Origine et signification
Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 25 février 1998. En effet, à cette date, les municipalités de Saint-François-de-Beauce et de Saint-François-Ouest ainsi que la ville de Beauceville se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Beauceville. L'appellation Saint-François-de-Beauce a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne municipalité du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de Saint-François-de-Beauce. Le territoire de cette municipalité encercle, avec celui de Saint-François-Ouest, la municipalité de Beauceville, à 15 km au sud-est de Saint-Joseph-de-Beauce. La troisième localité de la Beauce commence à exister avec la fondation, en 1736, de la seigneurie Rigaud-De Vaudreuil ou Saint-François-de-la-Nouvelle-Beauce et avec l'instauration d'une mission, desservie à l'origine, comme Sainte-Marie, à partir de Saint-Joseph, qui deviendra officiellement la paroisse de Saint-François-d'Assise en 1835. En 1769, la desserte de Saint-François est fermée et ne sera réouverte qu'en 1783. Le nom cependant a subsisté et sera confirmé en 1784. Par la suite, cette appellation sera transférée à la municipalité de paroisse instituée en 1855, devenue la municipalité de Saint-François-de-Beauce en 1957. Toutefois, en 1845, une entité municipale répondant au nom de Saint-François-de-la-Beauce avait été créée et abolie en 1847 pour devenir partie de la municipalité de comté. Le bureau de poste établi en 1852 était identifié sous la dénomination de Saint-François-de-Beauce. Une double explication justifie le choix du saint patron. Suivant l'une d'elles, on aurait voulu rendre hommage au père François Carpentier, récollet qui arrive au Canada en 1737 et dessert toute la Nouvelle-Beauce ainsi que la paroisse de 1737 à 1743 et qui remplit les fonctions de curé de Saint-Nicolas (1749-1751). Il meurt en 1773. Le choix de saint François d'Assise (vers 1182-1226) se serait tout naturellement imposé, car les Récollets, qui constituent une branche de l'ordre des Frères Mineurs fondé par François d'Assise, ont joué un rôle de premier plan en Nouvelle-France et en Nouvelle-Beauce. On peut croire cependant que les François étaient nombreux à l'époque, ce phénomène a pu avoir quelque influence. Selon une deuxième version traditionnelle, il s'agirait d'une allusion à François-Pierre de Rigaud de Vaudreuil (1703-1779), seigneur de Rigaud-De Vaudreuil ou Saint-François-de-la-Nouvelle-Beauce, gouverneur de Trois-Rivières en 1749 et de Montréal en 1757. Les deux positions paraissent davantage complémentaires et plausibles que contradictoires. Le territoire de Saint-François-de-Beauce a été affecté au cours des ans de nombreux détachements qui ont donné naissance à quelques municipalités voisines comme Beauceville (1904), Beauceville-Est (1930) Saint-François-Est (1933) et Saint-Simon-les-Mines (1950). Voir : Beauce (région).
Sources
Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.