Chroniques
Depuis la création des Jeux olympiques d’hiver, nombre d’athlètes québécois et canadiens ont concouru lors de ce grand rassemblement sportif. Quatre d’entre eux sont rappelés dans la toponymie officielle du Québec. Nous vous les présentons ici.
Les jumelles Rhona Wurtele (Saint-Lambert, 1922 – Montréal, 2020) et Rhoda Wurtele (Saint-Lambert, 1922) sont devenues lors des Jeux de Saint-Moritz en 1948 les premières femmes à représenter le Canada en ski alpin sur la scène olympique. Rhoda Wurtele a aussi participé aux Jeux olympiques d’Oslo en 1952, terminant notamment en 9e place à l’épreuve du slalom. Pionnières du ski alpin, Rhoda et Rhona Wurtele ont en outre dominé, au cours des années 1940 et 1950, les compétitions féminines en Amérique du Nord. Elles ont respectivement remporté 76 et 47 médailles pendant leur carrière. Le nom d’une rue d’Acton Vale rappelle leurs exploits.
Hockeyeur amateur jouant à la position de défenseur, André Laperrière (Montréal, 1925 – id., 2015) a remporté la médaille d’or avec l’équipe des Flyers de l’Aviation royale canadienne d’Ottawa aux Jeux de Saint-Moritz en 1948. Un aréna situé dans l’arrondissement d’Outremont, à Montréal, a été nommé en son honneur.
Lucien Laferté (Saint-François-du-Lac, 1919 – Trois-Rivières, 2012) a participé à l’épreuve de saut à ski aux Jeux olympiques d’Oslo en 1952. Au cours de sa brillante carrière sportive, celui qu’on surnommait « le Cowboy volant » a également remporté plusieurs championnats canadiens. Une rue de Trois-Rivières porte le nom de ce grand athlète mauricien.
Soulignons qu’une personne doit être décédée depuis plus d’un an pour que la Commission de toponymie officialise un nom de lieu désigné en son honneur. Ainsi, les noms de plusieurs autres olympiens et olympiennes viendront assurément enrichir la toponymie québécoise au cours des prochaines décennies.
Chronique parue le 5 février 2026.
Date de la dernière mise à jour : 2026-01-30