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Rue Pierre-Georges-Roy


Origine et signification Cette rue est située dans le secteur de Lévis, à Lévis, en Chaudière-Appalaches. Plus précisément, elle se trouve dans un quartier où les voies de communication sont désignées par des noms d'auteurs et de journalistes québécois. On rappelle ici le souvenir de Pierre-Georges Roy.

Notice biographique

Pierre-Georges Roy (1870-1953) est un archiviste et un historien natif de Lévis, en Chaudière-Appalaches, où il a résidé toute sa vie.

Après ses études au collège de Lévis et au séminaire de Québec, Pierre-Georges Roy amorce sa carrière dans le domaine du journalisme et de la recherche historique. En 1890, il met d’abord sur pied la revue Le Glaneur, qu’il dirige jusqu’en 1892, avant de collaborer comme rédacteur au Canadien, au Quotidien et, de 1893 à 1894, au Moniteur de Lévis. À une époque où l’histoire du Canada est encore en friche et que l’accès aux archives demeure difficile, le jeune érudit estime nécessaire d’effectuer un travail en amont et se donne comme mission de compiler, d’analyser et de commenter les documents historiques. C’est ainsi qu’en 1895, il fonde Le Bulletin des recherches historiques, qui deviendra l’une des revues d’histoire les plus réputées du Canada français. Attaché au service des Archives du Dominion à partir de 1914, Pierre-Georges Roy participe ensuite à la fondation du Bureau des archives du Québec (aujourd’hui Bibliothèque et Archives nationales du Québec) et est nommé archiviste de la province de Québec en 1920, fonction qu’il est le premier à occuper. L’année suivante, il inaugure le Rapport de l’archiviste de la province de Québec, dont l’imposante série totalisera plus de 30 volumes et servira d’outil de travail pour les historiens du Canada. Durant sa carrière, il exerce plusieurs autres fonctions, notamment celles de secrétaire de la Commission des monuments historiques (1922-1941) et de directeur-conservateur du Musée du Québec (1931-1941), en plus d’être membre de la Société royale du Canada et de la Société des Dix.

Auteur prolifique, Pierre-Georges Roy a publié plus de 200 ouvrages sur l'histoire de Lévis ainsi que sur de nombreuses paroisses et familles du Québec. Parmi ses œuvres, notons Les monuments commémoratifs de la province de Québec (1923), Les vieilles églises de la province de Québec, 1647-1800 (1925), Vieux manoirs, vieilles maisons : première série (1927) et Les dates lévisiennes (1932-1940). Il a reçu plusieurs distinctions, dont le titre de commandeur de l'ordre pontifical de Saint-Grégoire-le-Grand et celui de chevalier de la Légion d'honneur.

Sources

Ville de Lévis, 2014
Bruches, J. « Pierre-Georges Roy (1870-1953) ». Histoire Québec, vol. 9, no 1, 2003, p. 42–43.
Site Web du Répertoire du patrimoine culturel du Québec (consulté en avril 2025).
Site Web de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (consulté en avril 2025).

Date d'officialisation 2014-11-21

Spécifique Pierre-Georges-Roy

Générique (avec ou sans particules de liaison) Rue

Type d'entité Rue

Région administrative Chaudière-Appalaches

Municipalité régionale de comté (MRC) Hors MRC

Municipalité Lévis (Ville)

Code géographique de la municipalité 25213

Dans une adresse, on écrirait, par exemple : 10, rue Pierre-Georges-Roy

Sur un panneau de signalisation routière, on écrirait, par exemple : Rue Pierre-Georges-Roy

Anciens noms officiels

  • Rue Gabrielle-Roy

    Notice biographique

    Gabrielle Roy (Saint-Boniface, Manitoba, 1909 – Québec, 1983) est une romancière et une figure majeure de la littérature québécoise. Titulaire d'un brevet d'institutrice, elle commence une carrière dans l'enseignement au Manitoba. En 1937, elle part étudier les arts dramatiques en Europe et y séjourne deux ans. À son retour au pays, Gabrielle Roy s'installe à Montréal et travaille comme pigiste pour différents périodiques, tout en se consacrant à l'écriture. Son premier roman, Bonheur d'occasion, paraît en 1945 et confère à son auteure une célébrité immédiate. Gabrielle Roy reçoit d'ailleurs en 1947 le prix Femina pour cette œuvre, une première pour une écrivaine québécoise. La même année, Gabrielle Roy retourne en France, accompagnée de son conjoint, Marcel Carbotte; elle en profite pour écrire La petite poule d'eau, un roman publié à Montréal en 1950. Deux années plus tard, elle s'établit à Québec et se consacre entièrement à l'écriture. De sa plume naissent, entre autres, les œuvres Alexandre Chenevert (1954), La montagne secrète (1961), Ces enfants de ma vie (1977) et Fragile lumière de la terre (1978). Son autobiographie, La détresse et l'enchantement, a été publiée après son décès. Gabrielle Roy est la première femme admise à la Société royale du Canada et elle reçoit de nombreuses autres distinctions, dont le prix Duvernay (1956), le prix du Gouverneur général (1947, 1957 et 1977) ainsi que le prix Athanase-David (1970). Le gouvernement du Québec l'a désignée personnage historique en 2021.

    Consultez la fiche consacrée à cette femme dans le Répertoire du patrimoine culturel du Québec.

  • Rue Laure-Conan

    Notice biographique

    Laure Conan, nom de plume de Félicité Angers (La Malbaie, 1845 – Québec, 1924), est la première romancière québécoise. Quelques années après ses études chez les Ursulines à Québec, où elle se distingue par ses talents littéraires, elle publie une première nouvelle, « Un amour vrai », dans la Revue de Montréal en 1878. Écrivaine prolifique, elle publie plusieurs œuvres. Elle commence une carrière journalistique au cours de la décennie 1890 et collabore à la rédaction de textes dans plusieurs revues et journaux; ses écrits contestent souvent le rôle dévolu aux femmes à cette époque. En 1900, son texte « Nos établissements d'éducation » fait partie du collectif Les femmes du Canada : leur vie et leurs œuvres, présenté à l'Exposition universelle de Paris. Laure Conan reçoit le prix Montyon de l'Académie française en 1903 pour son roman historique L'Oublié et devient la première écrivaine au Canada à recevoir un tel hommage. Parmi ses autres romans, mentionnons Angéline de Montbrun (1881), À l'œuvre et à l'épreuve (1891) et La vaine foi (1921), ainsi que des biographies religieuses éditées en 1913 sous le titre Physionomies de saints. Son dernier roman, La Sève immortelle, est publié à titre posthume en 1925. Le gouvernement du Québec l'a désignée personnage historique en 2021.

    Consultez la fiche consacrée à cette femme dans le Répertoire du patrimoine culturel du Québec.

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