Origine et signification
Cette voie de communication se trouve à Mont-Saint-Hilaire, en Montérégie. Son nom rappelle le souvenir de Jean-Baptiste Hertel de Rouville (1668-1722), personnage marquant de l’histoire militaire de la Nouvelle-France. En 1694, celui-ci s’est vu concéder la seigneurie de Rouville, qui s’étendait notamment sur le territoire actuel de Mont-Saint-Hilaire.
Notice biographique
Jean-Baptiste Hertel de Rouville (Trois-Rivières, 1668 – île du Cap-Breton, 1722) est un militaire et un seigneur. Troisième fils du célèbre commandant Joseph-François Hertel de La Fresnière (1642-1722), il s’initie au métier des armes dès son jeune âge et accompagne son père et ses frères lors de plusieurs expéditions contre les colonies de la Nouvelle-Angleterre pendant la première guerre intercoloniale (de 1688 à 1697). Il participe notamment au raid sur Salmon Falls, situé dans l’actuel État du New Hampshire, en mars 1690, puis il s’illustre lors de la défense de Québec contre les troupes de l’amiral William Phips (1651-1695) en octobre de la même année.
Suivant les traces de son père, Hertel de Rouville mène avec brio plusieurs expéditions punitives contre les colonies de la Nouvelle-Angleterre lors de la deuxième guerre intercoloniale (de 1702 à 1713) et devient l’un des hommes de confiance du gouverneur de la Nouvelle-France Philippe de Rigaud de Vaudreuil (1650-1725). À la tête de contingents composés de quelque 250 soldats français, miliciens et alliés autochtones, il dirige, entre autres, les raids sur Deerfield en 1704 et Haverhill en 1708, deux localités situées dans l’actuel État du Massachusetts. À la suite de la signature du Traité d’Utrecht en 1713, Hertel de Rouville est nommé commandant des troupes stationnées sur l’île du Cap-Breton, alors appelée Île Royale. Les autorités coloniales françaises souhaitent fortifier cette île, dont l’emplacement est devenu particulièrement stratégique en raison de la cession de Terre-Neuve et de l’Acadie péninsulaire à la Grande-Bretagne. En 1715, le gouverneur de l’île Royale, Philippe de Pastour de Costebelle (1661-1717), confie à Hertel de Rouville la mission de superviser la construction d’un fort situé près de Port-Dauphin (aujourd’hui Englishtown). Ce dernier demeurera le commandant de cet ouvrage jusqu’à son décès.
En 1694, le gouverneur Louis de Buade de Frontenac (1622-1698) concède à Hertel de Rouville des terres qui s’étendent sur les actuels territoires de Mont-Saint-Hilaire, d’Otterburn Park et de Saint-Jean-Baptiste, en Montérégie. Entièrement dévoué à sa carrière militaire, Hertel de Rouville n’habitera toutefois jamais la seigneurie de Rouville. Il reviendra donc à ses héritiers, issus de son union avec Marie-Anne Baudouin (1685-1745), de développer ce fief. Officier reconnu pour sa bravoure et l’efficacité de ses expéditions inspirées des méthodes de guerre autochtones, Hertel de Rouville s’éteint en 1722, un an après avoir été fait chevalier de l’Ordre de Saint-Louis.
Sources
Dictionnaire biographique du Canada (consulté en janvier 2026)
Site Web du Musée McCord Stewart (consulté en janvier 2026)
Date d'officialisation
1986-05-01
Spécifique
De Rouville
Générique (avec ou sans particules de liaison)
Rue
Type d'entité
Rue
Région administrative
Montérégie
Municipalité régionale de comté (MRC)
La Vallée-du-Richelieu
Municipalité
Mont-Saint-Hilaire (Ville)
Code géographique de la municipalité
57035
Dans une adresse, on écrirait, par exemple :
10, rue De Rouville
Sur un panneau de signalisation routière, on écrirait, par exemple :
Rue De Rouville