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Commission de toponymie

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Parc Victoria

Origine et signification Ce parc public est situé au 160, rue du Cardinal-Maurice-Roy, dans l’arrondissement de La Cité-Limoilou, à Québec. D’une superficie d’environ 18 ha, il comprend, entre autres, une aire de planche à roulettes, des jeux d’eau, des modules de jeux pour enfants, une patinoire extérieure et des terrains de sport. On y trouve également le stade Canac. Le nom de ce parc rappelle le souvenir de Victoria (1819-1901), reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande de 1837 à 1901.

Notons que les terrains sur lesquels se trouve le parc appartenaient autrefois à la congrégation religieuse des Augustines. Ils étaient contigus à ceux de l’Hôpital général de Québec, fondé par ces mêmes religieuses. En 1896, à l’initiative du maire Simon-Napoléon Parent (1855-1920), une entente a été conclue entre les religieuses et la Ville de Québec : les Augustines acceptaient de vendre les terrains nécessaires à la création d’un parc à condition que « la Ville s’engage à n’utiliser le site que pour en faire un parc public à l’usage des citoyens [et qu’elle] s’engage aussi à y effectuer tous les travaux d’aménagement et à y maintenir en tout temps le bon ordre et la moralité publique ». Inauguré le 22 juin 1897, le parc Victoria a été nommé ainsi pour souligner le soixantième anniversaire du couronnement de la reine Victoria.

Notice biographique

Victoria, née Alexandrina Victoria (Londres, Angleterre, 1819 – île de Wight, Angleterre, 1901), est reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande (de 1837 à 1901), reine du Canada (de 1867 à 1901) et impératrice des Indes (de 1877 à 1901).

Victoria succède, en 1837, à son oncle Guillaume IV (1765-1837), mort sans descendance, comme reine du Royaume-Uni. Le 10 février 1840, elle épouse le prince Albert de Saxe-Cobourg-Gotha (1819-1861). La mort de son époux, en 1861, plonge la reine dans une profonde dépression, qui lui enlève pendant plusieurs années son intérêt pour les affaires publiques. Si le peuple britannique est d'abord sympathique à l'égard de Victoria, l'absence prolongée de la souveraine entraîne une certaine montée du républicanisme. Seule l'influence du premier ministre Benjamin Disraeli (1804-1881) lui permet d'émerger de son apathie et de regagner l'affection populaire. Les jubilés d'or et de diamant de Victoria, respectivement en 1887 et en 1897, sont l'occasion d'importantes célébrations à travers l'Empire britannique. Au crépuscule de son règne, Victoria est devenue le symbole de l'impérialisme britannique et une icône nationale associée aux valeurs familiales et aux normes strictes de la morale de l'époque. 

Le règne de près de 64 ans de Victoria – le deuxième plus long de l'histoire du Royaume-Uni – est marqué par une expansion territoriale importante de l'Empire britannique, notamment en Afrique et en Asie. Au terme de celui-ci, « l'empire sur lequel le soleil ne se couche jamais » s'étend sur environ un cinquième de la surface terrestre du globe et s'est affirmé comme la première puissance industrielle et commerciale du monde. Les mariages de plusieurs des 9 enfants et des 43 petits-enfants de la « grand-mère de l'Europe » avec des membres de familles royales européennes contribuent également à accroître l'influence culturelle et politique du Royaume-Uni sur le continent. Or, le Royaume-Uni connaît aussi de profondes transformations économiques, politiques, sociales et technologiques au cours de l'époque victorienne. Si Victoria tente d'influencer en privé les décisions politiques et les nominations ministérielles, le régime parlementaire britannique se démocratise considérablement pendant son règne et la monarchie adopte progressivement son rôle cérémonial moderne, assurant ainsi sa pérennité.

Bien que la reine Victoria n'ait jamais visité le Québec au cours de son règne, la toponymie québécoise rappelle abondamment son souvenir. Victoria marque pour la première fois notre histoire nationale à l'occasion de son couronnement, alors qu'elle accorde l'amnistie à de nombreux patriotes qui ont participé aux rébellions de 1837 et de 1838. En 1857, Victoria choisit Ottawa, alors une ville d'exploitation forestière peu peuplée située à la frontière du Québec et de l'Ontario, comme capitale du Canada-Uni. Elle réitère ce choix au moment de la Confédération canadienne, en 1867. D'ailleurs, Victoria, favorable à l'union des colonies de l'Amérique du Nord britannique, contribue à ce processus par son influence rassembleuse. Au terme de celui-ci, elle devient la première reine du Canada. Notons également que la Croix de Victoria, instituée pendant la guerre de Crimée (de 1853 à 1856) afin de récompenser les actes de bravoure, reste la plus haute distinction militaire dans plusieurs pays du Commonwealth, dont le Canada.

Sources

BLANCHET, Danielle, Saint-Roch, un quartier en constante mutation, Québec, Les quartiers de Québec, 1987, pages 19-20.
Site Web de l'Encyclopédie Britannica (consulté en mars 2023)
Site Web de l'Encyclopédie canadienne (consulté en mars 2023)
Site Web de l'Encyclopédie Universalis (consulté en mars 2023)
Site Web Royal (consulté en mars 2023)

Date d'officialisation 2014-02-26

Spécifique Victoria

Générique (avec ou sans particules de liaison) Parc

Type d'entité Parc public

Région administrative Capitale-Nationale

Municipalité régionale de comté (MRC) Hors MRC

Municipalité Québec (Ville)

Code géographique de la municipalité 23027

Latitude               Longitude (coord. sexagésimales) 46° 48' 58" -71° 14' 00"

Latitude               Longitude (coord. décimales) 46.81616 -71.23341

Carte topographique 1/50 000 21L14

Carte topographique 1/20 000 21L14 -0102

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