Benjamin Viger, à Montréal. En 1826, il fonde La Minerve, un journal propatriote dans lequel il signe plusieurs textes. En 1830, il est élu député de Bellechasse à la Chambre d'assemblée du Bas-Canada, où il appuie le Parti patriote. En 1834, il se distingue en rédigeant la plupart des 92 résolutions qui seront adoptées par la Chambre d'assemblée du Bas-Canada – elles concernent notamment l'établissement d'un gouvernement responsable (c'est-à-dire exerçant un pouvoir concret sur l'administration des affaires internes de l'État), l'amélioration du système de vente des terres publiques et le respect du principe de l'égalité devant la loi, sans distinction d'origine, de langue ou de religion. La même année, il rejoint Denis-Benjamin Viger à Londres pour les présenter et les défendre. À partir de 1836, Augustin-Norbert Morin exerce sa profession à Québec, et Louis-Joseph Papineau lui confie le mandat de réorganiser le mouvement patriote de cette région. Emprisonné pour haute trahison en 1839, il est libéré peu de temps après et retourne à la pratique du droit. Il renoue aussi avec la politique sous l'Union comme député de Nicolet en 1841. D'abord anti-unioniste, Augustin-Norbert Morin accepte finalement de collaborer avec les réformistes pour obtenir le gouvernement responsable. Au cours de ses nombreux mandats, il occupe des fonctions importantes, dont celles de président de la Chambre d'assemblée et, brièvement, de copremier ministre du Canada-Uni. À titre de commissaire des terres de la Couronne, il est un ardent défenseur de la colonisation et il participe activement à l'abolition du régime seigneurial. En 1855, sa nomination comme juge de la Cour supérieure annonce sa retraite définitive de la vie politique. En 1859, il est nommé membre de la Commission de codification des lois du Bas-Canada, qui a pour but de rédiger le premier Code civil.
Date d'officialisation
2006-05-04
Spécifique
Juge-Morin
Générique (avec ou sans particules de liaison)
Rue du
Type d'entité
Rue
Région administrative
Estrie
Municipalité régionale de comté (MRC)
Hors MRC
Municipalité
Sherbrooke (Ville)
Code géographique de la municipalité
43027
Dans une adresse, on écrirait, par exemple :
10, rue du Juge-Morin
Sur un panneau de signalisation routière, on écrirait, par exemple :
Rue du Juge-Morin
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