Origine et signification
Cette rue se trouve à Mirabel, dans les Laurentides. Plus précisément, elle est située dans un secteur où les noms des voies de communication font référence à des personnalités du monde du sport. On rappelle ici le souvenir de Jean Rougeau, dit Johnny Rougeau.
Notice biographique
Jean Rougeau (Montréal, 1929 – id., 1983), dit Johnny Rougeau, est un lutteur professionnel, un administrateur sportif et un homme d’affaires. Suivant les traces de son oncle Eddie Auger (1923-1973), Jean Rougeau commence sa carrière de lutteur professionnel aux États-Unis en 1951, où il se fait rapidement connaître sous le nom de scène de Johnny Rougeau. À la suite de la retraite de son mentor, le célèbre Yvon Robert (1914-1971), en 1958, Johnny Rougeau devient, comme son frère Jacques Rougeau (1930-2019) et Édouard Carpentier (1926-2010), l’une des têtes d’affiche principales des spectacles de lutte tenus à Montréal. Lutteur particulièrement charismatique, il cumule les championnats et attire des foules records lors de combats mémorables contre ses grands rivaux Ivan Koloff (1942-2017) et Abdullah the Butcher (né en 1941). Johnny Rougeau contribue aussi à la popularité de son sport en tant que promoteur, à compter de 1966, de l’émission Sur le matelas, qui sera diffusée à l’antenne de Télé-Métropole pendant une décennie. Homme d’affaires avisé, il est entre autres propriétaire, de 1961 à 1965, du cabaret Mocambo, où de nombreuses vedettes nord-américaines de l’époque se produisent sur scène. Mentionnons que Johhny Rougeau est également passé à l’histoire pour son rôle de garde du corps de René Lévesque (1922-1987), alors candidat pour le Parti libéral, lors de l’élection de 1960, qui a mis fin au règne de l’Union nationale.
Passionné par le hockey dès son jeune âge, Johnny Rougeau acquiert le National de Rosemont en 1969, à l’aube de la saison inaugurale du circuit qui deviendra la Ligue de hockey junior Maritimes Québec (LHJMQ). Il déménage le club à Laval en 1971, puis cumule les fonctions de propriétaire, de directeur général et d’entraîneur pendant deux ans. Après sa retraite définitive de la lutte en 1976, Johnny Rougeau revient à la barre de l’équipe jusqu’en 1978. Le recrutement de Mike Bossy (1957-2022), qui s’illustrera dans l’uniforme du National avant de connaître une brillante carrière professionnelle, représente son plus grand succès comme dirigeant du club. Administrateur sportif très respecté, Johnny Rougeau est nommé président de la LHJMQ en 1981, une fonction qu’il exercera jusqu’en 1983 malgré sa lutte contre le cancer. Au cours de son mandat, il veille à accroître la notoriété du circuit et supervise la création de nouvelles franchises à Drummondville et à Longueuil. Il jette également les bases de l’implication de la ligue dans la scolarisation des joueurs en introduisant les premières bourses d’études. Parallèlement à son rôle de président de LHJMQ, Johnny Rougeau publie son autobiographie en 1982, avant de s’éteindre l’année suivante.
Depuis 1984, la LHJMQ décerne le trophée Jean-Rougeau, remis à la meilleure formation de la ligue au cours de la saison, en l’honneur de Johnny Rougeau. Ce grand bâtisseur du hockey junior québécois a aussi été intronisé à titre posthume au Temple de la renommée de la LHJMQ en 2015. Illustre nom de l’âge d’or de la lutte au Québec, Johnny Rougeau est également devenu en 2024 le 6e Québécois à avoir fait son entrée au prestigieux Temple de la renommée du Wrestling Observer Newsletter.
Sources
Fontaine, Patrice. Dictionnaire La Presse des sports du Québec, Montréal : Libre Expression, 1996. 348 p.
Site Web de Radio-Canada (consulté en mars 2026)
Site Web de TVA Sports (consulté en mars 2026)
Date d'officialisation
2017-05-26
Spécifique
Jean-Rougeau
Générique (avec ou sans particules de liaison)
Rue
Type d'entité
Rue
Région administrative
Laurentides
Municipalité régionale de comté (MRC)
Hors MRC
Municipalité
Mirabel (Ville)
Code géographique de la municipalité
74005
Dans une adresse, on écrirait, par exemple :
10, rue Jean-Rougeau
Sur un panneau de signalisation routière, on écrirait, par exemple :
Rue Jean-Rougeau