Origine et signification
Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 19 décembre 2012. En effet, à cette date, la municipalité du village de Saint-Alexis et la municipalité de la paroisse de Saint-Alexis se regroupaient pour constituer la nouvelle municipalité de Saint-Alexis. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de la paroisse de Saint-Alexis. Après la création de la paroisse de Saint-Alexis, en 1851, dans le haut de la seigneurie Saint-Sulpice (fiefs Bayeul et Martel), une municipalité de paroisse devait être érigée, en 1855, dans les hautes-terres de la plaine du Saint-Laurent, à une vingtaine de kilomètres au nord de Saint-Roch-de-l'Achigan, dans la région de Lanaudière, à même le territoire de Saint-Jacques. La dénomination retenue, également attribuée au bureau de poste établi en 1855 et qui prendra l'appellation Saint-Alexis-de-Montcalm en 1876, rend hommage au chanoine Alexis-Frédéric Truteau (1808-1872). Celui-ci, ordonné en 1830 par monseigneur Jean-Jacques Lartigue, occupe la fonction de chancelier de monseigneur Ignace Bourget, de 1847 à 1872, et il fixera les limites de la paroisse en 1852. On le surnomme alors « le bon père Truteau ». Alexis-Frédéric Truteau devient célèbre en raison de son rôle dans l'affaire Guibord. Il refuse, en effet, la sépulture chrétienne à Joseph Guibord, dit Archambault (1809-1869), en raison d'un décret romain obtenu par monseigneur Bourget contre l'Institut canadien auquel appartenait Guibord. Une décision du juge Mondelet, en mai 1870, obligera le curé Rousselot et les marguilliers de Notre-Dame-de-Montréal ainsi que le chanoine Truteau à revenir sur leur décision et à permettre la translation des restes de Guibord au cimetière catholique de la Côte-des-Neiges. Des Acadiens se sont installés sur le territoire vers 1795, en provenance de L'Assomption. De nos jours, de magnifiques érablières font la renommée de Saint-Alexis.
Sources
Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.