Origine et signification
Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 26 septembre 2001. En effet, à cette date, la municipalité d'Aubert-Gallion, la ville de Saint-Georges ainsi que les municipalités des paroisses de Saint-Georges-Est et de Saint-Jean-de-la-Lande se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Saint-Georges. L'appellation Aubert-Gallion a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne municipalité du même nom.
Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité d'Aubert-Gallion.
Alors que maintes municipalités tirent leur appellation de la dénomination d'un canton, dans le cas d'Aubert-Gallion, en Beauce, c'est celle de la seigneurie qui a été mise à contribution. En effet, celle-ci a été concédée le 24 septembre 1736 à Marie-Thérèse de La Lande Gayon, seconde épouse et veuve de François Aubert de La Chesnaye, seigneur de Maur et de Mille-Vaches (1669-1725) et veuve également de Paul Le Moyne de Maricourt (1663-1704), officier, interprète et négociateur auprès des Amérindiens. Le peuplement de la seigneurie prit son essor au début du XIXe siècle, lorsque John George Pozer en fit l'acquisition (1807). Le nom de Pozer est, incidemment, toujours rattaché à un cours d'eau traversant la municipalité. Avec le temps, la dénomination Gayon a été transformée en Gallion, Galion, graphies déjà attestées dans des documents anciens. Cette évolution phonétique s'explique d'autant plus aisément que la veuve Gayon n'a pas fréquemment visité sa seigneurie et que le peuplement y fut relativement tardif. La paroisse érigée canoniquement en 1835 a longtemps porté le nom de Saint-Georges-d'Aubert-Gallion. La communauté aubert-gallionnaise jouit d'un paysage typiquement beauceron s'étalant sur le versant ouest de la vallée de la Chaudière. Établie en 1855, elle circonscrit, par sa localisation, une partie de la ville de Saint-Georges.
Sources
Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.