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Site patrimonial du Banc-de-Pêche-de-Paspébiac

Origine et signification Le site patrimonial du Banc-de-Pêche-de-Paspébiac se situe au cœur de la municipalité de Paspébiac, dans la MRC de Bonaventure. Vue de la terre ferme, cette curieuse formation naturelle dessine un triangle isocèle. L'intérieur du triangle, que les Gaspésiens nomment Barachois, est en fait une lagune ayant un débouché à son extrémité nord-est, porte d'entrée des barques à marée haute. À l'ouest du banc, dans la baie de Paspébiac, un havre naturel offre un mouillage sûr aux petites embarcations contre toute tempête soufflant de l'est. Lors d'un premier voyage le long des côtes de la baie des Chaleurs, en 1766, le Jersiais Charles Robin reconnaît déjà la valeur du site, tant pour la sécurité de son havre que pour la commodité des grèves. Malgré des débuts difficiles, dus en partie à la concurrence, aux naufrages de ses navires et à l'attaque de corsaires, la compagnie qui porte son nom devient dès 1783, la plus importante société engagée dans le commerce du poisson dans tout l'Est du Canada. Une vingtaine d'années lui suffisent pour ériger un véritable empire et en 1802, il place ses neveux à la tête de l'entreprise. Plus tard, vers 1850, les frères Le Boutillier ou Le Bouthillier, Jersiais eux aussi, s'installent à leur tour sur le banc de Paspébiac et deviennent ainsi les concurrents des Robin. En 1964, un incendie détruit la quasi-totalité des bâtiments et met un terme à la présence bicentenaire de la compagnie Robin sur le banc alors qu'elle vend ses biens au gouvernement du Québec. Toutefois, grâce aux efforts concertés des gens du milieu et de l'État, au début des années 1980, quatre bâtiments, notamment le grand hangar des Robin et la maison mère des Le Bouthillier, sont conservés et restaurés dans le but d'en faire principalement un centre de documentation et d'interprétation sur les pêches. Voir : Paspébiac (municipalité). Le site patrimonial du Banc-de-Pêche-de-Paspébiac a été classé en tant que bien patrimonial par le ministère de la Culture et des Communications.

Date d'officialisation 2012-10-19

Spécifique Banc-de-Pêche-de-Paspébiac

Générique (avec ou sans particules de liaison) Site patrimonial du

Type d'entité Site patrimonial

Région administrative Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine

Municipalité régionale de comté (MRC) Bonaventure

Municipalité TNO aquatique de la MRC de Bonaventure (Territoire non organisé géographique)

Code géographique de la municipalité 05990

Latitude               Longitude (coord. sexagésimales) 48° 01' 09" -65° 14' 36"

Latitude               Longitude (coord. décimales) 48.01917 -65.24333

Carte topographique 1/50 000 22A03

Carte topographique 1/20 000 22A03 -0102

Anciens noms officiels

  • Le Banc-de-Paspébiac  (Site historique)

    Au cœur de la municipalité de Paspébiac, dans la MRC de Bonaventure, un banc de sable sur lequel sont érigés d'anciens bâtiments de pêche constitue le lieu historique appelé Le Banc-de-Paspébiac. Vue de la terre ferme, cette curieuse formation naturelle dessine un triangle isocèle. L'intérieur du triangle, que les Gaspésiens nomment Barachois, est en fait une lagune ayant un débouché à son extrémité nord-est, porte d'entrée des barques à marée haute. À l'ouest du banc, dans la baie de Paspébiac, un havre naturel offre un mouillage sûr aux petites embarcations contre toute tempête soufflant de l'est. Lors d'un premier voyage le long des côtes de la baie des Chaleurs, en 1766, le Jersiais Charles Robin reconnaît déjà la valeur du site, tant pour la sécurité de son havre que pour la commodité des grèves. Malgré des débuts difficiles, dus en partie à la concurrence, aux naufrages de ses navires et à l'attaque de corsaires, la compagnie qui porte son nom devient dès 1783 la plus importante société engagée dans le commerce du poisson dans tout l'Est du Canada. Une vingtaine d'années lui suffisent pour ériger un véritable empire et, en 1802, il place ses neveux à la tête de l'entreprise. Plus tard, vers 1850, les frères Le Boutillier ou Le Bouthillier, Jersiais eux aussi, s'installent à leur tour sur le banc de Paspébiac et deviennent ainsi les concurrents des Robin. En 1964, un incendie détruit la quasi-totalité des bâtiments et met un terme à la présence bicentenaire de la compagnie Robin sur le banc alors qu'elle vend ses biens au gouvernement du Québec. Toutefois, grâce aux efforts concertés des gens du milieu et de l'État, au début des années 1980, quatre bâtiments, notamment le grand hangar des Robin et la maison mère des Le Bouthillier, sont conservés et restaurés dans le but d'en faire principalement un centre de documentation et d'interprétation sur les pêches. Voir : Paspébiac (municipalité).

  • Site historique du Banc-de-Pêche-de-Paspébiac

    Au cœur de la municipalité de Paspébiac, dans la MRC de Bonaventure, un banc de sable sur lequel sont érigés d'anciens bâtiments de pêche constitue le lieu historique appelé Site historique du Banc-de-Pêche-de-Paspébiac. Ce site historique a été classé le 17 juillet 1981. Vue de la terre ferme, cette curieuse formation naturelle dessine un triangle isocèle. L'intérieur du triangle, que les Gaspésiens nomment Barachois, est en fait une lagune ayant un débouché à son extrémité nord-est, porte d'entrée des barques à marée haute. À l'ouest du banc, dans la baie de Paspébiac, un havre naturel offre un mouillage sûr aux petites embarcations contre toute tempête soufflant de l'est. Lors d'un premier voyage le long des côtes de la baie des Chaleurs, en 1766, le Jersiais Charles Robin reconnaît déjà la valeur du site, tant pour la sécurité de son havre que pour la commodité des grèves. Malgré des débuts difficiles, dus en partie à la concurrence, aux naufrages de ses navires et à l'attaque de corsaires, la compagnie qui porte son nom devient dès 1783 la plus importante société engagée dans le commerce du poisson dans tout l'Est du Canada. Une vingtaine d'années lui suffisent pour ériger un véritable empire et, en 1802, il place ses neveux à la tête de l'entreprise. Plus tard, vers 1850, les frères Le Boutillier ou Le Bouthillier, Jersiais eux aussi, s'installent à leur tour sur le banc de Paspébiac et deviennent ainsi les concurrents des Robin. En 1964, un incendie détruit la quasi-totalité des bâtiments et met un terme à la présence bicentenaire de la compagnie Robin sur le banc alors qu'elle vend ses biens au gouvernement du Québec. Toutefois, grâce aux efforts concertés des gens du milieu et de l'État, au début des années 1980, quatre bâtiments, notamment le grand hangar des Robin et la maison mère des Le Bouthillier, sont conservés et restaurés dans le but d'en faire principalement un centre de documentation et d'interprétation sur les pêches. Voir : Paspébiac (municipalité).

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