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Nos olympiens et olympiennes d’hiver sur le podium toponymique!

Les XXVes Jeux olympiques d’hiver se tiendront dans les villes italiennes de Milan et de Cortina d’Ampezzo du 6 au 22 février 2026. À cette occasion, l’Italie deviendra le troisième pays – après les États-Unis et la France – à accueillir pour une troisième fois les Jeux d’hiver. L’Italie a en effet été l’hôtesse des VIIe et XXe Jeux d’hiver, qui se sont respectivement tenus à Cortina d’Ampezzo en 1956 et à Turin en 2006.

Notons que les premiers Jeux d’hiver ont été organisés à Chamonix, en France, en 1924, soit un peu plus d’un siècle avant l’édition actuelle. Depuis, l’organisation géopolitique du globe, le rôle de la femme dans la société et le monde du sport lui-même ont connu bien des transformations, lesquelles se sont reflétées dans la composition des délégations olympiques. Alors qu’en 1924, 258 athlètes – dont seulement 11 femmes – venant de 16 pays avaient disputé 16 épreuves, un siècle plus tard, 2 900 athlètes – dont 1 362 femmes – venant de 93 pays concourront dans 116 épreuves. Ainsi, avec 47 % d’athlètes féminines, les Olympiques 2026 seront les Jeux d’hiver les plus près d’atteindre la parité entre les hommes et les femmes.

Saviez-vous qu’un hockeyeur canadien couronné d’or, un intrépide sauteur à ski et deux sœurs jumelles championnes de ski alpin sont rappelés dans la toponymie québécoise? Pour en savoir davantage sur ces athlètes olympiques, lisez ce qui suit.

Rhona et Rhoda Wurtele, en 1945
Source : Wikipédia

Rhona et Rhoda Wurtele

Les jumelles Rhona Wurtele (Saint-Lambert, 1922 – Montréal, 2020) et Rhoda Wurtele (Saint-Lambert, 1922) sont devenues lors des Jeux de Saint-Moritz en 1948 les premières femmes à représenter le Canada en ski alpin sur la scène olympique. Rhoda Wurtele a aussi participé aux Jeux olympiques d’Oslo en 1952, terminant notamment en 9e place à l’épreuve du slalom. Pionnières du ski alpin, Rhoda et Rhona Wurtele ont en outre dominé, au cours des années 1940 et 1950, les compétitions féminines en Amérique du Nord. Elles ont respectivement remporté 76 et 47 médailles pendant leur carrière. Le nom d’une rue d’Acton Vale rappelle leurs exploits.

André Laperrière
Source : Wikipédia, photo tirée des archives du Toronto Star

André Laperrière

Hockeyeur amateur jouant à la position de défenseur, André Laperrière (Montréal, 1925 – id., 2015) a remporté la médaille d’or avec l’équipe des Flyers de l’Aviation royale canadienne d’Ottawa aux Jeux de Saint-Moritz en 1948. Un aréna situé dans l’arrondissement d’Outremont, à Montréal, a été nommé en son honneur.

Lucien Laferté, vers 1952
Source : Famille Laferté

Lucien Laferté

Lucien Laferté (Saint-François-du-Lac, 1919 – Trois-Rivières, 2012) a participé à l’épreuve de saut à ski aux Jeux olympiques d’Oslo en 1952. Au cours de sa brillante carrière sportive, celui qu’on surnommait « le Cowboy volant » a également remporté plusieurs championnats canadiens. Une rue de Trois-Rivières porte le nom de ce grand athlète mauricien.

Soulignons qu’une personne doit être décédée depuis plus d’un an pour que la Commission de toponymie officialise un nom de lieu désigné en son honneur. Ainsi, les noms de plusieurs autres olympiens et olympiennes viendront assurément enrichir la toponymie québécoise au cours des prochaines décennies.

Chronique parue le 5 février 2026.

Date de la dernière mise à jour : 2026-03-19