Logo du gouvernement du Québec.
Commission de toponymie

Retour aux résultats Version imprimable

Centrale René-Lévesque

Origine et signification Cette centrale hydroélectrique souterraine, propriété d’Hydro-Québec, est située à environ 65 km au nord-ouest de Baie-Comeau, sur la Côte-Nord. Sa construction a débuté en 1970 pour se terminer en 1976. Elle était alors connue sous le nom Centrale Manic-3. De type au fil de l’eau, la centrale est aménagée dans une caverne de 177 m de long, 23 m de large et 36 m de haut. Elle renferme six groupes turbine-alternateur de type Francis qui génèrent une puissance de 1 326 MW à partir d'une hauteur de chute de 94 m.

En 2010, la Commission de toponymie a changé le nom Centrale Manic-3 pour celui de Centrale René-Lévesque à la demande d'Hydro-Québec à l'occasion du 50e anniversaire de l’élection de René Lévesque, comme député du Parti libéral dans l’équipe de Jean Lesage, le 22 juin 1960. René Lévesque a joué un rôle essentiel dans le développement économique et hydroélectrique du Québec moderne. Les travaux de construction préliminaires de la centrale ont été lancés lorsqu'il était ministre des Richesses naturelles (1961-1966). À l'automne 1976, les travaux pour sa mise en service se sont terminés. C’est aussi à cette même période que René Lévesque a été élu pour la première fois premier ministre du Québec.

L'histoire des années 1960 retient notamment de cet homme politique le fait d'avoir participé à la nationalisation par acquisitions de gré à gré de réseaux municipaux, privés ou coopératifs d'électricité au Québec ainsi qu'au parachèvement des travaux d'aménagement du complexe Manic-Outardes sur la Côte-Nord. La désignation de cette centrale s'inscrit dans l'histoire du développement du complexe Manic-Outardes et vient s'ajouter à celles de Barrage Daniel-Johnson et Centrale Jean-Lesage. Les noms des installations hydroélectriques rappellent ainsi trois anciens premiers ministres.

Date d'attribution du nom : 2010.

Notice biographique

René Lévesque (Nouveau-Brunswick, Campbellton, 1922 – Montréal, 1987) est le ving-troisième premier ministre du Québec. Il occupe ce poste du 25 novembre 1976 au 3 octobre 1985. Journaliste et animateur d'émissions d'affaires publiques, il fait son entrée à l'Assemblée législative en 1960 en tant que député du Parti libéral dans la circonscription de Montréal-Laurier. En 1968, René Lévesque quitte le parti Libéral et cofonde le Parti québécois, avant d'en devenir le chef la même année. C'est sous cette bannière qu'il se fait élire député de la circonscription de Taillon en 1976.

Premier ministre du premier gouvernement souverainiste de l'histoire du Québec, René Lévesque fait adopter plusieurs textes législatifs majeurs : la loi sur le financement des partis politiques, la loi sur l'assurance automobile, la loi sur le zonage agricole et, surtout, la Charte de la langue française, qui fait du français la seule langue officielle du Québec. C'est aussi sous son administration que sont initiés les référendums sur l'avenir constitutionnel du Québec, le premier ayant lieu le 20 mai 1980.

René Lévesque quitte la vie politique en 1985 et poursuit sa carrière dans les médias, à la radio et à la télévision. Comme auteur, il publie, entre autres, les ouvrages Option Québec et La Passion du Québec. Parmi les lieux nommés en souvenir de ce premier ministre, mentionnons notamment une circonscription électorale, plusieurs voies de communication ainsi que des parcs publics.

En 2012, en raison de son influence sur le cours de l'histoire du Québec, René Lévesque a été désigné personnage historique. Pour plus de détails, consultez la fiche consacrée à ce premier ministre dans le Répertoire du patrimoine culturel du Québec.

Sources

Principales sources (Consultées en novembre 2020.)
Site Web de l'Assemblée nationale
Site Web du Répertoire du patrimoine culturel du Québec
Site Web du Dictionnaire biographique du Canada
Site Web Généalogie Québec
Site Web Ancestry
Plateforme de recherche Érudit

Date d'officialisation 2010-06-14

Spécifique René-Lévesque

Générique (avec ou sans particules de liaison) Centrale

Type d'entité Centrale hydroélectrique

Région administrative Côte-Nord

Municipalité régionale de comté (MRC) Manicouagan

Municipalité Rivière-aux-Outardes (Territoire non organisé)

Code géographique de la municipalité 96902

Latitude               Longitude (coord. sexagésimales) 49° 44' 27" -68° 35' 40"

Latitude               Longitude (coord. décimales) 49.74083 -68.59444

Carte topographique 1/50 000 22F10

Carte topographique 1/20 000 22F10 -0202

Ancien nom officiel

  • Centrale Manic-3  (Centrale hydroélectrique)

    La centrale souterraine Manic-3 loge dans une caverne de 177 m de longueur, de 23 m de largeur et de 36 m de hauteur. Elle renferme six groupes turbine-alternateur de type Francis, qui développent une puissance de 1 183 200 kW à partir d'une hauteur de chute de 94 m. C'est la plus puissante des centrales souterraines de la Côte-Nord dont les travaux de construction ont débuté en 1970 pour se terminer en 1976. Le nom réfère à celui de la rivière Manicouagan, dont il est un diminutif. Jacques Cartier, à son voyage de 1535, décrit cette rivière sans la nommer. Cependant, la mappemonde harleyenne (1542) et celle de Mercator (1569) l'identifient sous la forme St Jacques, tandis que Champlain retient Basse de Ste Marie sur sa carte de 1632. En 1664, le père Henri Nouvel remonte la grande rivière de Manikouaganistikou, alors que l'année suivante, il se rend à l'entrée de la rivière Manicoüagan. Le spécifique Manic a été popularisé par la chanson La Manic (1966), dont Georges Dor a écrit les paroles et la musique. Depuis le 14 juin 2010, le nom Centrale René-Lévesque remplace Centrale Manic-3.

Nouvelle recherche