Origine et signification
Le nom Val-Morin désigne une municipalité située dans la région des Laurentides à quelque 70 km au nord-ouest de Montréal. Le territoire de Val-Morin, d’une superficie d’environ 40 km2, est traversé notamment par la rivière du Nord et l’autoroute des Laurentides. On y trouve de nombreuses étendues d’eau. Parmi les plus importantes, mentionnons le lac Raymond, le lac La Salle et une partie du lac Théodore.
L'ouverture à la colonisation de la région des Laurentides où se trouve Val-Morin remonte à la fin du XIXe siècle. Le nom Val-Morin rappelle le souvenir d’Augustin-Norbert Morin (1803-1865). Il a d’abord désigné le bureau de poste en service à partir de 1887. Ce nom a ensuite été attribué en 1922 à la municipalité. Celle-ci a été créée par un détachement du territoire de Sainte-Adèle la même année.
Le fait que les missionnaires chantaient la messe dans la maison d’Augustin-Norbert Morin à l'époque de la colonisation de la localité, dont ce dernier compte parmi les premiers résidents, a sans doute contribué au désir des autorités du temps d’honorer sa mémoire en dénommant la municipalité à son nom. De plus, Augustin-Norbert Morin a aidé de nombreux colons à s'établir dans la région, participant ainsi à son développement.
L’économie valmorinoise est principalement tournée vers les activités de plein air et de loisirs.
Notice biographique
Augustin-Norbert Morin (Saint-Michel-de-Bellechasse, 1803 – Sainte-Adèle, 1865) est avocat, homme politique et juge. Après des études au Petit Séminaire de Québec, il entame son apprentissage du droit auprès du patriote Denis-Benjamin Viger, à Montréal. En 1826, il fonde La Minerve, un journal propatriote dans lequel il signe plusieurs textes. En 1830, il est élu député de Bellechasse à la Chambre d'assemblée du Bas-Canada, où il appuie le Parti patriote. En 1834, il se distingue en rédigeant la plupart des 92 résolutions qui seront adoptées par la Chambre d'assemblée du Bas-Canada – elles concernent notamment l'établissement d'un gouvernement responsable (c'est-à-dire exerçant un pouvoir concret sur l'administration des affaires internes de l'État), l'amélioration du système de vente des terres publiques et le respect du principe de l'égalité devant la loi, sans distinction d'origine, de langue ou de religion. La même année, il rejoint Denis-Benjamin Viger à Londres pour les présenter et les défendre. À partir de 1836, Augustin-Norbert Morin exerce sa profession à Québec, et Louis-Joseph Papineau lui confie le mandat de réorganiser le mouvement patriote de cette région. Emprisonné pour haute trahison en 1839, il est libéré peu de temps après et retourne à la pratique du droit. Il renoue aussi avec la politique sous l'Union comme député de Nicolet en 1841. D'abord anti-unioniste, Augustin-Norbert Morin accepte finalement de collaborer avec les réformistes pour obtenir le gouvernement responsable. Au cours de ses nombreux mandats, il occupe des fonctions importantes, dont celles de président de la Chambre d'assemblée et, brièvement, de copremier ministre du Canada-Uni. À titre de commissaire des terres de la Couronne, il est un ardent défenseur de la colonisation et il participe activement à l'abolition du régime seigneurial. En 1855, sa nomination comme juge de la Cour supérieure annonce sa retraite définitive de la vie politique. En 1859, il est nommé membre de la Commission de codification des lois du Bas-Canada, qui a pour but de rédiger le premier Code civil.
Date d'officialisation
1968-12-05
Spécifique
Val-Morin
Générique (avec ou sans particules de liaison)
Type d'entité
Municipalité
Région administrative
Laurentides
Municipalité régionale de comté (MRC)
Les Laurentides
Municipalité
Val-Morin (Municipalité)
Code géographique de la municipalité
78005
Latitude Longitude (coord. sexagésimales)
46° 00' 24"
-74° 11' 19"
Latitude Longitude (coord. décimales)
46.00669
-74.18866
Carte topographique 1/50 000
31J/01
Carte topographique 1/20 000
31J/01-0102